"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

samedi 29 avril 2017

Rendez-vous sous les cerisiers de Cendrine Genin et Nathalie Novi

Le résumé de l'éditeur : 

Septembre 1914, Henri est mobilisé. Restée au village, Marguerite l'attend. Ils s'écrivent. Leurs lettres font se croiser les mots tendres et les anecdotes de la vie quotidienne, cette vie qui continue, au village comme au front.

L'insouciance et la ferveur espiègle de leur amour fait peu à peu place au désarroi. La guerre résonne de plus en plus fort dans les lettres d'Henri et avec elle, la violence, le fracas, l'éloignement. 

Bientôt le silence s'installe...

Avis : 

Marguerite est grand mère et elle décide de se confier à sa petite fille à propos de sa grande histoire d'amour, celle qu'elle ne peut oublier et qui a marqué sa vie.  

Marguerite aime Henri et son amour est partagé mais la guerre viendra pourtant séparer les amoureux et c'est donc par lettres qu'ils se diront leur amour.  Au fil de cet échange, la relation évolue...


Ce superbe album relate une histoire d'amour, vive et poignante : les lettres d'Henri et de Marguerite sont intenses, elles disent le poids de l'absence mais aussi la triste réalité de la vie au front.  Le texte de Cendrine Genin est poignant et les illustrations s'y rattachent à merveille.  Elles apportent de la vie et montrent les sentiments contenus par la distance.


Un très bel album : fort et mélancolique !


jeudi 27 avril 2017

Tsubaki d'Aki Shimazaki


La présentation de l'éditeur :

Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d’abord à Tokyo, puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d’une vie familiale marquée par les mensonges d’un père qui l’ont poussée à commettre un meurtre. 

Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n’échappe à son destin. 

Avis 

A la mort de sa mère Yukiko, Namiko reçoit une lettre que cette dernière lui a laissée : elle y évoque ses jeunes années et surtout son adolescence à Nagasaki.  Yukiko revient sur les jours qui ont précédé le lancement de la deuxième bombe atomique, des jours douloureux où elle a, sans le vouloir, découvert les sombres secrets que cachait son père.

Dans ce premier roman du cycle, l'Histoire du Japon et l'histoire familiale de Yukiko se confondent : l'annonce d'une catastrophe plane sur la famille de Yukiko et des jours difficiles s'annoncent.  La jeune fille détaille sa vie durant la guerre, son travail à l'usine, son amitié avec le fils des voisins et les mensonges de son père.  Elle se livre également sur la difficile décision qu'elle a prise alors et qu'elle a tenue cachée jusque là.

Aki Shimazaki nous offre beaucoup de finesse et de douceur dans ce roman, malgré la rudesse du contexte, qu'elle soit historique ou personnelle.  Le texte est fluide, léger; l'histoire se parcourt vite et donne envie de se plonger dans le prochain tome, à la suite de Namiko.






Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

lundi 24 avril 2017

Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa


Le résumé de l'éditeur

« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges dont sont fourrés les dorayaki, des pâtisseries japonaises.

Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu'elle lui a fait partager.

Avis

Dans sa petite échoppe, Sentarô vend des dorayaki, des pâtisseries japonaises. Les jours passent, sans réelle conviction ni entrain.  Il accepte un jour d'embaucher une vieille dame pour l'aider et lui confie la préparation du an, la pâte dont il farcit les dorayaki.

Au delà d'une recette de cuisine, c'est une leçon de vie que lui prodigue Tokue en lui montrant comment préparer les haricots rouges.

Empreint de délicatesse, ce roman tourne autour d'une page cachée de l'Histoire du Japon et des plaisirs de l'existence.  De petits bonheurs à savourer comme la floraison de ces cerisiers qui bordent la petite boutique de Sentarô.

Les dorayaki servent de dénominateur commun entre les personnages du livre et leur permettent d'envisager l'existence sous un jour nouveau.  Un roman touchant et mélancolique !









Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

lundi 17 avril 2017

Hôtel Iris de Yôko Ogawa



La présentation de l'éditeur :

Mari et sa mère sont propriétaires de l’hôtel Iris. Modeste mais bien tenu, l’établissement est le plus souvent complet. Comme chaque soir, la jeune Mari tient la réception, l’hôtel s’endort paisiblement quand le calme des lieux est soudain troublé par des cris. Une femme sort de sa chambre en insultant l’homme qui l’accompagne. Mari est impressionnée par la scène, inconsciemment touchée par l’élégance et la distinction de ce vieillard accusé publiquement des pires déviances. Mais ce n’est que quelques jours plus tard qu’elle fera sa connaissance. Croisé dans un magasin, cet homme intrigue la petite. Curiosité ou attirance, elle va le suivre. Innocente ou très consciente de son effroyable beauté, la jeune ingénue entre dans l’arène du désir.

Les familiers de l’œuvre de Yôko Ogawa, virtuose du malaise, entrent cette fois dans une histoire d’amour sans limites, bien au-delà de l’atmosphère allusive qui imprégnait les livres précédents. Car entre la jeune réceptionniste et le vieux traducteur solitaire, le corps à corps n’est pas un jeu de dupes.

Avis :

Réceptionniste dans l'hôtel familial, Mari mène une existence un peu calme.  Un soir, tout l'hôtel est réveillé par les cris d'une femme traitant son compagnon de pervers.  Un scandale s'ensuit et le couple quitte l'hôtel rapidement.

Croisant l'homme en faisant des courses, Mari ressent une curieuse attirance et se met à le suivre.  Peu à peu, une étrange relation se noue entre la jeune fille et ce traducteur de cinquante ans son aîné débouchant sur une histoire d'amour malsaine.

Dans ce roman dérangeant, Yôko Ogawa dépeint une histoire qui prend naissance entre Mari et le traducteur : désir, pratiques extrêmes, curiosité ... animent ce couple hors du commun.  L'atmosphère est très réussie, trouble et envoûtante, à l'image de la jeune Mari qui joue avec le feu comme si de rien n'était.

L'auteur souffle le chaud et le froid, qu'il s'agisse de ses personnages et de leurs réactions ou encore des scènes où elle alterne calme trompeur et action violente.  Dans l'ensemble, je ressors de cette lecture un peu indécise, tout en louant le pouvoir de l'auteur à créer une atmosphère malsaine à souhait. 




Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

dimanche 16 avril 2017

Red velvet cake



Pas de Japon ce dimanche pour nous : un anniversaire à fêter avec un Red velvet cake et un fameux travail d'équipe.  Résultat un délicieux gros gâteau à la pâte joliment rouge et à la texture moëlleuse.





Pour découvrir les autres préparations de Syl  et sa brigade : chez  Asphodèle, Sandrion, Louise,  Syl, Hilde et Marion.  Joyeuses Pâques à tous !












vendredi 14 avril 2017

Martha & Alan : d'après les souvenirs d'Alan Ingram Cope par Emmanuel Guibert


La présentation de l'éditeur :

Martha et Alan, nouveau volet de la vie d’Alan Ingram Cope, nous replonge dans son enfance. Avec cet aparté, Emmanuel Guibert s’attache à un épisode tout particulier de ses jeunes années, celui d’une amitié qu’il noue dès l’âge de 5 ans avec une petite fille de son école, Martha Marshall. 

Entre les jeux, les bêtises d’enfants et les rendez-vous hebdomadaires dans l’église presbytérienne de sa communauté, on retrouve Alan, bientôt orphelin, et son quotidien de petit Californien dans une Amérique des années 1930 marquées par la Grande Dépression. Les années passant, Martha, figure qui a accompagné sa prime jeunesse, s’éloigne peu à peu à l’adolescence, jusqu’à des retrouvailles furtives, la veille du départ d’Alan pour l’armée.

Avec ces souvenirs au timbre nostalgique, Emmanuel Guibert nous fait entendre une nouvelle fois la voix d’Alan et laisse transparaître avec pudeur les regrets qui se mêlent à l’évocation de celle qui fut son premier amour. Un récit, tout en couleurs, composé d’images en double page, qui restitue une Amérique surannée grâce à un dessin plus que jamais somptueux.

Poursuivant ce qui devient petit à petit la fresque de la vie d’Alan Ingram Cope, Emmanuel Guibert rend le plus bel hommage qui soit à cet ami humble et extraordinaire qui disait « nous sommes les gens de qui nous parlons ».

Avis :

A l'école, Alan rencontre Martha : il accepte de jouer avec elle tandis que les autres enfants la rejettent.  Voilà le début d'une amitié forte, mélange de jeux, de refuges dans les arbres ou encore de chants partagés à la chorale.

A la mort de la mère d'Alan, les relations s'espacent pour cesser tout à fait sur les injonctions de sa tout nouvelle belle-mère.  A la veille de partir à l'armée, Alan cherchera à rencontrer Martha pour lui dire au revoir mais il ne rencontrera qu'une jeune fille un peu bougonne qui ne ressemble que de loin à son amie d'enfance.

Dans ce volet de la vie d'Alan Ingram Cope, Emmanuel Guibert s'attarde sur l'enfance d'Alan et son amitié avec Martha; il livre un récit empreint de nostalgie évoquant des jours passés et regrettés.  Alan évoque son amie mais effleure aussi les possibles qui ne seront finalement pas.

Ce volet d'histoire est tout en délicatesse et en sobriété; les dessins, superbes, évoquent parfois des photographies, leur richesse m'a fascinée et j'ai pris plaisir à partager ces quelques années avec Martha et Alan





jeudi 13 avril 2017

Winter people de Jennifer McMahon


Lecture en partenariat : merci au  Livre de Poche pour cette lecture passionnante !

Le résumé de l'éditeur :

« J’avais aussi compris qu’il valait mieux éviter de la contrarier. Tantine s’emportait vite et n’appréciait guère qu’on la contredise. Quand quelqu’un refusait de la payer, elle versait une poudre noire tirée d’une de ses bourses en cuir sur sa maison en marmonnant d’étranges incantations. (…)
— S’il te plaît, réponds-moi, Tantine. Est-ce qu’on peut faire revenir les morts ? ai-je insisté en jetant une poignée de têtes-de-violon dans son panier.
Elle m’a dévisagée longuement de ses petits yeux noirs, la tête penchée.
— Oui, il y a bien un moyen. Les rares qui le connaissent le transmettent à leurs enfants. Et puisque tu es ce que j’ai de plus proche d’une fille, je te transmettrai le secret. »

Et si l'amour était vraiment plus fort que la mort ? Et si l’on avait la possibilité de ramener de l'au-delà l'être qu’on aime le plus au monde ?

Un suspense terrifiant pour un sujet grave. Une histoire qu’on ne peut lâcher et qui nous plonge dans l’effroi.

Avis 

West Hall dans le Vermont : un endroit qui a connu des jours tragiques et de mystérieuses disparitions au fil des années.  Ainsi, la mort mystérieuse de Sara Harrison Shea et son mari, Martin, peu après la mort de leur fille Gertie au début du XXe siècle. Si cet épisode est bien connu, c'est parce que Sara tenait un journal depuis publié.  Quelques pages manquent encore et  les suppositions les plus folles courent à ce sujet.

A notre époque, Ruthie et Fawn y vivent avec leur mère : un matin, celle-ci a disparu et les filles fouillent la maison à la recherche d'indices.  Elles vont ainsi mettre à jour le passé soigneusement caché par leurs parents.

Mêlant le passé du temps de Sara et l'enquête de Ruthie et Fawn, ce roman emmène le lecteur dans un récit mi-policier, mi-fantastique.  Le ton est donné d'emblée avec l'enfance de Sara et au fil des pages, la tension se fait plus insistante, un peu malsaine.  L'ambiance est captivante et les pages tournent sans que l'on s'en rende compte.


Le récit se dévide, devenant plus mystérieux, plus sombre.  Les voix se succèdent mais toutes font entendre le même son : de vieux secrets de famille qu'il vaudrait mieux oublier.  Une intrigue savamment distillée et un intérêt jamais démenti : une excellente découverte !

mardi 11 avril 2017

La fleur de l'illusion de Keigo Higashino


La présentation de l'éditeur :

Un fou armé d’un sabre qui massacre une famille en pleine rue, deux enfants qui se lient d’amitié après une rencontre de hasard sur un marché aux fleurs, un vieillard retrouvé sans vie dans sa maison: trois destins que rien ne semble rejoindre, sinon peut-être une mystérieuse fleur jaune aux pouvoirs insoupçonnés. Une nouvelle intrigue magistrale par le maître de l’origami policier.

Avis :

Lino s'est illustrée dans la natation de haut niveau mais a dû renoncé à ses espoirs olympiques en raison de malaises.  Depuis lors, elle poursuit ses études loin de sa famille.  A l'occasion du suicide de son cousin Naoto, elle renoue avec les siens et prend notamment l'habitude de rendre visite à son grand père.

Passionné de fleurs, le vieil homme leur consacre tout son temps et Lino l'aide à tenir un blog pour en faire profiter le plus grand nombre.  Le jour où il réussit à faire pousser une fleur jaune hors du commun, la jeune fille souhaite en publier la photo mais son grand père préfère garder le secret sur cette fleur.

Quelques jours plus tard, Lino le découvre assassiné.  La police pense tout d'abord à un vol qui a mal tourné mais lorsque Lino se rend compte que la fleur jaune a disparu, elle décide de mener l'enquête elle-même.


Une fois encore, Keigo Higashino nous propose ici une enquête policière aux ramifications complexes : sa jeune héroïne devra faire preuve de ténacité et d'autant de sagacité pour remonter la piste qui la conduira au meurtrier.  Sa recherche sera longue et ardue et l'aide qu'elle reçoit de Sota Gamo, lui aussi concerné par cette enquête, est la bienvenue.  En chemin, elle mettra à jour de vieux secrets de famille et sera amenée à revoir le cours de son existence, de manière inattendue.  Un excellent roman policier dans une ambiance japonaise très présente !


Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

lundi 10 avril 2017

Lundi d'Anne Herbauts

La présentation de l'éditeur 

Lundi, c'est son nom. Lundi a deux amis : à trois, devant le piano, ils jouent longtemps, ils ont le temps. Et les saisons passent... Vient l'hiver. Lundi est pris dans une tempête de neige. Les flocons tombent. Tout devient blanc. Lundi ? Où est Lundi ?


Avis 

Lundi est un petit pingouin, il est ami avec Théière et "Deux-mains".  Ensemble, ils jouent du piano, prennent le thé et le temps passe.  Au fil des jours, puis des saisons.  Lorsque l'hiver arrive, Lundi disparaît...

Dans ce superbe album, Anne Herbauts joue avec le temps qui passe : elle entraîne ses personnages à découvrir les jours de la semaine, puis les saisons et leur cycle.  Le texte est très poétique, il rythme le temps qui passe et l'absence qui survient.

Dans son graphisme, cet album est très travaillé : déjà par sa couverture, en partie transparente, fenêtre ouverte sur le maison de Lundi.  De temps en temps, le papier est gaufré et son motif rappelle par exemple l'hiver et la neige qui tombe.  L'auteur joue avec les couleurs dans un blanc très présent, les motifs que l'on dirait tracés au tampon.

Sur le fond comme sur la forme, cet album est métaphorique et un brin surréaliste, il joue sur le domaine des rêves et de l'imagination.  Le résultat est magnifique et devrait plaire  aux plus âgés des jeunes lecteurs.





#AvrilenAlbums

dimanche 9 avril 2017

Dorayaki


Les Gourmandises suivent Hilde et Lou au Japon : je vous propose donc des Dorayaki, des pancakes japonais fourrés à la pâte de haricots rouges.  J'ai eu un peu de mal avec mes pancakes, trop gros à mon avis pour cette recette où il faut en superposer deux mais le résultat est bon, doucement sucré par la farce.


Ingrédients

3 oeufs - 150 g de farine - 120 g de sucre - 1 c à c. rase de levure chimique + 30 ml d'eau - 1 c à soupe de miel - sel

Préparation


  1. Blanchir l’œuf avec le sucre, le miel et une pincée de sel. 
  2. Diluez la levure dans l'eau et ajoutez au mélange précédent. 
  3. Ajoutez la farine tamisée et mélangez bien.
  4. Faites chauffer une poêle sur feu moyen avec un peu de l’huile, versez une petite louche de pâte et comme pour les pancakes, dès l'apparition de bulles, retournez !
  5. Pour garnir :  un peu de purée de haricots rouges au milieu de deux crêpes encore tièdes et soudez en pressant doucement les bords.
Pour découvrir les autres préparations de Syl  et sa brigade : chez  Asphodèle, Sandrion, Louise,  Syl, Hilde et Marion.







Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

jeudi 6 avril 2017

Dans les yeux d'Henriette de Virginie Jamin

Le résumé de l'éditeur

Henriette a cent dix-huit ans. Elle est peut-être la plus grande des grandes personnes. Armand est un petit garçon timide et solitaire. Un jour, au jardin du Luxembourg, le ballon d'Armand roule jusqu'aux pieds d'Henriette. Une belle amitié va alors naître.


Avis

Henriette est une vieille dame : à la fenêtre, elle s'amuse des manies  de ses voisins.  En se promenant au parc, elle rencontre Armand, un petit garçon timide.  Pour l'amuser, elle lui raconte des histoires un peu folles et Armand reprend confiance en lui.  Tandis qu'Henriette disparaît peu à peu, Armand surmonte ses peurs et à son tour, devient un conteur hors pair.

Décliné dans des tons pastel, cet album nous parle de l'amitié et de la vieillesse.  Il évoque le temps qui passe sur un ton mélancolique mais teinté d'optimisme.

Le format de l'ouvrage est très grand et Virginie Jamin y joue avec des cadrages inattendus, tels des gros plans sur ses personnages ou l'action.  Ses images sont colorées et légères pour une lecture tout en douceur.







AvrilenAlbums

lundi 3 avril 2017

Hôzuki d'Aki Shimazaki

La présentation de l'éditeur 


Mitsuko tient une librairie d’occasion spécialisée en ouvrages philosophiques. Elle y coule des jours sereins avec sa mère et Tarô, son fils sourd et muet. Chaque vendredi soir, pourtant, elle redevient entraîneuse dans un bar haut de gamme. Ce travail lui permet d’assurer son indépendance financière, et elle apprécie ses discussions avec les intellectuels qui fréquentent l’établissement.

Un jour, une femme distinguée passe à la boutique accompagnée de sa fillette, et les enfants de chacune sont immédiatement attirés l’un par l’autre. Sur l’insistance de la dame et pour faire plaisir à Tarô, bien qu’elle évite habituellement de nouer des amitiés, Mitsuko acceptera de les revoir. Cette rencontre pourrait toutefois mettre en péril l’équilibre de sa famille.

Aki Shimazaki sonde ici la nature de l’amour maternel. Tout en finesse, elle en interroge la fibre et la force des liens.

Avis 

Libraire, Mitsuko tient une petite boutique de livres de seconde main : elle partage sa vie avec son fils Tarô, sourd muet, sa mère et son chat Socrate.  Par le hasard d'une commande d'ouvrages de philosophie, Mitsuko rencontre la petite Hanako et sa maman.  Les deux enfants s'apprécient et se revoient en dehors du travail, ce qui est contraire à sa réserve habituelle de Mitsuko.

S'interrogeant sur cette rencontre, Mitsuko se rappelle son passé et les circonstances particulières qui ont entouré la naissance de Tarô.

En nous immergeant dans la vie de Mitsuko, Aki Shimazaki nous dévoile tout un univers caché car outre la librairie, Mitsuko tait bien des secrets.  Dans ce texte sensible et attachant, elle se dévoile peu à peu pour le lecteur.  Tout est dit en légèreté et en finesse, à l'image de la fleur d'Hôzuki qui orne la couverture du roman.

Il s'agit en fait du deuxième tome d'un cycle dont chaque livre peut se lire indépendamment.  Un personnage différent y relate une partie de l'histoire. Ce titre suit donc Azuki et précède Suizen.  J'ai lu ce titre sans savoir, attirée par le résumé, je pourrai donc poursuivre, avec les autres titres, cette série délicieuse et addictive.





Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

dimanche 2 avril 2017

Sushis

En avril, les Gourmandises accompagneront Hilde et Lou au Japon: au menu des sushis, une première ici.  Voilà déjà un aperçu du travail en cours...

Patience et riz
Saumon, avocat, nori
Tels sont nos sushis

Ingrédients

120 g de riz à sushi - 50 g de saumon (filet) - 4 bâtonnets de surimi - 3 feuilles de nori (algues grillées) - ½ concombre, détaillé en bâtonnets - ½ tomate, détaillée en bâtonnets - 3 c. à soupe de vinaigre de riz - 3 c. à soupe de sucre en poudre - graines de sésame - gingembre mariné - sauce soja - wasabi

Préparation


  1. Faites cuire le riz environ 15 minutes (même quantité de riz et d'eau), jusqu'à ce qu'il colle un peu et laissez-le tiédir.
  2. Mélangez le vinaigre de riz avec le sucre pour le faire fondre et ajoutez le vinaigre au riz et mélangez bien.
  3. Couvrez le makisu (natte de bois pour rouler les sushis) de film alimentaire.
  4. Déposez une feuille d'algues puis étalez délicatement le riz à l'aide d'une spatule en bois en laissant un bord de 2 cm en haut.
  5. Garnissez un premier rouleau avec le saumon, du concombre et des graines de sésame.
  6. Un deuxième rouleau avec le surimi, du concombre et de la tomate et un troisième rouleau végétarien avec de la tomate, du concombre et du gingembre.
  7. Roulez en appuyant fermement pour que les rouleaux soient bien serrés.
  8. Réservez au frais pendant 30 min puis détaillez les rouleaux en sushis makis avec un couteau japonais bien aiguisé.
  9. Vos sushis makis sont maintenant prêts à être dégustés.
  10. Servez-les avec la sauce soja et le wasabi.


Pour découvrir les autres préparations de Syl  et sa brigade : chez  Asphodèle, Sandrion, Louise,  Syl, Hilde et Marion.







Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

samedi 1 avril 2017

Imagine d'Aaron Becker

La présentation de l'éditeur :

Plongez dans le premier album sans texte de Gautier Languereau. Une histoire qui invite à voyager et utiliser son imagination. Avec un simple crayon rouge, une fillette dessine une porte magique, qui s’ouvre sur des mondes imaginaires. Crayon en main, elle crée tour à tour un bateau, une montgolfière, et un tapis volant ; et traverse des royaumes enchanteurs. Une aventure poétique à l’encre, plume et aquarelle, qui montre que l'imagination offre un voyage sans limite.

Avis 

Dans un monde triste et gris, une petite fille s'ennuie, désespérément seule.  Un crayon rouge lui permettra d'ouvrir une porte vers le monde de ses rêves : un ailleurs coloré et vivant.  Grâce à ce crayon, l'aventure se poursuit vers des contrées inconnues, parfois dangereuses.  Des endroits où tout est possible, à commencer par l'amitié.

Sans un mot, ce bel album nous invite au voyage à la suite de sa jeune héroïne : en sa compagnie, nous découvrons le pouvoir des couleurs, réservé aux jeux qu'elle voudrait partager.  Comme ce fameux crayon qui lui offre un monde magique où elle peut rêver à sa guise.  Le dessin est superbe, il fourmille de détails et offre un support parfait au jeu des couleurs.  Une invitation au voyage très réussie autour du pouvoir de l'imagination.
  





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