"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

dimanche 31 mai 2015

Tarte al djote

Pour ce dimanche, voici une recette bien belge, nivelloise plus exactement : une tarte à base de bettes et d'un fromage appelé boulette.  Une première plutôt réussie.  

Les copines sont toujours en Espagne:  SylSandrionHilde.



Ingrédients 

Pour la pâte500 g de farine (dont 25 g pour sécher le fromage) - 150 g de beurre non salé - 25 g de levure de boulanger - 2 jaunes d’œuf - 1 dl de lait froid - 1 cuiller et demie à soupe de lait tiède  - 1 pincée de sucre - 1/2 cuiller à soupe de sel - beurre pour le moule

Pour la garniture: 3 boulettes de Nivelles (dites "bètchées") de 180 g, bien faites -  4 à 5 belles feuilles de bettes - 20 g de persil haché 1 oignon moyen  - 3 œufs 1 cuiller à café de sel 1/2 cuiller à café de poivre moulu - 150 g de beurre de ferme salé 1 œuf pour dorer la pâte


Préparation


Délayez la levure dans le lait tiède additionné d'une pincée de sucre. Tamisez la farine et versez-la dans un saladier, formez une fontaine au centre et versez-y la levure diluée et les jaunes d’œufs légèrement battus. Mélangez.

Faites fondre le beurre à feu doux et mélangez-le avec le lait froid.

Incorporez le tout au mélange à base de farine et pétrissez bien.

Ajoutez le sel en fin de pétrissage.

La pâte devant être souple et ferme, séchez-la (si nécessaire) avec le reste de la farine.

Divisez la pâte en "boulots" et faites-les lever 1 heure dans un endroit tiède, à l'abri des courants d'air.

Préchauffez le four th. 7 (220° C).

Pendant ce temps, préparez la garniture. Hachez l'oignon. Nettoyez les feuilles de bette, prélevez les cardes (c'est à dire la partie comestible, bien verte) et hachez-les finement. Faites fondre le beurre jusqu'à ce qu'il prenne une couleur noisette foncée.

Dans une terrine, écrasez le fromage de Nivelles à la fourchette, ajoutez le beurre fondu, les œufs, l'oignon, le persil, les bettes, sel et poivre. Vous obtiendrez alors ce que les Nivellois appellent le fromage préparé "macayance".

Battez les œufs restant en omelette. Abaissez un "boulot" de pâte le plus finement possible sur un plan de travail.

Forcez-en une platine bien beurrée. Garnissez les tartes avec le fromage préparé "macayance" (environ 8 mm d'épaisseur).

Enduisez éventuellement les bords de la pâte d’œuf battu.

Recommencez l'opération en fonction du nombre de tarte à réaliser.

Faites cuire 15 à 20 minutes à four chaud: le dessus de la tarte doit être bien doré. Cependant, évitez de brunir le fromage par une cuisson trop prolongée.

A savoir : à côté de la "tarte al Djote" verte où le fromage est mélangé avec des herbes, on trouve à Nivelles, la tarte au fromage, sans herbes, et la "mitoyenne", associant les deux garnitures.












Challenge Nos gourmandises 2015 avec Syl:

Une recette La gastronomie au coeur de la Wallonie

jeudi 28 mai 2015

The Penderwicks : A Summer Tale of Four Sisters, Two Rabbits, and a Very Interesting Boy By Jeanne Birdsall

La présentation de l'éditeur :

This summer the Penderwick sisters have a wonderful surprise: a holiday on the grounds of a beautiful estate called Arundel. Soon they are busy discovering the summertime magic of Arundel’s sprawling gardens, treasure-filled attic, tame rabbits, and the cook who makes the best gingerbread in Massachusetts. But the best discovery of all is Jeffrey Tifton, son of Arundel’s owner, who quickly proves to be the perfect companion for their adventures.

The icy-hearted Mrs. Tifton is not as pleased with the Penderwicks as Jeffrey is, though, and warns the new friends to stay out of trouble. Which, of course, they will—won’t they? One thing’s for sure: it will be a summer the Penderwicks will never forget.

Deliciously nostalgic and quaintly witty, this is a story as breezy and carefree as a summer day.

Avis :

Jeanne Birdsall nous emmène, dans ce premier tome des aventures de la famille Penderwick, en vacances : cette année, pas de séjour à Cape Cod mais plutôt à la campagne dans une magnifique propriété.  De quoi réjouir Mr Penderwick, amateur de botanique et fournir le cadre à de réjouissantes aventures pour ses quatre filles : Rosamund, Jane, Skye and Batty.  Sans oublier Hound, leur compagnon à quatre pattes.

A peine la famille installée, Skye rencontre, un peu brutalement, Jeffrey, le fils des propriétaires : un compagnon de jeu idéal si elle ne l'avait froissé avec une remarque vexante...

J'ai pris grand plaisir à découvrir la famille Penderwick, leur histoire commune et les particularités de chacun : les caractères s'affrontent ou se combinent, dans un cadre idyllique, face à une logeuse pas vraiment commode.  Un joli récit de vacances, une histoire d'amitié, des familles parfois un peu excentriques pour un roman charmant et des héroïnes véritablement attachantes.  Une série à suivre en v.o. !



Challenge Une lecture V.O chaque mois avec Ellielivre : Mai

mardi 26 mai 2015

Le premier dieu d'Emanuel Carnevali

Lecture en partenariat avec Babelio et les éditions la Baconnière.

Une lecture commune avec Syl

Le résumé de l'éditeur :

Roman autobiographique du poète italien contemporain où il est question de son enfance italienne, de son arrivée à New York, des gens et des situations qu'il a connus, et de son retour, malade, en Italie. Le récit est suivi d'une vingtaine de textes, contes poétiques, nouvelles, extraits de son journal intime ainsi que de témoignages de W.C. Williams, de S. Anderson et de son premier éditeur.

Avis :

Poète italien méconnu, Emanuel Carnevali relate dans le premier dieu ses années d'enfance en Italie et sa jeunesse à New York.  Il revient sur une période pénible : d'abord auprès d'une mère morphinomane, ensuite d'un père peu concerné par ses fils.  Ses années d'études ne lui apporteront pas davantage de lumière.  Pourtant son ton est exempt de reproches et de plaintes : l'auteur se souvient, oscillant entre observations et sentiments. 

Sous le soleil d'Italie, son quotidien est plutôt sombre et amène peu d'espoir.  A New York, il connaîtra la faim et les boulots miséreux avant de rejoindre, malade, l'Italie.  Il nous décrit le quotidien d'un artiste désargenté, acceptant tous les travaux pour survivre.

Pour ce premier texte, le style de Carnevali est brut, vif, emporté.  L'auteur est plutôt abrupt, peu enclin à la compassion.  Dans ses autres écrits, en deuxième partie de l'ouvrage, il fait place à la poésie, peaufine et montre un vrai talent d'écrivain. 

Globalement, j'ai apprécié cette découverte mais je ressors de ma lecture avec un sentiment mitigé, notamment par l'inégalité que l'on note entre les différentes parties.  Je veux enfin signaler le soin apporté par la maison d'édition à l'ouvrage en lui-même : la couverture est en tous points remarquable.   Un grand merci à Babelio et aux éditions la Baconnière pour cette découverte




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dimanche 24 mai 2015

Tortilla española

Ce dimanche, pour le mois espagnol de Sharon, une tortilla pour Asphodèle et une autre version ici.  Hilde vous propose le dessert : des madeleines.

Ingrédients

Pour la recette de base : 1 kg de pommes de terre - 8 oeufs - un gros oignon - sel et poivre

Et celle que j'ai suivie, servie à Madrid, est un peu plus garnie : Poivrons, cives, pommes de terre cuites en robe des champs et coupées en dés, fromage Roncal, ciboulette et ail.  Ajoutez aussi deux cuillères de crème aigre à la préparation, juste avant la cuisson.  Votre tortilla sera plus légère, plus mousseuse.  Le Roncal peut être remplacé par du cheddar.

Préparation 

Eplucher et découper les pommes de terre en rondelle de 1/2 cm d'épaisseur environ.

Eplucher l'oignon et le couper en petits morceaux.

Mettre tous ces ingrédients dans la poêle. Celle-ci doit être remplie juqu'à mi-hauteur.

Couvrir d'huile d'olive (il faut que toutes les pommes de terre baignent dans l'huile). Couvrir la poêle d'un couvert (important : il faut que les pommes de terre cuisent à la fois dans l'huile et à la vapeur).

Une fois les pommes de terre bien cuites, vider l'huile d'olive dans un récipient. 

Verser les pommes de terre et oignon dans un saladier. Ajouter les oeufs battus, salés et poivrés. Il faut qu'il y ait suffisamment d'oeufs pour que la tortilla soit bien liée. 

Mélanger doucement.

Remettre dans la poêle 2 - 3 mm d'huile d'olive et y verser le mélange. Faire cuire à feu doux un côté de la tortilla.

Une fois le fond bien doré, retourner la tortilla sur une assiette. Cette opération est délicate car les oeufs sur le dessus ne sont pas cuits et l'huile dans le fond est très chaude.

Remettre un peu d'huile dans la poêle si nécessaire et y faire glisser la tortilla, afin de faire dorer l'autre côté.

Une fois les deux côtés dorés, glisser la tortilla dans une assiette.

Challenge Nos gourmandises 2015, en Espagne, avec Syl

samedi 23 mai 2015

Arlequin ou les oreilles de Venise d'Hubert Ben Kemoun et Mayalen Goust


Lecture en partenariat avec les éditions Flammarion : un grand merci !

La présentation de l'éditeur :


Guitares, pianos, luths et violons, 
aucun instrument n'a de secret pour lui. 
Son ouïe est aussi fine que ses oreilles sont grandes : 
ce qui lui vaut bien des moqueries. 
Un jour, un musicien très particulier lui confie 
son bien le plus précieux...

Avis 


Moqué dans tout Venise pour la taille de ses oreilles, Arlequin est très apprécié comme accordeur.  Appelé un jour auprès d'un riche marchand, il se voit confier un travail hors du commun : c'est Colombine, sa fille muette depuis deux ans, que Don Marco souhaite confier aux bons soins d'Arlequin.  Face à cette demande pour le moins inhabituelle, Arlequin est un peu déstabilisé...


Mêlant avec bonheur la plume d'Hubert Ben Kemoun aux dessins  de Mayalen Goust, Arlequin ou les oreilles de Venise est un album superbe : la sensibilité du texte y épouse parfaitement la finesse des illustrations.  Les pages invitent le lecteur à la rêverie, rythmées par la poésie du récit et la musique omniprésente.  Un magnifique duo d'artistes pour un album coup de cœur !  

vendredi 22 mai 2015

La bobine d'Alfred de Malika Ferdjoukh

La présentation de l'éditeur :

Harry Bonnet, 16 ans, fils d’un cuistot montmartrois, est fou de cinéma. 

Comment s’est-il retrouvé à Hollywood ? C’est simple. Il lui aura suffi d’une gifle, d’une caille rôtie et d’une assiette de pommes de terre pour traverser l’Atlantique et atterrir sur la colline mythique. L’Amérique ! Des stars à tous les coins de rue ! 

Une nuit, il suit son père à la cantine, s’introduit en catimini sur le plateau n° 17, remplace au pied levé un second rôle souffrant et… tombe nez à nez avec Alfred Hitchcock. 

Le metteur en scène le plus célèbre du monde commence le tournage dont il rêve depuis quarante ans : l’adaptation d’une pièce de J. M. Barrie, l’auteur de Peter Pan. 

C’est un secret absolu. Le film porte un faux titre et Hitchcock lui-même a pris un nom de code. Mais pourquoi diable Harry a-t-il voulu voir les premières minutes du film fantôme ?

Pourquoi a-t-il désobéi au maître du suspense ?

Avis :

Le soir où son père, cuistot parisien, est renvoyé de son poste, Harry Bonnet n'en mène pas large.  Pourtant leur chance a tourné et par un coup du sort, les voici à Hollywood, au service d'une actrice célèbre du cinéma muet.  Enchanté, Harry découvre une tout autre vie, aux allures paradisiaque. 

Depuis toujours, Harry aime le cinéma et ne résiste pas à l'envie de suivre son père, prêté pour un tournage à un mystérieux réalisateur.  Il n'est pas au bout de ses surprises et s'apprête à vivre une aventure dont il se souviendra toute sa vie.

Dans ce roman au titre (et à la couverture) évocateur, Malika Ferfdjoukh nous raconte Hollywood à travers les yeux d'Harry, jeune parisien émerveillé : les voitures, la plage, le cinéma, les jolies filles...  Sous sa plume vive et précise, les studios prennent vie, le lecteur y reconnait des figures célèbres.  Le texte fourmille de références, d'anecdotes, de grands titres et l'auteur nous offre ainsi une atmosphère savoureuse et entraînante.


Dans un tel décor, j'ai pris grand' plaisir à vivre les aventures d'Harry, son amour pour le cinéma, ses tentations : des années plus tard, les émotions et l'humour sont toujours présents et offrent, à travers le récit d'un Harry devenu adulte, un petit bijou de finesse et de sensibilité.  

mercredi 20 mai 2015

L'enfer à bout touchant de Marie Beyer

Lecture en partenariat : un grand merci à Gilles Paris pour cette découverte.

La présentation de l'éditeur :

Et si l'enfer était à Tahiti ?

Tout a commencé dans la forêt polynésienne, mais Blanche ne le sait pas.

Peu après son arrivée à Tahiti pour des raisons professionnelles, elle reçoit un message anonyme lui donnant rendez-vous à la nuit tombée, dans la vallée de la Fautaua.

Persuadée de participer à une cérémonie d'accueil organisée par ses collègues, elle accepte de s'y rendre. Commence alors une longue marche au cœur des ténèbres de la jungle tropicale la menant dans un sanctuaire en plein air où se retrouvent à la pleine lune des hommes en costumes traditionnels. Peu à peu, Blanche comprend que ces hommes ne jouent pas, qu'il n'a jamais été question de jouer. Blanche, spectatrice impuissante, assiste malgré elle à un rituel macabre à l'image des cultes des anciens temps. Des hommes meurent sauvagement torturés.

Un sentiment de malaise pénètre en elle, imposant une question obsédante qui la glace jusqu'aux os : que fait-elle là ?

Parallèlement, le Docteur Ricky Riley, un Américain spécialiste de la perle noire, la poe rava, enquête sur un trafic de perles volées.

Ricky Riley, Tumare, le détective privé et Kiivea, le greffeur de perles, vont accompagner Blanche dans sa quête de la vérité.

Mais en définitive, elle est seule. Car rien n'a jamais existé en dehors d'elle-même et du sombre secret qu'abrite la forêt polynésienne.

Elle cherchait le Paradis à bout portant de Melville, elle va rencontrer l'enfer à bout touchant.

Avis : 

Enjouée et dynamique Blanche Barrans accepte un travail à Tahiti : le paradis pour Blanche; le bout du monde pour Esther, sa mère qui prend très mal ce départ.  Blanche s'envole pourtant pour cette destination enchanteresse : sur place, un travail intéressant et des collègues sympathiques l'accueillent.  Un job rêvé donc !

Blanche va rapidement déchanter : conviée de façon mystérieuse à un rendez-vous dans la jungle la nuit, elle découvre une macabre cérémonie rituelle et plonge la tête la première dans un véritable cauchemar.

En cherchant à comprendre, la jeune femme met à jour un étrange trafic.  Se méfiant de tous, elle poursuit pourtant son enquête solitaire.  Au fil de ses recherches, elle se découvre un allié en la personne de Rick Riley, un Américain spécialisé dans la perle.  Le docteur Riley essaye de la convaincre de laisser tomber, en vain...

Avec ce premier roman, Marie Beyer signe un récit dense et captivant : Blanche aura bien du mal à démêler l'écheveau du trafic qu'elle découvre.  Sous le soleil tahitien, l'enquête et la recherche du profit se mêlent à des histoires de famille et à des traditions ancestrales.

Dans une logique identique, le lecteur doit lui aussi s'appliquer : teinté d'expressions tahitiennes (expliquées dans un glossaire en fin d'ouvrage), de noms de code pour les conjurés, le texte réclame de l'attention et du calme de sa part.  L'aventure se mérite et la magie des îles, même voilée par les trafics et la violence, est au rendez-vous ! 

dimanche 17 mai 2015

Guisado de vaca con ciruelas

 Ce dimanche, pour le mois espagnol de Sharon, la brigade s'est lancée dans diverses recettes  espagnoles : tapas chez Syl et Sandriontortilla chez Hilde .  J'ai choisi un guisado, un ragoût : ici aux pruneaux, un plat parfumé, savoureux.

Ingrédients

1 kg de viande de bœuf coupée en cubes - Sel - Poivre fraîchement moulu - 1 c à soupe de farine ) 3 c à s d'huile - 1 gros oignon émincé ) 2 gousses d'ail hachées - 4 c à s de concentré de tomates ) 2 c à s de cognac - 15 cl de vin blanc - 30 cl de bouillon - 1 c à café de paprika - 1 branche de thym - 1/4 de c à café de cannelle en poudre - 225 g de pruneaux - 100 g de pignons


Préparation 


Passez les morceaux de viande dans la farine assaisonnée.  Dans une cocotte, faites chauffer l'huile, ajoutez les morceaux de viande et laissez brunir.  Retirez et réservez.

Jetez les oignons et l'ail dans la cocotte et faites rissoler 4 minutes environ.  Versez le concentré de tomates.  Mouillez avec le cognac et le vin blanc, laissez frissonner puis versez le bouillon.

Baissez le feu et ajoutez le paprika, le thym, la cannelle et les pruneaux.  Salez et poivrez à votre goût.  Remettez la viande dans la cocotte et laissez cuire à couvert, à très petit feu, 2 heures environ.  

Ajoutez les pignons, 20 minutes environ avant de servir.



mercredi 13 mai 2015

Un été 63 de Tracy Guzeman

Lecture en partenariat avec Babelio et les éditions Flammarion : un grand merci pour cette découverte.

La présentation de l'éditeur : 

Les soeurs Kessler, Natalie et Alice, étaient très proches, jusqu’à ce que l’adolescence les sépare. Natalie est têtue, manipulatrice, et très belle ; Alice est une rêveuse qui aime les livres et les oiseaux. Durant des vacances en famille près d’un lac du Connecticut, Alice tombe sous le charme d’un jeune peintre qui peine à vivre de son art, Thomas Bayber, en qui elle trouve une âme soeur. Natalie, elle, reste insensible. Pourtant, à la fin de l’été, leurs vies prendront un tour à jamais différent. Quarante ans plus tard, Bayber, artiste mondialement connu qui vit désormais reclus, dévoile une oeuvre inédite. Le sujet de ce tableau nous ramène à cet été 63 où tout s’est joué. 


Dans ce premier roman envoûtant, les secrets et les souvenirs refusent de rester enfouis ; en fin de compte, seule la redécouverte du passé donnera aux rescapés la possibilité d’aimer à nouveau.

Avis : 

Professeur d'histoire de l'art, Dennis Finch a également couvert de nombreuses expositions.  C'est ainsi qu'il a découvert Thomas Bayber et en est devenu le spécialiste, voire l'ami.  Aujourd'hui, quarante ans après leur rencontre, Finch est veuf et le dernier appel de Bayber dissipe la monotonie de son quotidien. 

Sans le savoir, en répondant à cet appel, Finch va au devant d'une bien étrange aventure : désireux de vendre un tableau inédit, Bayber lance son ami sur la piste des modèles de ce tableau, peint il y a quarante ans, les soeurs Kessler. Le tableau appartient en effet à un ensemble dont deux volets sont manquants. Accompagné d'un jeune spécialiste en art, Dennis Finch se retrouve sur les routes, remontant le temps, pour trouver les parties manquantes du triptyque.  Mais est-ce vraiment ce qui intéresse le peintre ?

Sur les traces de Natalie et Alice Kessler, Tracy Guzeman nous offre un premier roman dense et passionnant : difficile d'imaginer où nous mènerait, et les protagonistes dans la foulée, ce tableau peint dans les années soixante.  Suivre sa piste, en compagnie du professeur Finch et du jeune Stephen Jameson est bien plaisant : difficile de trouver plus mal assortis !  De quoi engendrer de savoureuses situations... 

En parallèle, Tracy Guzeman nous détaille le passé des soeurs Kessler au fil des ans : à leur rencontre avec Thomas Bayber, de nos jours, durant leur jeunesse, ...  Elle le fait par petites touches, à la manière d'un peintre, ne nous délivrant que parcimonieusement la vérité. 

Les époques se croisent et le suspense reste entier; le récit est passionnant à suivre et les personnages ne laissent pas le lecteur indifférent.  Autant de points positifs pour ce premier roman qui constitue une excellente découverte.






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dimanche 10 mai 2015

Brazo de gitano

Ce dimanche, pour le mois espagnol de Sharon, nous avons expérimenté différentes recettes espagnoles : Bras de gitan chez Syl, crème catalane pour Sandrion, churros chez Hilde et empanadas chez Asphodèle.  

Ici également, un bras de gitan, avec un essai de garniture citron-chocolat blanc.  De quoi assurer un beau soleil pour ce dimanche !

Ingrédients

Pour le biscuit : 4 œufs – 100 g de sucre semoule – 100 g de farine tamisée – une pincée de sel

Pour la crème : 180 g de Philadelphia nature - 100 g de lemon curd15 cl de sirop - 5 c. à soupe de limoncello - 2 c. à soupe de sucre glace - 1 c. à soupe de jus de citron - 50 g de chocolat blanc

Préparation 


1. Préchauffez le four à 200 °c.
2. Beurrez un moule à génoise de 33 x 23 cm ; saupoudrez-le bien de farine. Fouettez ensemble le sucre et les œufs jusqu’à l’obtention d’un mélange épais et jaune clair. Incorporez peu à peu la farine, salez et mélangez.
3. Versez la pâte dans le moule. Faites cuire à four chaud 12 à 15 min. Le biscuit doit être doré et élastique au toucher. Démoulez sur une feuille de papier sulfurisé sucré, couvrez avec une deuxième feuille et roulez le gâteau quand il est encore chaud. Laissez refroidir.
4. Imbibez le biscuit de sirop mélangé au limoncello.
5. Préparez la crème : Râpez le chocolat blanc en copeaux à l’aide d’un économe ou d’une mandoline. Mélangez la crème de citron (lemon curd) avec le Philadelphia et un peu de copeaux de chocolat et étalez cette crème sur le biscuit.
6. Déroulez le biscuit, retirez le papier sulfurisé et nappez le gâteau de crème. Enroulez-le de nouveau très délicatement. Enveloppez-le dans une feuille d’aluminium et mettez-le à glacer au réfrigérateur.  Au moment de servir, mélangez le sucre glace et le jus de citron, étalez sur le biscuit et parsemez des copeaux restants.



dimanche 3 mai 2015

Empanadas

Ce dimanche, pour le mois espagnol de Sharon, c'est Cristina Rodriguez qui a proposé son plat de prédilection à réaliser par la brigade.  Vous trouverez donc des empanadas chez Syl, Sandrion, Hilde et Louise.

Ici, je vous les propose en version tous légumes, excellents avec une petite salade.



Ingrédients


Pour la pâte : 150 g de farine de blé - 1 c à café de levure en poudre - 1/2 c à café de sel - 40 ml d’huile d’olive - Eau

Pour la farce : 100 g de haricots rouges secs - 1/2 oignon - 1 gousse d’ail - 3 tomates - 1/2 c à café de tabasco - 1 c à soupe de ciboulette - 1 c à café d’origan - Sel


Préparation

– Faire tremper les haricots rouges dans un saladier d’eau froide pendant 12 h.

– Cuire les haricots rouges 45 minutes à l’eau bouillante.

– Pendant ce temps, préparer la pâte : mélanger la farine, la levure et le sel. Ajouter l’huile et sabler avec les doigts. Ajouter de l’eau jusqu’à l’obtention d’une boule de pâte élastique, ferme mais non collante. Filmer la pâte et la laisser reposer au réfrigérateur pendant 1/2 h.

– Presser l’ail, émincer l’oignon et les tomates.

– Dans une sauteuse, faire fondre l’ail et l’oignon. Ajouter les tomates et faire sauter pendant 10 minutes. Ajouter les haricots et faire sauter pendant 5 minutes. Écraser un peu les haricots de façon à épaissir la sauce.

– Ajouter le tabasco, la ciboulette, l’origan et saler. Mélanger et laisser mijoter 20 minutes à couvert sur feu doux afin que les arômes se développent.

– Préchauffer le four à 180°C.

– Pendant ce temps, étaler la pâte et y découper 8 ronds de pâte de 10 à 12 cm de diamètre.

– Déposer 1 c à soupe de garniture au centre de chaque rond de pâte et refermer le chausson en pressant la pâte du bout des doigts. Vous pouvez utiliser une fourchette pour faire de jolis dessins en pressant la pâte.

– A l’aide d’un pinceau, dorer les chaussons à l’huile d’olive.

– Enfourner pour 25 minutes.


 






samedi 2 mai 2015

Les frères Grimm de Terry Gilliam


Une fois n'est pas coutume, à l'occasion du Congrès des Sorcières organisé par MarjorieHilde et Lou, c'est de cinéma qu'il sera question ici : jeunes et téméraires, Jakob et Will Grimm louent leurs services comme chasseurs de sorcières.  Ils vont de ville en ville, aidant les habitants à se débarrasser des phénomènes étranges qui les accablent.  Mais en réalité, les frères Grimm sont des imposteurs : aidés de complices, ils mettent en scène d'effrayantes machineries qu'ils vainquent ensuite.

Dans le village de Marbaden, des petites filles disparaissent et les frères Grimm sont contraints, par les autorités, de démasquer l'auteur de ces enlèvements : est-ce également un escroc ou s'agit-il cette fois réellement d'une créature maléfique ?


Amateur de contes de fées, Terry Gilliam met en scène Matt Damon et Heath Ledger dans un film un peu fou, semé de références et d'humour.  Les deux acteurs font merveille dans l'univers de Gilliam, composant un duo sympathique, parfois improbable, opposant le naïf Jacob au décidé Will.  Le récit est très rythmé, voire un brin agité par moments mais il offre ainsi un divertissement sans temps mort, une farce fantastique déjantée où se reconnaît indubitablement la patte de Terry Gilliam !



 Walpurgis, le congrès des sorcières, avec MarjorieHilde et Lou





vendredi 1 mai 2015

Mon super cahier de ratatinage ! de Catherine Leblanc et Roland Garrigue

Lecture en partenariat avec Babelio et les éditions Glénat : un grand merci pour cette découverte.

La présentation de l'éditeur :

Comment ratatiner des heures de travail en s’amusant monstrueusement !

Tu auras besoin de ta trousse à bric-à-brac, de ton sac à malices et de beaucoup, beaucoup de courage car la tâche qui t’est confiée va être terrriiibllleee… Attention, des monstres se cachent derrière chaque page ! Prépare tes outils pour riposter et, surtout n’oublie pas ton courage en chemin, tu en auras bien besoin ! En route, tu rencontreras aussi des gentils monstres, des gros bavards, des drôles, des grassouillets, des affamés… Il faudra que tu leur dessines de quoi se vêtir, un ou deux trucs à se mettre sous les crocs, histoire qu’ils te laissent tranquille quelque temps. Tu pourras aussi leur inventer des noms, des carabistouilles à faire, puis dessiner une famille et des amis aux pauvres monstres tout tristes. Amuse-toi bien et n’oublie pas d’être monstrueusement inventif !

Avis 

Mon super cahier de ratatinage est un ouvrage où le bleu et le rouge s'associent au blanc des pages pour créer le pays des monstres : l'enfant y pénètre par la gueule d'un gigantesque monstre et se voit ensuite confier des tâches variées, toujours amusantes. 


Découvrir des monstres dans la forêt, leur créer une seconde tête, inventer des pièges, préparer des repas monstrueux, ... sont quelques-unes des activités délirantes proposées l'illustrateur en herbe.  Il y retrouvera de grands classiques comme les labyrinthes, les points communs à identifier, le jeu des erreurs, les nombres à relier, ... mais d'une manière moderne, un brin décalée. Il est bon de préciser que l'ouvrage se termine logiquement par l'enterrement des monstres terrassés.

Ce grand cahier, un format qui permet toutes les fantaisies, devrait plaire aux enfants à partir de six ans, garçons et filles car la chasse aux monstres est ouverte à tous.  D'ailleurs, les auteurs ont pensé à représenter les jeunes courageux qui relèveront ce défi, dessinant aussi bien des filles que des garçons.  Ce cahier d'activités donnera à tous la possibilité d'exercer leur imagination à travers 80 pages de liberté et de folie.







 Walpurgis, le congrès des sorcières, avec MarjorieHilde et Lou