"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

lundi 30 mars 2015

Harry Potter and the Philosopher's Stone by J.K. Rowling

Le résumé de l'éditeur :

Harry Potter has never even heard of Hogwarts when the letters start dropping on the doormat at number four, Privet Drive. Addressed in green ink on yellowish parchment with a purple seal, they are swiftly confiscated by his grisly aunt and uncle. Then, on Harry's eleventh birthday, a great beetle-eyed giant of a man called Rubeus Hagrid bursts in with some astonishing news: Harry Potter is a wizard, and he has a place at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. An incredible adventure is about to begin!

Avis : 

Harry Potter est un jeune orphelin recueilli par son oncle et sa tante ; il vit dans le placard sous l’escalier et est tout juste toléré dans la famille.  Lorsqu’une lettre arrive pour lui, c’est un événement et lorsque son oncle la lui confisque sans qu’il puisse en prendre connaissance, Harry se pose bien des questions.  Dans les jours qui suivent, d’autres lettres arrivent mais Harry ne parvient toujours pas les lire.  C’est finalement un géant, Hagrid, qui viendra lui remettre en mains propres, le jour des 11 ans du jeune garçon, la mystérieuse missive : Harry apprend alors qu’il est un sorcier et qu’une place lui est réservée à Poudlard, l’école de magie et de sorcellerie.  Pour Harry, la promesse d’une nouvelle existence apparaît ; il n’aurait pas rêvé mieux comme cadeau d’anniversaire !


Pour le challenge Une lecture V.O chaque mois d'Ellielivre, j’ai choisi de poursuivre avec la saga Harry Potter dont je n’avais jamais lu les premiers tomes en V.O. : l’aventure est toujours agréable, dans un monde si particulier, au vocabulaire parfois farfelu et en compagnie de héros si attachants !




Challenge Une lecture V.O chaque mois avec Ellielivre : Mars

mercredi 11 mars 2015

Comme tous les après-midi de Zoyâ Pirzâd


Lecture en partenariat avec Babelio et les éditions Zulma : un grand merci pour cette lecture.

La présentation de l'éditeur :


Alieh, Rowshanak ou Raeheleh sont souvent à leur fenêtre. Entre le riz pilaf aux lentilles et les pétunias, le voile et une paire de bas, le mari, les enfants, les aïeuls ou les voisines, elles guettent ce qui va venir conforter ou bousculer leurs habitudes.

Au fil des saisons et des générations de femmes flotte sur Comme tous les après-midi un parfum de mystère étrange et pénétrant. En touches légères, prégnantes, se dessine en filigrane, parfois à la lisière du fantastique, un portrait discret mais audacieux de la femme iranienne. Par la simplicité et la sobriété de son style, Zoyâ Pirzâd épingle comme un papillon rare la fuite du temps et déjoue d’un regard incisif les pièges de la vie qui passe.

Avis 

Le destin d'une robe fleurie, la floraison d'un arbre tout au long d'une vie, la famille, un couvre-lit au tricot réalisé à travers les générations, la vie après la retraite ... sont quelques-uns des sujets mis à l'honneur dans les nouvelles de Zoyâ Pirzâd, réunies dans ce joli recueil. 

D'une nouvelle à l'autre, le quotidien est magnifié par le style et la poésie de l'auteur : des personnages se succèdent les uns aux autres, comme le temps qui s'écoule. Une douceur de vivre, un bien-être s'échappent des situations contées par l'auteur.  La cuisine est souvent au centre du récit, elle éveille l'intérêt, donne envie d'en découvrir davantage.

Les instants de vie qui nous sont livrés donnent un aperçu de la vie en Iran, presqu'exclusivement à travers un regard féminin.  Le lecteur en découvre les parfums et les saveurs dans un texte délicat, un petit bijou de douceur.


jeudi 5 mars 2015

La route des coquelicots de Biefnot-Dannemark

La présentation de l'éditeur :

Olena, qui vient d’Ukraine, a vingt-sept ans et le grand rêve d’une vie meilleure. En 1992, sans papiers, elle travaille à La Moisson, une maison de retraite du Nord-Pas-de-Calais où règne une certaine fantaisie. Ce que l’on sait d’elle, c’est qu’elle est pleine d’espoir, de courage  – et qu’elle sourit. Parmi les pensionnaires de La Moisson, il y a la tendre Lydie. Il y a l’altière Flora, autrefois danseuse, et l’intransigeante Henriette. Il y a Charles le sage et Théo le séducteur, qui n’oublie pas qu’il a été coiffeur.

À la faveur d’un épisode sentimental qui bouleverse la maisonnée, Olena, au volant d’une Opel pas toute jeune, va traverser l’Europe avec ces trois vieilles dames et sa petite fille. C’est le début d’une épopée émouvante, haletante et souvent drôle, durant laquelle ces cinq femmes vont découvrir que l’amour ne connaît pas de frontière et qu’il n’y a pas d’âge pour commencer une vie nouvelle. En route pour Lisbonne ! En passant par Berlin, la frontière polonaise, Nuremberg, Sète, Madrid…

Avis :

Avril 1992 : La Moisson est une maison de retraite du Nord-Pas-de-Calais.  Elle abrite une vingtaine de pensionnaires dans une ambiance familiale.  Flora, Lydie et Henriette y vivent, faisant cohabiter avec plus ou moins de bonheur leur âge, leur caractère et leur histoire.  Bien sûr, quelques frictions peuvent surgir; pourtant dans l'ensemble, cheveux blancs et cheveux gris s'accordent avec bonheur .

La Moisson, c'est aussi Olena, une jeune réfugiée sans papiers, en quête d'une vie meilleure.  Les siens sont loin : son mari au Portugal, sa fille en Ukraine mais Olena sourit.  Toujours !  Elle sait qu'un jour viendra où la famille sera réunie et elle ne cesse d'espérer. 

Aussi, lorsque le destin lui donne la possibilité de prendre la route et de les rejoindre, ne serait-ce que pour quelques heures, elle n'hésite pas un instant à traverser l'Europe sans papiers, emmenant à sa suite Henriette, Lydie et Flora.  Commence alors un road-trip un peu fou à travers l'Europe !

De Cambrai à Lisbonne, en passant par Berlin, la route est bien longue.  Pourtant, à la suite d'Olena et de ses compagnes, le temps passe vite, trop vite.  La route des coquelicots est un voyage qu'on aimerait prolonger, tant il engendre la bonne humeur.  

Sous la plume conjointe de Véronique Biefnot et Francis Dannemark, optimisme et joie de vivre sont de mise.  Peu importent l'âge et les soucis, la vie est une aventure merveilleuse dont il faut se réjouir.  Chaque matin, la page est blanche et tout est à construire. Les héroïnes de La route des coquelicots nous montrent l'exemple, pensionnaires de La Moisson en tête !  Les auteurs nous livrent ainsi une belle leçon de vie, en nous entraînant dans un périple mouvementé mais enchanteur, y semant de petites perles inestimables : des petits bijoux faits de souvenirs joyeux, de solidarité, d'espoir. 

Parmi les trésors enfouis dans ce roman, j'ai personnellement apprécié de visiter à nouveau grâce à la lecture quelques lieux connus, en retrouvant, comme par magie, l'ambiance ou la saveur à travers un détail évoqué sur le chemin de nos héroïnes.  Une pâtisserie ou un parc, par exemple, m'ont rappelé quelques souvenirs de voyage, une expérience inattendue d'autant plus agréable !

C'est évident, le voyage m'a beaucoup plu : folie douce de l'expédition, poésie du texte, optimisme ambiant, ...  sont autant d'atouts à mettre au crédit de ce récit et de ses auteurs.  N'hésitez pas à tenter l'aventure à votre tour, le livre sort aujourd'hui en librairie et s'accorde à merveille avec le doux soleil printanier qui nous enchante actuellement.  Ou peut-être est-ce l'inverse ? 

mardi 3 mars 2015

La fille sans nom d'Angelika Klüssendorf

Lecture en partenariat avec Babelio et les éditions Presses de la Cité : un grand merci pour cette lecture.

La présentation de l'éditeur :

C'est l'histoire d'une fille livrée à la fureur destructrice d'une mère infantile et sadique. La fille se défend comme elle peut contre cette femme instable, mais aussi contre le monde extérieur : les adultes qui la jugent, ses camarades de classe qui l'évitent. Elle tourmente son petit frère, vole dans les magasins, partout elle se distingue par son comportement asocial. Jamais elle ne demande d'aide. A qui, d'ailleurs, pourrait-elle s'adresser ? Elle est seule et doit se construire seule. C'est la trajectoire bouleversante d'une fille mal aimée qui, malgré tout, possède une force et un appétit de vivre qui lui permettent d'avancer.

Avec La fille sans nom, Angelika Klussendorf nous fait découvrir l'une des faces sombres de l'ex-République démocratique allemande, celle où l'enfance n'avait pas sa place, et signe un roman d'une grande sobriété, sans pathos ni misérabilisme.

Avis

La fille sans nom est un roman qui remue et dérange, sans conteste.  Il nous relate la jeunesse d'une jeune fille maltraitée : elle a douze ans et est livrée à la merci d'une mère alcoolique, peu (ou pas du tout) équilibrée. Parfois abandonnée à elle-même, dans la maison ou à la rue, parfois enfermée à la cave, parfois battue...  Les humiliations sont multiples.  La jeune fille, dont nous ne connaîtrons jamais le prénom, cherche à garder la tête hors de l'eau mais sans soutien, sans affection, c'est chose impossible : elle ne travaille pas à l'école, vole, commet des bêtises, entraînant son petit frère à la suite.

Dans la RDA des années septante, Angelika Klüssendorf nous trace un portrait édifiant : un foyer dont n'existe que le nom, une mère indigne, un père absent, un entourage aveugle.  Voilà un passif bien lourd à gérer !

L'auteur ne juge pas, reste en retrait, décrit sans prendre position.  Le roman en semble d'autant plus dur, il revêt un aspect très aseptisé.  Pourtant, si les faits choquent indubitablement, je ne suis pas parvenue à rentrer véritablement dans ce récit, ni à m'attacher au destin de cette adolescente.  Peut-être en raison de l'absence de prénom, l'héroïne est restée un personnage lointain, souvent froid.  De même, la froideur que l'auteur m'a semblé mettre dans son récit m'a rebutée; n'hésitez pas à vous faire un avis personnel, d'autres lecteurs ont beaucoup apprécié cette découverte.