"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

vendredi 27 février 2015

Un mensonge gros comme ça ! d'Anne-Marie Pol et Isabelle Maroger

Lecture en partenariat avec les éditions Flammarion : un grand merci !

La présentation de l'éditeur :

Cléo, 10 ans, est bien ennuyée, le prof lui a demandé de décrire sa meilleure amie en quinze lignes mais elle n'a pas de meilleure amie ! Devant ses camarades, elle invente une meilleure amie princesse. Son mensonge va devenir vérité avec l'arrivée d'une nouvelle voisine de son âge, aussi jolie qu'une princesse. 

Avis 

Chloé est élève de CM2 : sa maman est gardienne et elle vit dans un bel immeuble.  En ce moment, un devoir de français lui cause bien du souci : elle doit y parler de sa meilleure amie.  Pour réaliser l'exercice, elle invente un personnage et est ensuite contrainte d'assumer son texte.  L'emménagement de nouveaux occupants dans l'immeuble l'aidera peut-être à se tirer de ce mauvais pas...

Deux amies pour la vie ! est une nouvelle série pour les jeunes lecteurs : l'amitié est au centre de la série, dans ses bons et ses mauvais jours.  Ici, c'est le mensonge et ses conséquences qui constitue la trame de l'histoire. 


Le récit est plein de bonne humeur et ne se veut pas moralisateur.  Le texte est abondamment illustré, les chapitres sont courts, ce roman conviendra bien aux enfants, aux petites filles plus particulièrement; la couverture se transforme même en marque-page.  Une série idéale pour les jeunes lectrices, dès 8 ans.

mardi 24 février 2015

Agatha Raisin and the Quiche of Death de M.C. Beacon


Le résumé de l'éditeur :

High-flying public relations supremo Agatha Raisin has decided to take early retirement. She's off to make a new life in a picture-perfect Cotswold village. To make friends, she enters the local quiche-making competition - and to make quite sure of first prize she secretly pays a visit to a London deli.

Alas, the competition judge succumbs after tasting her perfect quiche, and Agatha is revealed as a cheat and potential poisoner. Definitely not the best start. So Agatha must turn amateur sleuth - she's absolutely got to track down the real killer!

Avis :

En revendant son agence de relations publiques et en s'installant à la campagne, Agatha Raisin s'imaginait mener, loin de l'agitation londonienne, une vie plaisante mais riche socialement.  En d'autres mots, elle se voyait devenir la coqueluche de Carsely, un petit village des Cotswolds !  

Rapidement pourtant, elle doit déchanter face à l'accueil des villageois.  Pour se faire bien voir de ses concitoyens, elle s'inscrit à un concours de quiches, bien décidée à remporter le premier prix.  Un seul bémol : Agatha ne sait pas cuisiner, elle serait plutôt la reine du micro-ondes.  Qu'à cela ne tienne : une quiche achetée chez un traiteur de Londres fera l'affaire, Agatha ne s'arrêtera pas à ce petit détail !

Lorsque le juge désignant la meilleure quiche décède après avoir mangé la préparation d'Agatha, elle se découvre une nouvelle occupation passionnante : démasquer l'empoisonneur...


Voici ma deuxième lecture pour le challenge Une lecture V.O chaque mois d'Ellielivre: un petit roman plutôt sympathique !  Un village typiquement anglais, une petite intrigue policière, une héroïne ne manquant pas de défauts, ... en composent la trame : c'est gai, léger, pas trop recherché.  En d'autres mots : exactement le genre de livres qu'il me faut dans ce cadre.





Challenge Une lecture V.O chaque mois avec Ellielivre : Février

dimanche 22 février 2015

Chili con carne

Pour la brigade de Syl, les salades étaient au menu de ce dimanche mais la pluie persistante m'a fait renoncer à mon projet, optant pour un plat plus chaud.  

J'ai donc choisi un plat qui réchauffe, un chili con carne mais un "vrai", un plat qui mijote des heures, parfumé et relevé !

Quant aux copines, plus gâtées par la météo, 
Syl, Louise, Sandrion, Hilde

Ingrédients

1,2 kg de viande à carbonnades - 750 g d'oignons émincés rouges et blancs - 2 gousses d'ail écrasées - quelques piments - 2 boîtes de tomates concassées - 3 boîtes de haricots rouges - 1 poivron rouge - 1 poivron vert - 1 c.à.s. d'origan séché - 1 c.à.s. de cumin en poudre - 1 bâton de cannelle - huile végétale - sel

Pour le service: des piments jalapeños frais, du bon cheddar mild, de la coriandre fraîche, du jus de citron vert.

Préparation

Dans une grande casserole en fonte, faire revenir les oignons, l'ail et les piments émincés dans de l'huile végétale. Lorsqu'ils sont légèrement dorés, les enlever et les réserver.

Dans la même casserole, verser de nouveau un peu d'huile et faire revenir la viande en saupoudrant le cumin en poudre et en assaisonnant d'un peu de sel. 

Une fois la viande revenue, rajouter le mélange d'oignons et piments, le bâton de cannelle et les poivrons émincés dans la longueur. Faire revenir quelques minutes, puis ajouter les tomates concassées. Rectifier l'assaisonnement pendant la cuisson.

Faire cuire minimum 3 heures, la viande doit être bien tendre et se défaire facilement. Une demi-heure avant la fin de la cuisson, ajouter les haricots rouges égouttés.

Servir avec des tranches de piments jalapeños frais, du cheddar mild râpé, de la coriandre fraîche et un filet de du jus de citron vert.





Loto BD chez Mo' : le facteur et les dames inattendues






Ces jours-ci, mon facteur a pris une étrange habitude : il sonne, entre sans attendre et dépose le courrier sur le paillasson pour reprendre sa tournée au plus vite.  

Il faut dire que ma BAL est bien chargée ces derniers temps : j'ai eu la chance de remporter le loto BD de Mo' et de découvrir ainsi : 

Médée de Nancy Peña et Blandine le Callet,

Chute libre de Mademoiselle Caroline,

Journal de Julie Delporte,

Violette Nozière de Camille Benyamina  et Eddy Simon,

Le beau voyage de Springer et Zidrou, 

Le Noël de Marguerite d'India Desjardins et Pascal Blanchet.

Des livraisons inattendues très plaisantes, un grand merci à Lwak D., Manika, Jérôme, Oliv, Valérie et Kikine !

jeudi 19 février 2015

Cadavre 19 de Belinda Bauer

Le résumé de l'éditeur :

" Les morts ne peuvent pas nous parler. " L'affirmation du Professeur Madoc pendant le cours d'anatomie est sans équivoque. Et pourtant, Patrick Fort, son étudiant autiste est persuadé du contraire. Fasciné par la mort depuis le décès de son père lorsqu'il était enfant, Patrick suit des cours d'anatomie à l'hôpital universitaire de Cardiff. Ce jour-là, il doit déterminer la cause de décès du cadavre portant le numéro 19. Une mort naturelle paraît-il. Mais lui a une tout autre intuition, comme si ce corps qui gît sur la table d'autopsie tentait de communiquer avec lui. Et que faire des affirmations de Samuel Galan, ce patient tout juste sorti du coma qui prétend avoir assisté au meurtre de son voisin de chambre, le fameux cadavre 19 ? Alors que Patrick tente d'élucider ce mystère, des secrets vont ressurgir de son propre passé...

Avis :

Patrick Fort est fasciné par la mort : il a été marqué par le décès de son père et il aspire à découvrir comment se fait le passage de la vie à la mort. Souffrant du syndrome d'Asperger, Patrick a du mal à communiquer avec les autres, à vivre en leur compagnie.  Depuis peu, il occupe une chambre à Cardiff et suit des cours à l'université de Cardiff : en particulier un cours d'anatomie en espérant trouver les réponses à ses questions.

Avec d'autres étudiants, Patrick est chargé d'établir la cause du décès du cadavre 19.  Ses conclusions semblent aller à l'encontre du certificat de décès délivré.  Peu importe, Patrick s'obstine et cherche à faire la lumière sur cette affaire.

Belinda Bauer met en scène un héros pour le moins atypique : Patrick Fort est d'une logique implacable, il souffre de quelques obsessions, il ne prend pas de gants.  Son caractère entier engendre quelques mésaventures qui prêtent à rire et mettent du piment dans le roman.


Coté intrigue, plusieurs intrigues s'entrecroisent pour finalement s'emboîter à la perfection.  Le récit est prenant, l'auteur nous ménage fausses pistes et rebondissements.  Les singularités du héros apportent du punch et relancent l'intérêt dans ce roman policier assez classique.


mardi 17 février 2015

Chaque soir à 11 heures de Malika Ferdjoukh

Le résumé de l'éditeur :

Willa Ayre s'est classée dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais, des insignifiantes, des petits chats caustiques mais frileux. Iago, lui, attire tous les regards. Il est le garçon dont rêvent toutes les filles du lycée. Dès la rentrée, Iago pose les yeux sur Willa et la choisit. Mais à une fête, Willa rencontre le bizarre et ténébreux Edern. Dès lors, sa vie prend une tournure étrange. De la grande maison obscure cachée au fond de l'impasse, la jeune fille doit découvrir les secrets, sonder son cœur, et faire un choix...

Avis


Rien de mieux qu'une lecture "coup de cœur" pour la Saint-Valentin !  Si l'aventure vous tente, rendez-vous Chaque soir à 11 heures  : Willa est une adolescente bien sympathique qui vit entre son père, artiste un peu immature et sa mère, souvent absente pour des concours de Miss.  Si Willa se qualifie de banale, elle a pourtant un charmant petit ami, Iago, le frère de son amie Fran. Le père de Fran et Iago possède des hôtels, c'est dire s'ils vivent dans un monde un peu à part.  C'est justement à l'anniversaire de Fran que Willa rencontre un étrange garçon, Edern, dont les parents sont morts tragiquement.  Elle découvre ainsi une étrange et sympathique famille dans une drôle de maison, appelée Fausse-Malice, au fond d'une impasse.

Vont ensuite s'emmêler grâce au talent de Malika Ferdjoukh : des attentats mystérieux contre Willa, des hésitations sentimentales, des aventures dans la nuit, des délires musicaux, ...  C'est vif, attachant, drôle, prenant ...  Difficile de ne pas dévorer d'une traite cet ouvrage !

Les personnages, principaux ou secondaires, sont dépeints avec minutie, ils débordent de vie et ne demandent qu'à s'animer.  Pour un peu, les méchants seraient sympathiques.  Dans la famille d'Edern, la petite Marni est une enfant adorable, lire ses expressions si personnelles est un véritable plaisir.

Outre ses héros si agréables à côtoyer, ce roman est un joli patchwork, délicieusement douillet, composé de tonalités vives et de motifs tendres et amusants.  En d'autres mots, le compagnon idéal pour un excellent moment lecture.

Une semaine de Saint-Valentin avec Syl



dimanche 15 février 2015

Le swap des gourmandises




Les Gourmandises, le rendez-vous gourmand lancé par  Syl , fêtent leurs trois ans et notre charmante hôtesse nous a pour l'occasion concocté un swap.  Au menu : des livres, des friandises, des babioles, ...  

Dans cette aventure, j'étais associée à Nag, une rencontre très agréable.  J'ai donc un reçu un joli colis argenté, rempli de sympathiques surprises.  La preuve en images : 









Des découvertes s'annoncent, tant en cuisine qu'en lecture.  Les douceurs à croquer sont déjà bien entamées, tout comme la bougie vite adoptée.  

Un grand merci à Nag pour ce beau colis et à Syl pour son organisation gourmande !  N'hésitez pas à visiter son blog pour découvrir la suite du déballage chez les copines.

vendredi 13 février 2015

La dernière lettre de son amant de Jojo Moyes


La présentation de l'éditeur :

Deux époques, deux destins de femmes.

Jennifer vit dans une cage dorée sur la Riviera pendant les années 1960. Depuis son accident de voiture, elle a perdu la mémoire... jusqu'au jour où cette femme mariée redécouvre les lettres de son amant.

Quarante ans plus tard, Ellie retrouve cette correspondance amoureuse. Au fil de son enquête, la jeune femme va reconsidérer sa conception de l'amour et surtout son histoire avec un homme marié. La dernière lettre changera leur vie à jamais.

Avis 

Jeune journaliste amoureuse, Ellie traverse une période "sans" : son aventure avec John, un homme marié, l'obsède et son travail s'en ressent.  Des recherches pour un article la mènent aux archives où elle tombe sur une correspondance vieille de quarante ans.  Intriguée, la jeune femme cherche à retrouver la destinataire de ce courrier.

Sans le savoir, elle met à jour une affaire qui date des années soixante: Jennifer est une jeune femme mariée qui vient d'être victime d'un accident de voiture.  Amnésique, elle sent sa vie lui échapper, incapable d'y retrouver sa place.  Par hasard, elle retrouve, bien cachée dans ses affaires, une lettre qui laisse supposer qu'elle avait un amant.

Jojo Moyes nous propose un parallèle entre deux histoires que quarante années séparent : la vie de Jennifer et son aventure amènent Ellie à reconsidérer sa relation avec John et la façon dont elle mène sa vie. 

Jennifer et Ellie sont deux femmes assez différentes, chacune bien ancrée dans son époque.  Ellie est indépendante, décidée, elle donne priorité à ce qu'elle veut et fait parfois peu de cas des autres.  Elle semble parfois égoïste dans sa manière de conduire sa vie.  Jennifer est cantonnée à un rôle décoratif, c'est un accessoire pour son mari; elle est là pour élever les enfants et veiller à la bonne marche du foyer, son opinion et son bonheur importent peu.  C'est leur histoire d'amour qui humanisera ces deux femmes, les rendant plus sympathiques au lecteur.

L'enquête d'Ellie et ses difficultés au travail, les époques qui se croisent sont autant d'embûches que sème l'auteur dans une romance plutôt classique, elle entretient ainsi l'intérêt du lecteur qui s'interroge sur les volontés de l'auteur : que saura-t-on de l'issue de ces deux histoires ?  avec quelle "cruauté" traitera-t-elle les héros ?


Des personnages humains et réalistes, du suspense, de la romance, des flash-back, ...  voici quelques-uns des ingrédients qui font de ce titre un roman plaisant, bien agréable.  En d'autres mots, un livre idéal à découvrir en cette semaine de Saint Valentin !


Une semaine de Saint-Valentin avec Syl

mercredi 11 février 2015

Le journal (nul) de mes amours nulles de Bernard Friot

Lecture en partenariat avec les éditions Flammarion : un grand merci !

La présentation de l'éditeur :

Ben est en cinquième. Il cherche des idées pour rédiger un journal intime, travail demandé par son professeur de français. Il découvre l'ancien journal de sa sœur qu'il recopie en oubliant de changer les prénoms. Son professeur est persuadé que Ben est amoureux d'un garçon.

Avis 

Ben est un adolescent a priori sans histoire mais qui a beaucoup d'imagination.  Il a pris l'habitude de se livrer dans des carnets dont la lecture est interdite par lui-même : ont ainsi vu le jour, sous la plume de Bernard Friot, le livre de mes records nuls et le cahier de mes vacances nulles.  Ben y livre sa vie en famille, ses relations avec ses voisins et amis, ses activités extrascolaires, ...  Il s'agit d'un mélange de réflexions, d'aventures du quotidien, de gribouillis, ...  Car ces écrits vont bien au delà de simples textes.  La mise en page est bien pensée : soignée, aérée, on y retrouve des anecdotes, des corrections manuscrites, ... comme pour le journal que tiendrait un adolescent.  

Justement, pour ce troisième tome, c'est le journal intime qui est au centre de l'ouvrage : une nouvelle prof de français, Mlle Dumoulin, est arrivée et elle a chargé ses élèves d'un projet autobiographique, en  tenant un journal.  L'exercice ne plaît pas trop à Ben : écrire quatre pages par semaine, ce n'est pas rien et il n'a aucune intention de raconter ainsi sa vie. De plus, Mlle Demoulin envisage de lire les journaux en classe : pourquoi parler de journal intime ?  

Les élèves rivalisent donc d'imagination pour se tirer sans trop de mal de cet exercice périlleux.  Et dans la foulée, la liste des règles liées à l'exercice s'allonge !   Toujours aussi peu motivé par ce devoir, Ben a une illumination en trouvant les anciens journaux de Line, sa sœur mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Cette fois encore, le journal de Ben promet au lecteur de passer un excellent moment en suivant son héros : Ben est passé maître dans l'art de se fourrer dans des situations impossibles !  Il est drôle et attachant, tout comme les personnages qui l'entourent.  Ses "aventures" font rire ou émeuvent : il est facile de se retrouver et de s'identifier aux tracas de Ben.

Que ce soit par sa forme ou par l'histoire qu'il raconte, ce roman jeunesse mérite amplement le qualificatif de sympathique.  Le ton est pétillant, vif; une question plane tout au long de la lecture : comment Ben va-t-il se sortir de ce mauvais pas ?  C'est certain : ce titre devrait plaire aux jeunes lecteurs à partir de 11 ans mais également aux plus grands.  Tous passeront un excellent moment en compagnie de Ben !



Une semaine de Saint-Valentin avec Syl


vendredi 6 février 2015

L'embellie d'Audur Ava Ólafsdóttir

La présentation de l'éditeur :

C’est la belle histoire d’une femme libre et d’un enfant prêté, le temps d’une équipée hivernale autour de l’Islande par la route côtière.

En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes.

Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle. Et l’on se glisse dans l’Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa candida, en une sorte d’exultation complice qui ne nous quitte plus.

Avis :

Alors que la vie amoureuse de l'héroïne part en lambeaux, la chance la favorise au jeu de façon tout à fait inattendue : son mari et son amant la quittent au même moment et elle remporte la loterie.  Tout d'abord un chalet d'été et ensuite une somme colossale. 

Dans le même temps, son amie Audur, enceinte, fait une mauvaise chute en lui rendant visite et est hospitalisée; elle confie donc à la narratrice son petit garçon de quatre ans, Tumi. Tumi est un petit garçon hors du commun : il voit et entend à peine, il communique à sa manière et aimerait rencontrer son père.  Pour la narratrice, commence alors une étrange cohabitation, elle qui n'a qu'une très vague idée de la maternité.

Elle décide donc de quitter la ville et de partir pour son tout nouveau chalet d'été.  Elle a choisi pour l'installer le village de ses grands-parents, où elle passait ses vacances enfant.  L'occasion de voyager, de faire des rencontres et de découvrir Tumi, et elle-même dans la foulée.

Comme dans Rosa Candida, Audur Ava Ólafsdóttir nous livre une histoire de quête personnelle.  Une histoire où les rencontres, la cuisine, les voyages jouent un grand rôle.  Elle nous emmène à travers l'Islande et sous la pluie dans un périple fantasque et émouvant alors que se nouent de tendres liens entre le petit Tumi et la narratrice. 

Plaisirs simples, la gastronomie et le tricot trouvent naturellement leur place dans ce récit atypique mais également en fin d'ouvrage dans les "quarante-sept recettes de cuisine et une recette de tricot" qui viennent clore le livre de bien jolie manière.  De quoi prolonger un peu plus l'émerveillement né de cette lecture que je ne peux que vous inciter à découvrir à votre tour...


jeudi 5 février 2015

La Fiancée américaine d'Eric Dupont

La présentation de l'éditeur :

Dans la généalogie de la famille Lamontagne, le 14 janvier 1900 est un jour à marquer d’une pierre blanche. C’est ce jour-là que fit son apparition à Rivière-du-Loup, sur les bords du grand Saint-Laurent la lointaine nièce que Madeleine-la-mère avait fait venir du New Hampshire pour donner une épouse à son fils Louis-Benjamin. Entre les deux tourtereaux, c’est le coup de foudre – ou son équivalent nordique, l’aurore boréale. L’arrivée de la belle Américaine à Rivière-du-Loup changera à jamais le destin de cette famille aux yeux sarcelle.

La Fiancée américaine est une extraordinaire saga familiale campée entre Rivière-du-Loup, Rome et Berlin. On y retrouve la genèse et le destin d’une lignée rare, peuplée d’hommes forts, de religieuses québécoises et de petites filles aux yeux bleus qui utilisent les tartes au sirop pour tuer leur frère.

Inspiré de faits bien entendu réels, ce roman célèbre la femme de façon unique. C’est un récit qu’on lit la main sur le cœur et l’esprit porté par le vent qui souffle, paraît-il, du bar de Rivière-du-Loup jusqu’au château Saint-Ange de Rome.

Avis :

Entamant son récit au début du XXe siècle, sur les rives du Saint-Laurent, avec l'arrivée de cette fiancée américaine dans la famille Lamontagne,  Eric Dupont nous propose donc de suivre, pendant plus d'un siècle, le quotidien et les péripéties, des Lamontagne.  Il nous emmenera ainsi du Québec à la vieille Europe, à travers le temps et les aléas de l'Histoire.

Si son passage à Rivière-du-Loup est plutôt bref, l'héritage et l'aura de Madeleine, la fiancée américaine, persisteront longtemps.  A commencer par Louis Lamontagne dit le Cheval, son fils, un colosse et un raconteur hors pair qui berce ses enfants d'histoires anciennes, entrecoupées de verres de gin, en lieu et place de prières.  

S'il est né dans une église un soir de Noël, Louis est plutôt tenté par les joies terrestres et ne rate pas une occasion de raconter une histoire.  Les générations suivantes prendront à leur tour le relais pour assurer la continuité familiale et par exemple, ses petits-fils correspondront entre Rome et Berlin, revenant sur leur enfance et les mystères de leur vie actuelle.

Autre illustration de la continuité familiale : les personnages sont tous des caractères entiers, hauts en couleurs, qui s'affrontent au quotidien.  Leur histoire est une saga foisonnante, savoureuse, dont il est difficile de s'extraire.  Indépendamment de la taille de l'ouvrage, plutôt volumineux, l'auteur assure le suspense et l'attente du lecteur.  Il nous réserve quelques surprises, ébauche des liens, sème quelques indices mais il faudra parvenir à la fin de l'ouvrage pour en découvrir tous les tenants et les aboutissants.  Vu le style de l'auteur, drôle et tendre, et les héros attachants, il s'agit là d'un plaisir que je vous invite à découvrir à votre tour !


mercredi 4 février 2015

Ulysse, le voyageur du bout des mers de Michel Laporte

Lecture en partenariat avec les éditions Flammarion.

La présentation de l'éditeur 

« Alors que nous n'apercevions partout que du ciel bleu, Zeus a arrêté un nuage juste au-dessus de notre bateau. Il a obscurci la mer autour de nous. Une rafale a soufflé avec tant de violence que le mât s'est brisé en deux. » 

La mer en colère a rejeté sur le rivage un pauvre naufragé : c'est Ulysse, le héros grec aux mille ruses ! Recueilli par la princesse Nausicaa, il raconte les incroyables aventures qui l'ont conduit jusque-là. Monstres marins et cannibales horribles, fureur des dieux et tempêtes terribles, Ulysse a surmonté les pires épreuves avec l'espoir, un jour, de revoir sa chère patrie. Mais son long voyage est loin d'être achevé... 

Librement inspiré de l'Odyssée d'Homère.

Avis 

Réfugié sur un radeau, Ulysse est à la merci des flots et des caprices de dieux.  Le vainqueur de Troie cherche à rentrer chez lui et échoue sur une terre inconnue.  Il y rencontre la princesse Nausicaa qui l'héberge à la cour.  Auprès du roi Alkinoos et de ses suivants, il relate ses aventures pour distraire l'assemblée.  Le voilà remontant le temps jusqu'aux rives de Troie, dix ans en arrière : ce sont de bien cruels souvenirs qu'Ulysse va évoquer, retraçant ses mésaventures, en compagnie de ses hommes d'équipage.

Par la bouche de son héros, Michel Laporte relate les aventures d'Ulysse depuis l'épisode du cheval de Troie jusqu'à son retour à Ithaque.  Il se détache du texte d'Homère, le mettant à la portée des plus jeunes mais sans la simplifier à l'excès.  Le vocabulaire, les détails, les péripéties sont bien présentes et devraient intéresser petits et grands. 

Les illustrations d'Anne Rouquette viennent également démystifier le texte et apportent un peu de fraîcheur à des situations qui peuvent être très dures.

Un grand classique que j'ai pris plaisir à relire dans cette version destinée aux jeunes lecteurs, dès 9 ans.

dimanche 1 février 2015

Boulets sauce lapin


Pour ce dimanche en cuisine, un mot d'ordre : les spécialités régionales.  Les copines ont beaucoup cogité, j'ai hâte de découvrir leurs recettes : Syl, Hilde, Louise et Sandrion.

Les travaux n'aident pas à suivre le mouvement mais j'avais mis au menu de la semaine des boulets à la liégeoise.  

Je peux donc rejoindre la brigade, en voici la recette !



Ingrédients  :

Pour la viande : 1 kg de viande haché porc et bœuf mélangé - 1 œuf  - 1 oignon - 1 gousse d'ail - 1 poignée de persil  - 1 tranche de pain de mie 

Pour la sauce : 2 oignons - 1 cuillère à café de moutarde - 1.5 cuillère à soupe de sirop de Liège - 1 cube de bouillon de bœuf - 2 feuilles de laurier - farine - 2 verres d'eau



Préparation  :

Hacher l'oignon, le persil et l'ail. Mélanger tous les ingrédients et pour ce qui est du pain de mie, l'humidifier et l'incorporer à la préparation. 

Le mélange terminé, faire des boulettes grosses comme le creux de la main.

Faire revenir à la poêle.

Préparer la sauce : Faire revenir les oignons, ajouter la moutarde, le sirop de Liège, le cube de bouillon de bœuf, le laurier, deux verres d'eau et un peu de farine pour épaissir la sauce si nécessaire. 

Incorporer les boulettes à la sauce et laisser cuire environ 30 minutes.

Servir avec des frites, des pâtes,  du riz ou des légumes.



La tête dans les étoiles