"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mardi 30 décembre 2014

Trente-six chandelles de Marie-Sabine Roger

La présentation de l'éditeur :

Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l'heure de son anniversaire, Mortimer Decime attend sagement la mort car, depuis son arrière grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du martin, le jour de leurs 36 ans. La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées? Y a-t-il un gène de la scoumoune? Un chromosome du manque de pot? Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'une malédiction familiale? Entre la saga tragique et hilarante des Decime, quelques personnages singuliers et attendrissants, une crêperie ambulante et une fille qui pleure sur un banc, on suit un Mortimer finalement résigné au pire. Mais qui sait si le Destin et l'Amour, qui n'en sont pas à une blague près, en ont réellement terminé avec lui?

Avis 


Marqué par la malédiction qui frappe les hommes de la famille, Mortimer Decime s'apprête à vivre sa dernière journée : il sait que comme son père, son grand-père, ... il ne survivra pas à son trente-sixième anniversaire.  Il a donc mis de l'ordre dans sa vie et attend patiemment la fin.


Lorsqu'enfin la porte s'ouvre, ce n'est pas la mort mais Paquita, une amie, étonnée de trouver la porte ouverte, la sonnette débranchée et son ami couché tout habillé, en pleine journée...  Disposant de plus de temps qu'il ne pensait, Mortimer entreprend alors de raconter son histoire : celle de sa famille, de ses amis, de son amour.

Un peu désemparé, Mortiner revient sur sa vie, il évoque les rencontres qui l'ont façonné et mené ainsi à ce dernier jour.  Il dresse pour le lecteur une galerie émouvante, fait de personnages fantasques, souvent attendrissants.  De ses ancêtres, par leur mort hors du commun, au quotidien sans vague de Mortimer. 

Le récit est drôle, tendre; il est plaisant de suivre Mortimer et les siens : ceux qui font sa vie, cette famille qu'il s'est choisie, Nassardine et Paquita.  La tendresse et l'amour qu'ils lui offrent, les rebondissements inattendus, l'éveil du héros font de ce roman le complément idéal de cet anniversaire-butoir : un gâteau fondant et parfumé, une douceur inégalable, une lecture savoureuse, un présent à offrir et à partager sans retenue !






Ma note : 4/5


Un grand merci à  PriceMinister, en la personne d'Oliver, pour cette lecture !

dimanche 21 décembre 2014

Salade gambas - ananas

Une proposition de Syl pour la brigade des Gourmandises : une délicieuse salade !

Ingrédients :

16 gambas cuites - 1 petit ananas Victoria - 125 g de mâche - 1 petit concombre - 1 citron vert - 15 brins de ciboulette - 1 gousse de vanille - 1 cuillère à soupe de sauce soja - 2 cuillère à soupe d'huile d'olive - Poivre du moulin

Préparation :

- Lavez le citron vert, prélevez le zeste et recueillez le jus.
- Grattez les graines de la gousse de vanille.
- Dans un plat creux, mélangez le jus de citron et les graines de vanille avec la sauce soja, et faites mariner les gambas pendant 30 minutes.
- Pendant ce temps, lavez et essorez la mâche. Étalez-la sur quatre assiettes ou dans un grand plat. Épluchez l'ananas, coupez-le en tranches, puis en morceaux.
- Égouttez les gambas et réservez la marinade.
- Disposez les gambas et l'ananas sur la mâche.
- Lavez le concombre. A l'aide d'un couteau économe, prélevez de longues lamelles de concombre et déposez-les sur la mâche. Parsemez le tout de ciboulette ciselée et poivrez.
- Mélangez la marinade avec l'huile d'olive et verser cette sauce sur la salade.



La tête dans les étoiles



mardi 9 décembre 2014

Un printemps à Tchernobyl d'Emmanuel Lepage


La présentation de l'éditeur :

26 avril 1986. À Tchernobyl, le cœur du réacteur de la centrale nucléaire commence à fondre. Un nuage chargé de radionucléides parcourt des milliers de kilomètres. Sans que personne ne le sache… et ne s’en protège. C’est la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle. Qui fera des dizaines de milliers de victimes. À cette époque, Emmanuel Lepage a 19 ans. Il regarde et écoute, incrédule, les informations à la télévision. 22 ans plus tard, en avril 2008, il se rend à Tchernobyl pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, à la demande de l’association les Dessin’acteurs, Emmanuel a le sentiment de défier la mort. Quand il se retrouve dans le train qui le mène en Ukraine, où est située l’ancienne centrale, une question taraude son esprit : que suis-je venir faire ici ?

Avis :

Pour Emmanuel Lepage, âgé de dix-neuf ans en 1986, Tchernobyl évoque immanquablement une catastrophe nucléaire sans précédent.  Grâce à l'association Dessin'acteurs, s'offre à lui la possibilité de se rendre compte par lui-même en se rendant sur place.  Il part donc en avril 2008, en compagnie d'un illustrateur: un album-reportage est en projet. 

L'album s'ouvre sur le voyage vers Tchernobyl : Emmanuel Lepage est accompagné de Gildas Chasseboeuf, un illustrateur.  Ce trajet vers l'Ukraine est l'occasion de rappeler des témoignages de victimes, le dessinateur s'imprègne peu à peu de son sujet.  Le sujet semble lourd, impressionnant.  A l'image des informations distillées, le dessin est sombre, le noir domine.  Le tracé est superbe, précis; le dessin magnifie les décors désolés.  Difficile d'imaginer que ce voyage a failli ne pas se faire, en raison d'une incapacité à dessiner, une "crampe de l'écrivain".


Les premiers temps du voyage, la même pressions pèse sur l'équipe en place: mesures de précaution, sentiment de risque, ...  prédominent.  Pourtant doucement, la vie prend se place dans l'album comme elle le fait à Tchernobyl, prenant les formes les plus variées :  hospitalité sans frontière, cerfs dans les lieux abandonnés, musique, cueillette de jonquilles...  Comme le printemps, les couleurs reviennent et reprennent leurs droits, elles colonisent l'album et repoussent les teintes sombres des premiers temps du voyage.  La réalité persiste :certes, tristesse et pertes ne s'effacent pas; pourtant, au terme de ce magnifique voyage en compagnie d' Emmanuel Lepage,  l'espoir demeure.

jeudi 4 décembre 2014

La playlist de Noël

Aujourd'hui, la musique est à fond et les chansons de Noël déferlent dans le chalet: voici le moment de vous présenter ma playlist !  

Message personnel à l'attention de Syl et de Louise Elela : ça va déménager...

Pour commencer, l'incontournable : Love is all around us, tiré du non moins incontournable Love actually !


 


John Lennon et Happy Xmas, à méditer...






Dans le même état d'esprit, Simon & Garfunkel : A hazy shade of winter 





Une jolie ballade : Driving home for Christmas de Chris Rea






Un classique revisité par Bruce Springsteen, Santa Claus is coming to town 






Et pour terminer, l'entraînant : It must be Santa de Bob Dylan











Challenge "Il était deux fois Noël" avec SamarianPetit Spéculoos et Chicky Poo.

mercredi 3 décembre 2014

Le sapin de monsieur Jacobi De Robert Barry

La présentation de l'éditeur :

«Le sapin lui fut apporté à domicile par un coursier. Un arbre aussi grand, aux branchages aussi drus, Monsieur Jacobi n'en avait jamais vu.»

Une histoire "à tiroirs" plein d'humour et de charme, parfaite pour se préparer en famille à l'éternelle féerie de Noël.

Avis 

Noël approche et il est temps pour Monsieur Jacobi de dresser son sapin.  L'arbre est gigantesque et il trônera au salon, devant les fenêtres.  Malheureusement, le sapin est trop grand et il faut lui couper la tête pour réussir à le redresser.

Qu'à cela ne tienne : aussitôt dit, aussitôt fait.  Le majordome s'exécute et monsieur Jacobi peut maintenant décorer son arbre de Noël.

Quant au morceau coupé, il fera la joie de miss Adèle.  Par ce premier cadeau, le majordome entame, sans le savoir, une chaîne qui égayera les maisons les plus inattendues.


Voici un charmant petit album : gai et pétillant.  Il célèbre la féérie de Noël d'une très jolie manière : les dessins sont drôles et charmants, la disposition sur les page est animée, les intérieurs se suivent et ne se ressemblent pas, ...  Une lecture idéale, à déguster en famille, pour aborder décembre, au moment de penser aux décorations et au partage de la fête !






Challenge "Il était deux fois Noël" avec Samarian, Petit Spéculoos et Chicky Poo.

lundi 1 décembre 2014

Mon top 5 hivernal

Cette année, je ne résiste pas à l'invitation de Syl et je prends mes quartiers dans le chalet de Noël, un challenge organisé par Samarian, Petit Spéculoos et Chicky Poo.  Des activités en tout genre sont prévues pour les fêtes et Syl  a même pensé aux chaussettes !



Pour entamer le mois de décembre, le challenge propose un top, celui de nos 5 raisons de préférer cette saison : 

1.   Les illuminations dans les rues sont un de mes grands plaisirs de l'hiver.  Découvrir toutes ces lumières à la nuit tombée est vraiment très agréable : on sent que les fêtes approchent !

2.   Les enfants sont grands mais je leur prépare un calendrier de l'Avent à chacun; j'aime voir leurs réactions, leur impatience ou encore leur conciliabule quand l'un a ouvert sa boîte avant les autres.

3.   La décoration de la maison ou du sapin réserve toujours des surprises : retrouver une boule confectionnée par les enfants plus jeunes, se rappeler où et quand on a acheté cet ornement, ...


4.   Les réveillons : celui de Noël avec la famille et le menu impressionnant, une soirée qui se termine aux petites heures, les enfants qui restent tous chez les grands-parents et qu'on récupère le matin, avec un café, avant de se précipiter pour le dîner de Noël dans la belle-famille, ...  Celui de Nouvel An, calme à la maison, avec les enfants et grand déballage de cadeaux !


5.   La cuisine de fêtes : des biscuits en tout genre, à offrir à la nouvelle année, du chocolat chaud, ...  Une tactique déjà adoptée pour réveiller les jeunes qui étudient en ce moment !




Challenge "Il était deux fois Noël" avec SamarianPetit Spéculoos et Chicky Poo.

Loeuk... Tchong Kraoy : La dernière fois de Phiseth Srun

Lecture en partenariat avec Livraddict et les éditions VPS: un grand merci pour cette lecture !

Quatrième de couverture :
Au début du printemps 1975, à 12000 kilomètres du Sud-Est de la France, un jeune étudiant de vingt ans, originaire de Phnom Penh et issu d'un milieu militaire, quitte sa ville natale pour se rendre chez ses amis au Laos. Pour ce faire, il doit parcourir 800 kilomètres en autocar, partant de la région Nord-Ouest du Cambodge pour rejoindre Vientiane.
Un mois plus tard, les maquisards communistes "Khmers rouges" envahissent les villes du pays, et en très peu de temps, tous les citadins sont évacués de chez eux. Les intellectuels, les fonctionnaires, mais aussi les soldats du régime déchu comptent immédiatement parmi les premières proies de ces révolutionnaires "pro-Maoïstes", assoiffés de diverses formes de vengeances primitives, et qui se composent majoritairement d'adolescents.
Du jour au lendemain, face aux échos des nouvelles qui circulent dans le mauvais sens, notre jeune orphelin khmer se retrouve ainsi dénué de toutes ressources, mais surtout dépouillé de ses rêves de jeunesse.

Avis : 

Débuté par l'arrivée en France de Zsunara, un jeune Cambodgien,  ce récit nous emmène en 1975, époque où le Cambodge était mis à mal par les Khmers Rouges.  Envoyé par sa famille au Laos pour quelques temps, le jeune homme, sans nouvelles des siens, se voit contraint de quitter le pays en même temps que les amis qui l'hébergeaient.  Le voilà donc seul dans un avion à destinations de Paris, à l'aube d'une nouvelle vie.

Ce roman se compose de différentes époques : le voyage vers la France, le périple laotien de Zsunara et la vie en France dans un centre pour réfugiés de Tours.  A ces époques correspondent des narrations très différentes : à la troisième personne pour la France, à la première personne lorsque le jeune homme se souvient des aventures qui l'ont mené vers l'Hexagone.  A certains moments, le style de l'auteur est un peu bancal, certaines constructions semblent étranges et sonnent mal.  Ceci dit, en associant ces tournures étranges à un réfugié cambodgien, cela peut sembler logique et cadrer avec l'univers décrit dans le roman.

Charnière du roman, le déferlement des Khmers Rouges est largement évoqué dans la quatrième de couverture.  Dans le roman, il est à peine évoqué, si ce n'est pour les conséquences qu'il provoque pour Zsunara et la famille qui l'hébergeait.  J'aurais aimé en apprendre davantage à travers ce récit mais la place accordée à ces événements que l'on sait dramatiques est marginale.  De la même manière que l'on ignore tout du sort de la famille du héros.

Sans réel appui historique donc, ce roman est le récit du voyage d'une jeune réfugié; l'auteur nous y décrit son périple du Cambodge au Laos, son séjour chez des amis et ensuite son trajet vers l'Europe.  La dernière partie du livre évoque l'intégration de Zsunara : les amitiés qu'il noue, le centre de réfugiés, l'espoir d'un premier travail.  Le récit est simple, plaisant mais manque, à mon goût, de recul et de profondeur.  Cela reste néanmoins une lecture agréable pour laquelle je remercie Livraddict et les éditions VPS.