"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

lundi 29 septembre 2014

Enchilladas poulet - patate douce



Prévue à l'origine aux haricots rouges, voici une recette d'enchilladas détournée pour cause de distraction et finalement réalisée à la patate douce: le résultat est assez léger et savoureux, bien parfumé grâce aux épices.

Ingrédients : 

1 oignon finement haché - 2 gousse d'ail émincées - 2 tomates -  2 tasses de bouillon de poulet - 1 patate douce coupée en dés - 2 filets de poulet - cheddar râpé - 8 tortillas de maïs - chili - cumin - sel - poivre - huile d'olive

Préparation : 

Faire chauffer l'huile dans une grande poêle, ajouter l'oignon et cuire 5 minutes.  Ajouter les tomates, la patate douce préalablement cuite, le bouillon et l'assaisonnement.  Laisser mijoter 5 minutes.

Cuire le poulet dans une poêle, couper en dés et ajouter à la sauce aux légumes.  Rectifier l'assaisonnement et laisser mijoter 15 minutes.

Farcir chaque crêpe avec le mélange, rouler et disposer dans un plat à four.  Couvrir de fromage, et éventuellement de la sauce restante, et mettre au four, à couvert, pendant 25 minutes.

Vous pouvez, en fonction de vos goûts, ajouter des dés d'avocat, du yaourt grec ou de la crème épaisse, de jeunes oignons, de coriandre, du citron, ...




La tête dans les étoiles
16/20





















































dimanche 21 septembre 2014

Bâtonnets pastèque-chili


Je profite des températures estivales de ces derniers jours, inespérées, pour vous livrer une recette originale et rafraîchissante.  Très facile à réaliser, elle conviendra également pour les melons, mangues, ananas, ... 



Ingrédients : 


5 tasses de chair de pastèque coupée en dés, sans les pépins - le jus de 2 citrons verts - 2 cuillères à soupe de sirop d'agave - 1/2 cuillère à café de poudre de chili -  1/2 cuillère à café de sel



Préparation : 



Dans un blender, mélangez les dés de pastèque, le sirop d'agave, le jus de citron, le chili et le sel.



Mixez pour obtenir une purée.  Tapotez la paroi du blender pour éliminer les bulles d'air éventuelles.



Versez dans des moules à bâtonnets et placez au congélateur.  Les glaces devraient être prêtes après quatre heures.


La tête dans les étoiles
15/20





Challenge Nos gourmandises 2014 avec Syl

vendredi 19 septembre 2014

Louise de Julie Gouazé

Lecture en partenariat : un grand merci à Gilles Paris pour cette découverte.

Quatrième de couverture 

«Louise va bien. C'est un principe de base. Une loi fondamentale. Alice est enfermée, Jean est perdu, Marie et Roger ont pris quinze ans dans la figure. Ne vous inquiétez pas, il en faut plus pour entamer Louise ! Elle est forte. C'est un soleil et le soleil ne s'éteint pas. Même la fée Clochette se remet à briller quand on recommence à croire en elle.»

La sœur de Louise, Alice, se noie dans l'alcool. Roger et Marie, leurs parents, les noient dans un trop-plein d'amour. Louise, elle, va tout faire pour garder la tête hors de l'eau.

Roman à l'écriture affûtée, Louise plante son scalpel au cœur des relations familiales. Autopsie d'un bonheur obligé, d'un débordement d'affection qui provoque l'asphyxie, il est un lumineux récit d'apprentissage et une formidable leçon de vie.

Avis : 

D'ici peu, Louise fêtera ses dix-huit ans.  Dans l'immédiat, elle s'apprête à passer le bac mais l'épreuve de philo est bien loin de ses préoccupations.  C'est Alice, sa grande sœur, qui occupe son esprit.  Quatorze ans et des kilomètres séparent Alice et Louise mais leur complicité est grande.  Alice est la sœur parfaite, belle et drôle. 

Pourtant quand elle revient à la maison, accompagnée de Jean, son fils, Alice n’est plus la fille enjouée et insouciante qui fascinait Louise : Alice est malade, elle souffre d’alcoolisme et a besoin d’aide.  Les parents tentent de faire face et Louise doit, tant bien que mal, continuer à vivre, à grandir.

Face aux urgences, aux non-dits, aux improvisations démentes, …  chacun serre les dents et assume.  C’est toute la famille, au diapason des crises d’Alice, qui souffre et lutte pour survivre. 

Dans la morosité ambiante, inévitable, Louise reste forte ou plutôt n’affiche que ce visage-là.  Elle prend sur elle et tente de faire entrer un peu de soleil dans la maison familiale.  C’est une battante, un personnage solide mais sensible. 

Avec ce premier roman, Julie Gaouzé s’attaque à un sujet difficile : elle le traite avec lucidité, sans compassion et met en scène des personnages attachants.  Son style est acéré, percutant ; les phrases sont courtes et s’enchaînent, sonnant toujours juste.  Sans aucun doute, elle réussit haut la main un exercice périlleux et mérite la mention d’auteur à suivre.

challenge rl jeunesse
Challenge 1 % de la rentrée littéraire : 6/6

mardi 16 septembre 2014

Croustade aux pommes

Prévue pour ce dimanche, voici une croustade, une recette de dessert québécoise réalisée de concert avec Hilde, Syl et Nathchoco.  

Des pommes voyageuses ont un peu reporté la réalisation de la recette...  mais finalement, le résultat est là :



Ingrédients

4 pommes - 15 cl de sirop d'érable - 2 pincées de cannelle en poudre - 100 gr de farine semi-complète - 75 g de sucre blond - 2 c à soupe de noix hachées
75 g de beurre doux, mou +  pour la cuisson

Préparation :

Préchauffer le four à 180°

Éplucher et couper les pommes en quartier.  Les faire revenir 10 minutes dans une poêle avec le sirop d'érable, une cuillère de beurre et la cannelle moulue. Réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, les noix hachées.  Ajouter le beurre et sabler du bout des doigts jusqu'à ce que le beurre soit complètement intégré à la farine.

Poser une feuille de papier sulfurisé sur une plaque de cuisson, étaler la "croustade" sur la plaque et faire cuire 20 minutes jusqu'à ce qu'elle soit dorée.

Disposer les pommes dans un plat de service ou dans une assiette, parsemer de croustade et servir.


La tête dans les étoiles
14/20


Recette Sirop d'érable : les 30 recettes culte, paru chez Marabout


Challenge Nos gourmandises 2014 avec Syl

lundi 15 septembre 2014

La condition pavillonnaire de Sophie Divry

Lecture en partenariat avec Babelio et les éditions Noir sur Blanc : un grand merci pour cette lecture.

La présentation de l'éditeur
 

La condition pavillonnaire nous plonge dans la vie parfaite de M.-A., avec son mari et ses enfants, sa petite maison. Tout va bien et, cependant, il lui manque quelque chose. L’insatisfaction la ronge, la pousse à multiplier les exutoires : l’adultère, l’humanitaire, le yoga, ou quelques autres loisirs proposés par notre société, tous vite abandonnés. Le temps passe, rien ne change dans le ciel bleu du confort. L’héroïne est une velléitaire, une inassouvie, une Bovary… Mais pouvons-nous trouver jamais ce qui nous comble ? Un romand profond, moderne, sensible et ironique sur la condition féminine, la condition humaine.


Avis :

Présenté dans la collection Notabilia  des éditions Noir sur Blanc, La condition pavillonnaire est habilement mis en valeur par une couverture au graphisme soigné et intrigant. Une ligne graphique commune aux titres de cette collection où j'ai d'ailleurs déjà noté le nouveau titre de Gaëlle Josse, Le dernier gardien d’Ellis Island. Les premières pages tournées, le charme persiste, tout comme l’intérêt : le ton qu’adopte l’auteur, à la deuxième personne du singulier, est plutôt inhabituel et éveille la curiosité. 

En s’adressant directement à M-A, son héroïne, Sophie Divry passe en revue, de manière sobre et rationnelle, toute son existence : de son enfance à son enterrement. Les années se tournent, comme les pages et M-A grandit, s’ouvre au monde, quitte la maison familiale pour suivre des études.  Elle se fait des amis, rencontre son futur mari, envisage avec lui un avenir fait d’enfants, d'un travail épanouissant et du fameux pavillon.  Une vie normale, somme toute, voire banale. 


Pourtant sous la plume acérée de l’auteur, ce destin au premier abord commun est plaisant à suivre, servi par un texte fluide et rigoureux.  Cette existence plate devient passionnante et face au temps qui passe et lui enlève ses aspirations, M-A gagne ses galons d’héroïne mélancolique et insatisfaite.  Le regard que porte l’auteur sur son personnage, juste et impersonnel, confère à ce récit aux allures d’inventaire des airs de vérité universelle.  

Impossible de ne pas trouver des airs de déjà vu à l’un ou l’autre moment de la vie de M- A, de ne pas partager l’une de ses pensées.  Ainsi, en cette période d’après vacances, j’avais adopté celle-ci : Comme c’est injuste que demain les soleils espagnols continuent à se coucher sur les vagues sans toi.  

Pour conclure : un joli tour de force de la part de l'auteur qui mène ici une analyse très fine du destin d'une héroïne bien ordinaire.


challenge rl jeunesse
Challenge 1 % de la rentrée littéraire : 5/6





mercredi 10 septembre 2014

Simon, Anna, les lunes et les soleils de Verena Hanf

Lecture en partenariat : un grand merci à Francis Dannemark pour cette découverte.

Le résumé de l'éditeur :

Lorsque sa compagne le quitte brutalement et sans explication, Simon s’effondre. Il décide alors d’aller passer quelques jours dans le village alsacien où il a vécu les moments les plus heureux de son enfance. C’est là qu’il fait la connaissance d’Anna, venue mettre de l’ordre dans un passé douloureux. Bientôt, la neige se met à tomber et la machine des souvenirs s’éveille. Simon écoute l’histoire d’Anna, qui le distrait de sa souffrance. Ils ignorent l’un et l’autre que ce récit va mettre au jour le ressort caché de leurs existences – et peut-être leur offrir une vie nouvelle. 

Avis :

Un retour sur le lieu des vacances de son enfance.  Voici la solution que Simon a trouvée pour surmonter une séparation douloureuse : tout laisser derrière lui et faire une pause, direction la vallée de Munster.  

L’hôtel existe toujours, il a été rénové et une jeune femme au rouge à lèvres fascinant y accueille Simon.  L’endroit est plutôt calme, au lendemain des fêtes de fin d’année.  Une seule cliente y séjourne.  Au fil des jours et du mauvais temps, Simon fait sa connaissance : Anna est venue vider la maison de sa mère aujourd’hui décédée.  Un travail de mémoire qu’elle évoque devant Simon, livrant tout doucement, parfois à contrecœur, l’histoire de sa famille.  

Peu à peu, le jeune homme voit sa souffrance s’éloigner et se pique au jeu, intéressé par le récit d’Anna.  En parallèle, il se découvre sensible au charme de sa jeune hôtesse, captivé par ce rouge à lèvres dont la couleur varie au gré des jours.


Dans un texte émouvant, marqué par la beauté de l’Alsace en hiver, Verena Hanf évoque la rencontre de deux solitudes subies.  Simon est seul, sa compagne l’a quitté.  Anna revient dans la maison de son enfance, elle est curieuse de ses origines mais désemparée face à la disparition de sa mère.  Devant la douleur et le mal-être, l’auteur met en scène des personnages profondément humains, marqués par nos petits travers. 

Anna et Simon sont pudiques et touchants.  A cran et rapidement susceptibles, ils se livrent par petites touches, se trouvant confrontés aux mystères, voire aux mensonges.  De manière inattendue, le poids du passé se fait ressentir, il impose sa patte à la destinée des protagonistes.  Jouant sur une fin inédite, l’auteur nous offre ici un texte intimiste et délicat, relevé d’une pointe d’humour ; un joli récit à découvrir à votre tour.

challenge rl jeunesse
Challenge 1 % de la rentrée littéraire : 4/6

lundi 8 septembre 2014

Soupe au pistou


Avec la rentrée des classes, voici le retour du rendez-vous du dimanche avec Nos gourmandises.  Cette semaine, à l'instar de Syl et de Sandrion, nous avons composé une soupe au pistou : un délice !  

Hilde et Nath Choco vous proposent leur version également.  Pour ma part, j'ai utilisé la recette fournie par Syl qui la tient de sa maman.  Testée et approuvée !


Ingrédients 

Pour la soupe :

Une grosse poignée de haricots plats dits "écheleurs" - Une grosse poignée de haricots rouges - Une grosse poignée de haricots blancs dits "cocos" - Des haricots verts - 1 oignon - 3 carottes - 3 courgettes - 4 pommes de terre - 1 talon de jambon ou un jarret de veau - Pâtes - Sel – poivre

Pistou :

1 grosse tomate ou des petites - Basilic frais - 1 tête d’ail ou quelques gousses, tout dépendra des goûts - 1 verre d’huile d’olive - Parmesan pour la garniture

Préparation : 

Coupez en petits morceaux les légumes et égrenez les haricots.

Mettez le tout dans la marmite et couvrez d’eau avec sel et poivre.

Faites cuire environ 1 heure.

A mi-cuisson, ajoutez les pâtes.

Vous pouvez ajouter le jarret qui donnera un parfum à votre soupe.

Pour le pistou, écrasez au pilon le basilic, l’ail, la tomate et additionnez d’huile d’olive.

Incorporez le pistou à votre soupe chaude et touillez… Faites cuire encore un peu… et c’est prêt !


Proposez du parmesan (râpé ou copeaux) à mettre sur le dessus…



La tête dans les étoiles
13/20




Challenge Nos gourmandises 2014 avec Syl