"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mardi 24 juin 2014

La Madone de Notre-Dame d'Alexis Ragougneau

La présentation de l'éditeur :

Au lendemain de la procession organisée par Notre-Dame pour honorer la Vierge Marie, une jeune fille très belle y est retrouvée morte... Installée telle une dévote sur un banc, elle s’est effondrée sur le sol lorsqu’une plantureuse touriste américaine s’est assise à ses côtés.

La procureur, Claire Kauffmann, Landard, le commandant, et Gombrowicz, le tout jeune lieutenant, s’interrogent. Qui est cette femme à la robe blanche ? Qu’est-ce qui a orienté ses pas vers Notre-Dame ? Tout le monde est, a priori, interrogé et tous sont unanimes : elle était dans les parages le jour de la procession, et sa présence a fait sacrément scandale. Le mystère s’épaissit de jour en jour, d’autant que l’autopsie révèle un élément des plus violents : le vagin de la victime a été scellé avec la cire d’un cierge. Le père Kern, qui effectue chaque été un remplacement à Notre-Dame, est assailli de tous les côtés. Lorsque les soupçons s’orientent trop naturellement vers un très jeune homme « fou » de la Vierge et aux allures d’ange blond, il comprend qu’il doit mener sa propre enquête, en marge de l’investigation officielle.

Avis

Au lendemain de la procession du quinze août, une jeune fille semble se recueillir dans la cathédrale de Notre-Dame.  Bousculée par une touriste, elle s’effondre, morte.  Dans la foule, c’est la stupeur mais la première surprise passée, le meurtre est établi et la victime identifiée : elle avait suivi de près le cortège de la veille, scandalisant les fidèles par sa tenue un peu légère.  Un jeune homme blond l’en a d’ailleurs violemment chassée à coups de crucifix.  Faut-il voir en lui l’assassin ?

Outre les enquêteurs du Quai des Orfèvres fixés sur la piste de ce fidèle, passionné par la Vierge, le père Kern, remplaçant pendant la période d’été, se penche sur le crime, persuadé de l’innocence du jeune homme blond.  Poursuivi par ses propres démons, malmené par la maladie des os qui le ronge, parviendra-t-il à faire entendre raison à la jeune procureur Kaufmann et aux policiers qui l’assistent ?

Dans ce roman policier à la trame classique, Alexis Ragougneau plante le décor au cœur de la cathédrale de Notre Dame, véritable fourmilière.   Il restitue l’ambiance effrénée qui y règne : touristes, surveillants, prêtres, sacristains, …  Tout ce petit monde est en ébullition depuis la macabre découverte, l’atmosphère déjà habituellement agitée est montée d'un cran: figurant parmi les premiers lieux touristiques de France, Notre Dame est, incontestablement, une petite industrie.  Plus de cinquante mille visiteurs y passent chaque jour et rien n'y est laissé au hasard.  Agent de sécurité ou personnel d'accueil, chacun y a un rôle bien défini à jouer et la mécanique est bien rodée.

Choisissant de laisser de côté les véritables acteurs sortis du Quai des Orfèvres tout proche, l'auteur  place au centre de l'intrigue un enquêteur pour le moins atypique : un aumônier de prison, handicapé par une insidieuse maladie, luttant chaque jour avec son passé. 

Elle aussi assez éloignée de nos attentes, la personnalité de la victime occupera une grande place dans cette enquête et sera au cœur des préoccupations du père Kern, devant, pour s'y intéresser, se faire violence.

C'est donc à lui qu'appartiendra de faire toute la lumière sur cette affaire, grâce à l'aide inattendue de marginaux qui voient en la cathédrale un refuge quotidien.  Beaucoup d'humanité et d'écoute, loin de l'implacable machine judiciaire, seront nécessaires pour entendre ces laissés-pour-compte. 

Ce volet profondément humain et cet enquêteur imparfait sont autant d'atouts à mettre au crédit de ce premier roman : j'y ajouterais le profond réalisme de l'intrigue et le décor grandiose dont la vie est si habilement rendue.  Bien sûr, cette histoire pourrait se résumer à un combat du bien contre le mal mais ce serait à mon sens un peu réducteur car l'auteur met en scène ici de grandes qualités qui font de ce roman un excellent polar.





Lu dans le cadre des Chroniques de la rentrée littéraire : un grand merci à Abeline et aux éditions Viviane Hamy !


lundi 16 juin 2014

Dijon aux couleurs de Game of Thrones

Georges R R Martin  sera en France le 3 juillet, à l’occasion de la sortie de l’œuf du Dragon dont l’histoire se déroule 90 ans avant le trône de fer, sortie aux éditions Pygmalion. Il  sera en dédicace à la librairie Grangier à Dijon de 14 H 00 à 18 H 00.

Les éditions J’ai lu organisent un grand concours sur Facebook à partir de ce lundi 16 juin pour permettre à l’un des fans de remporter une rencontre VIP avec l’auteur lors de sa venue à Dijon.  Cela se passe sur la page Facebook consacréeau livre : par ici !


Pour cette occasion, diverses activités se tiendront dans la ville :


  • ·         La Garde de Nuit France – sera  en costume et plongera  les lecteurs dans l’univers du trône de fer  
  • ·         La compagnie Gentes Dames et Chevaliers animeront 3 tentes (herboristerie, métiers à tisser, armes et armures).
  • ·         De taille et d'estoc : organisera une scène de combat du Trône de fer, ainsi qu’une  démonstration de combat en armure, et d’arts martiaux du moyen âge.
  • ·         La troupe de danse Leila Galim – proposera des danses du Moyen-âge
  • ·         L'étrier de bourgogne : présenteront 8 chevaux et 8 cavaliers.
  • ·         L'Antre II Monde de Dijon : inviteront leurs habitués à venir déguisés lors de la dédicace.
  • ·         Association shining: Présentation des jeux de cartes trône de fer et du jeu de plateau
  • ·         La compagnie Clair obscur sera représentée par MR Gael Amizet. Il sera l’Echassier.





D'ici là, l'opération de Bookcrossing organisée par 
Les éditions J’ai lu  se poursuit : quelques exemplaires seront offerts dans la région de Charleroi cette semaine.




vendredi 13 juin 2014

L'atelier des miracles de Valérie Tong Cuong

Lecture en partenariat : Un grand merci aux éditions J'ai lu pour cette excellente découverte !

Le résumé de l'éditeur :

Professeur d'histoire-géo, harcelée par ses élèves comme par son mari, Mariette est au bout du rouleau. Rongée par son passé, la jeune Millie est prête à tout pour l'effacer. Quant au flamboyant Monsieur Mike, ex-militaire devenu SDF, le voilà mis à terre par la violence de la rue. 

Alors que ces âmes esseulées se heurtent au mur de leur existence, Jean, homme providentiel, les accueille dans son atelier où il répare les destins abîmés. Où chacun trouvera la force de se reconstruire et de reprendre goût à la vie - quitte à en payer le prix.

Avis 

L’atelier des miracles est un roman choral, l’auteur y donne alternativement la parole à trois personnages blessés par la vie : Millie veille à faire profil bas, d’intérim en intérim ; Monsieur Mike, un ancien militaire, vit dans la rue et Mariette se décompose devant un mari manipulateur et devant ses élèves.  

Quand un nouveau coup du sort les jette à terre, ils se retrouvent tous trois à l’atelier de Jean, un endroit où ils pourront se reconstruire.  Chacun à son tour va donc nous dévoiler ses blessures et ses secrets afin de repartir plus fort.


Si d’entrée de jeu, l’histoire peut sembler cousue de bons sentiments, il n’en est rien et l’auteur nous invite à passer outre ce début gentillet et à réfléchir au prix du bonheur et de la reconstruction.  Une construction intelligemment menée qui relance le récit et apporte une touche plus sombre mais bienvenue par son réalisme.  Au final, une belle découverte !

jeudi 12 juin 2014

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane d'Abby Clements


Lecture en partenariat avec Babelio et les éditions Prisma : un grand merci pour cette lecture.

Le résumé de l'éditeur : 

Et si les petits bonheurs rendaient la vie plus belle ?

Une boutique de crèmes glacées gourmandes, aux délicieux parfums et à la décoration rétro : voilà ce qu'Anna et Imogène héritent un beau jour de leur grand-mère Viviane. Les deux sœurs avaient pourtant chacune des projets, un amoureux, une vie toute tracée à construire, mais elles décident sur un coup de tête de reprendre ensemble la petite échoppe.

Une chose est sûre : cet été ne sera comme aucun autre...

Avis : 

A la mort de leur grand-mère Viviane, Anna et Imogène héritent de sa boutique de crèmes glacées.  Situé en bord de mer à Brighton, le commerce a été fondé par leurs grands-parents dans les années cinquante.  A l’annonce de cet héritage, les deux sœurs sont un peu perdues : toutes deux ont une vie bien installée, l’une avec un emploi stable et l’autre en menant un projet photographique en Thaïlande.  Inutile de dire que la décision est bien difficile à prendre !

Affrontant les ennuis en tout genre, Anna et Imogène vont pourtant relever le défi et se lancer dans cette folle aventure, en combinant au mieux famille, vie amoureuse, …  De quoi compliquer un peu plus la donne !  Parviendront-elles à moderniser la boutique de Viviane et à en faire a place to be ?


Un joli titre, une histoire familiale réaliste, un centre d’intérêt très alléchant, un brin de romantisme, …  Et cerise sur le gâteau, l’auteur nous livre quelques recettes en fin d’ouvrage ! Tels sont les ingrédients du roman d’Abby Clements.  L’histoire est sympathique, tout comme les héroïnes ; Anna et Imogène doivent peser le pour et le contre avant de se lancer.  Le challenge est tentant mais les risques sont bien là et la bonne volonté ne suffira pas.  Au fil des aléas de leur entreprise, je me suis prise au jeu et j’ai beaucoup goûté ce titre frais, doux comme un dessert, glacé ou non.  Une recette parfaite à l’approche des vacances qui se profilent…  

vendredi 6 juin 2014

« Mais je fais quoi du corps ? » d'Olivier Gay

Lecture en partenariat avec Book en Stock et les  Editions Le Masque : un grand merci pour cette découverte.

La présentation de l’éditeur :

Qui peut bien en vouloir à Fitz, le beau gosse un peu perdu des nuits parisiennes ? Les raisons ne manquent pas : entre les filles d'un soir, la cocaïne qu'il deale en boîte et les ennuis dans lesquels il parvient toujours à se plonger. Mais de là à vouloir l'éliminer... Y aurait-il un lien avec la mort de ce député, qui venait de prendre parti pour le mariage homosexuel et qui était aussi l'un de ses plus gros clients ?

Pourchassé par des tueurs sans pitié, Fitz va tout faire pour sauver sa peau et comprendre dans quoi il a mis les pieds. Mais, à force de traîner dans la boue, il finira par perdre ses illusions, ses principes, et peut-être même ses amis.

Après Les talons hauts rapprochent les filles du ciel, Prix de Beaune 2012, et Les mannequins ne sont pas des filles modèles, retrouvez une nouvelle enquête de Fitz pris, une fois encore, dans le tourbillon de la vie parisienne.


Avis : 

Charmeur et insouciant, John-Fitzgerald Dumont, plus connu sous le diminutif de Fitz, mène une vie tranquille.  Des sorties, des rencontres éphémères, un boulot hautement répréhensible mais assez cool, … 

C’est justement avec ce travail de dealer que les ennuis commencent : un de ses clients se suicide après l’avoir appelé pour un ravitaillement.  Un peu dérangeant pour Fitz mais lorsque son appartement est cambriolé et que l’intrus se demande ce qu’il doit faire du corps, il s’inquiète sérieusement et préfère faire profil bas quelques temps. 

Malgré tout, il aimerait savoir qui en veut à sa vie et n’hésite pas appeler en renfort ses clients et amis Moussah et Déborah. Ensemble, ils auront fort à faire pour découvrir qui se cache derrière les ennuis de Fitz…


A travers ce jeu du chat et de la souris, Olivier Gay nous entraîne à travers Paris à la suite de Fitz et de ses amis.  Il enchaîne vraies et fausses pistes, rebondissements, attaques et contre-attaques…  D’un bout à l’autre du récit, les neurones de notre héros surchauffent.  L’action ne manque pas, l’intrigue tient la route, le ton est léger, voire piquant,…  de quoi rester scotché, le livre entre les mains !  Une découverte plus que plaisante et un auteur à suivre.  Et je ne vous ai même pas parlé du titre…







Dup et Phooka organisent en ce moment le mois d'Olivier Gay : critiques, interview, inédits, ... sont à découvrir sur le blog !

lundi 2 juin 2014

Hôtel Summertime, tome 1 : Amy de Louise Byron

Le résumé de l'éditeur

Lorsque son père s’envole en lune de miel avec sa nouvelle femme, Amy se retrouve coincée pour l’été dans un village de carte postale d’un calme déprimant… avec pour seule compagnie Lucas, un voisin détestable, Éva, une jeune fille bien étrange, et surtout Tanya, sa nouvelle demi-sœur, bien décidée à montrer à Amy combien elle la déteste. 

Heureusement, un vieil hôtel recelant de troublants secrets parvient à les réunir. Une joie de courte durée, puisqu’un complot semble se tramer pour détruire le bâtiment.

Avis :

Pour Amy, les vacances ne s’annoncent pas  radieuses.  Son père vient de se remarier et est parti en voyages de noces.  Amy et son petit frère Thomas passent donc l’été chez Pat et John, leurs beaux grands-parents.  Leur demi-sœur Tanya les accompagne mais elle semble plutôt renfermée.  A côté de Londres, Foxwood paraît bien calme et il n’y a pas vraiment de distraction pour les jeunes.   Surtout depuis qu’un agent immobilier local a racheté le terrain de sport pour en faire des logements.

Amy y rencontre pourtant Callum, un garçon sympathique qui lui fait découvrir les alentours.  Ensemble, ils découvrent un endroit fantastique : un vieil hôtel abandonné, l’hôtel Summertime.   Le bâtiment semble avoir conservé sa splendeur passée et prêt à recevoir des hôtes, il  ferait un magnifique terrain de jeux mais à qui peut-il bien appartenir ?

Au cours de leur exploration, Amy et Callum se rendent compte qu’ils ne sont pas les seuls à apprécier le charme de l’hôtel, Tanya s’y réfugie également à l’occasion.  Serait-ce pour Amy l’occasion de nouer de meilleures relations avec sa demi-sœur ?

Joliment illustré et soigné, ce roman jeunesse met en scène une sympathique bande d’enfants prêts à tout pour mettre un peu d’activité dans le petit village de Foxwood.  Ils ne manquent ni d’idées, ni de ressources, conjuguant les qualités de chacun.  Face à eux, Mr Richards, un entrepreneur local qui rêve d’annexer tout le village.  Il faudra aux enfants bien de l’astuce et du courage pour mener à bien leurs projets.


Destinée aux 11/13 ans, cette nouvelle série nous invite à partager les aventures d’Amy et de ses amis : de l’aventure, des héros attachants, de l’amitié, un peu de mystère, …     Voici qui devait plaire aux jeunes lecteurs ; personnellement, je suis tombée sous le charme !                               

dimanche 1 juin 2014

Carrot cake




A l'occasion du mois anglais, le Carrot cake est à l'honneur aujourd'hui : un classique à retrouver également chez Syl, chez Hilde et chez Louise.  




Ingrédients :

La pâte pour 2 moules ronds de 22cm de diamètre

Beurre pour le moule - 250 g de farine -1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude - 200 g de sucre roux - 250 ml d'huile de tournesol - 4 œufs - 350 g de carottes râpées - 100 g de noix de coco séchée - 200 g d'ananas écrasé - 150 g de noix hachées grossièrement - 1 cuillère à café d'extrait de vanille - 1 cuillère à café de cannelle en poudre

Le glaçage

70 g de beurre ramolli - 180 g de sucre glace tamisé  - 200 g de fromage à tartiner comme le Philadelphia - 1 cuillère à soupe de zeste de citron ou de miel 

La garniture

Copeaux de noix de coco, noix

Préparation :

Mélangez le tout et répartissez la pâte dans les deux moules graissés et sulfurisés.

Enfournez 180°C, environ 25 à 30 minutes.

Vérifiez la cuisson avec un petit cure-dents.

La cuisson finie, laissez refroidir les gâteaux et démoulez-les.

Préparez le glaçage en mélangeant le beurre, le sucre, le fromage et les zestes.

Tartinez le dessus d'un des gâteaux de cette mixture et mettez le second sur le dessus, puis ajoutez le reste du glaçage sur le dessus.

Décorez et... dégustez !


La tête dans les étoiles
12/20




Recette  Un goûter à Londres pour le Challenge Nos gourmandises 2014 avec Syl.