"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

mercredi 30 octobre 2013

La Dame en noir de Susan Hill

La présentation de l'éditeur :

Angleterre, début du XXe siècle. Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d'Alice Drablow, 87 ans, puis trier ses papiers en vue d'organiser sa succession.

À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu'il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vents et située sur une presqu'île uniquement accessible à marée basse.

Lors de l'inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence, un peu en retrait, d'une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongée par une terrible maladie. Il l'aperçoit ensuite dans le cimetière, mais elle s'éclipse avant qu'il ait le temps de lui parler...

Cette femme en noir, Arthur la verra de nouveau aux abords du manoir, une fois qu'il s'y sera installé pour commencer son travail. Mais se produisent alors nombre de phénomènes mystérieux qui ébranleront le jeune homme et feront vaciller sa raison...

Comme il l'apprendra peu à peu, une malédiction plane sur ces lieux...

Avis 

Pressé par sa famille de raconter une histoire de fantômes lors de la veillée de Noël, Arthur Kipps refuse obstinément et se ferme de façon incompréhensible pour ses proches.  Pourtant, cet événement l'amène à réfléchir et il décide de livrer, à la manière d'un testament, les tragiques moments qu'il a vécus il y a bien des années.

Alors jeune avoué, il avait été envoyé à  Crythin Gifford afin de régler la succession de Madame  Drablow.  Dès son arrivée, le décor est planté :  la maison est plutôt isolée; à son évocation, les villageois deviennent muets et fuient tout contact; une mystérieuse femme en noir assiste aux obsèques désertées par le reste du village, ... 

Désireux de mener à bien au plus vite la mission qui lui a été confiée, le jeune Arthur Kipps décide de loger dans la maison, évitant ainsi de fastidieux déplacements.  Peu à peu, il découvre l'étrange atmosphère du manoir et la malédiction qui l'entoure...


Dès le début de ce roman, Susan Hill installe une ambiance pesante et angoissante : apparitions de la dame en noir, bruits inquiétants, manoir isolé par la marée, ...  Peu à peu, la tension monte et à l'instar du héros, le lecteur se sent lui aussi pris au piège.  Je ne le rattacherais pourtant pas la catégorie des thrillers, comme le mentionne la couverture.  Passé ce détail, j'ai beaucoup apprécié cette lecture, sans frissonner pour autant.  L'auteur excelle à rendre l'atmosphère lourde qui règne sur le Manoir du Marais : l'histoire est intéressante à suivre, l'époque bien rendue et le thème habilement mené.  Un roman fantastique qui devrait plaire aux amateurs de fantômes...












Challenge Halloween de Lou et Hilde

mercredi 23 octobre 2013

La petite souris d'Halloween de Carl Norac et Stibane

La présentation de l'éditeur

Que fait une petite souris dehors le soir d'Halloween? Moustique, la souris minuscule, va faire les boutiques et cherche un déguisement pour cette soirée si particulière. Elle ira faire la fête, si le chat ne la croque pas! Une histoire pour Halloween... toute en rimes!


Avis :

Répondant au ridicule prénom de Moustique, une petite souris s'amuse à visiter les boutiques la nuit.  Un chat aimerait en faire son dîner mais c'est sans compter sur la fantaisie et la ruse de cette mini-souris...

Voici un petit album très agréable : la visite des magasins, la nuit, en compagnie de Moustique a tout pour plaire, surtout lorsqu'il s'agit de se jouer d'un vilain chat !  

Les dessins, très gais, s'accordent bien au texte : rien de figé mais de la couleur et du mouvement, on y trouve quelques notes effrayantes et les pages de texte sont également illustrées d'un rappel.  


Un petit récit séduisant pour petits et grands !








Challenge Halloween de Lou et Hilde

Halloween Blues, tome 3 : Souvenirs d'une autre de Kas & Mythic

La présentation de l'éditeur 

Qui a tué Dana Anderson, étoile montante d'Hollywood ?

Son fantôme meuble le blues de ses journées en errant dans le grenier de sa maison mais, le soir venu, Dana harcèle de sa jalousie son mari Forester Hill, inspecteur de police qu'elle ne peut s'empêcher de soupçonner du meurtre.

A vrai dire, lui non plus n'est pas persuadé d'être innocent...

Mais qui sait ? Tout peut arriver le jour d'Halloween...

Avis : 

Toujours tourmenté par le meurtre inexpliqué de son épouse, Forrester Hill se plonge régulièrement dans le dossier.  Entre les relations houleuses qu'il entretient avec le fantôme de Dana et ses doutes, il y a de quoi perdre la tête...  L'arrivée d'une jeune inconnue, découvrant un passé qui lui échappe, lui offre un dérivatif bienvenu.  Voilà donc Forrester parti pour la Californie, à la recherche des souvenirs de la jeune Fiona.

Dans ce volume, pas d'être d'Halloween, ni de pistes dans l'affaire Dana Anderson : juste une enquête trouble et compliquée autour d'une jeune fille d'apparence bien ordinaire.  Comme pour les tomes précédents, l'ensemble est bien ficelé, captivant et mon enthousiasme intact !  

Au vu de vos commentaires des semaines précédentes, vous aimeriez la découvrir à votre tour.  Il semble que cette série soit difficile à trouver en médiathèque; je pense d'ailleurs qu'en librairie, elle n'est plus disponible qu'en intégrale.  J'avais quelques scrupules à vous faire saliver davantage mais impossible de renoncer à cette relecture...  










Challenge Halloween de Lou et Hilde

mardi 22 octobre 2013

Le saut de Tibère : Un automne meurtrier de Gilda Piersanti

Lecture en partenariat dans le cadre de l'opération Masse Critique : un grand merci à Babelio et aux Editions Le Passage.

Présentation de l'éditeur :

Sur l’île de Capri, le Saut de Tibère, vertigineux promontoire d’où l’empereur romain précipitait ses victimes, est le théâtre du mystérieux suicide d’un touriste suisse. Non loin de là, le corps d’une jeune fille a été retrouvé sous une cloche, momifié et transpercé par une sorte de flèche. Elle avait disparu onze ans plus tôt ; le dernier témoin à l’avoir vue vivante, le fils d’un chef de clan de la camorra locale, avait alors fui l’Italie pour échapper à la justice. À Rome, l’inspectrice principale Mariella De Luca a quitté la brigade criminelle pour rejoindre une nouvelle cellule d’Europol chargée de coordonner les services de police à l’échelle européenne. La disparue de Capri attire son attention quand d’autres corps transpercés sont identifiés en Écosse, près d’Oxford, à Copenhague, à Amsterdam, à Rome… Sur les traces d’un serial killer qui opère impunément depuis onze ans dans toute l’Europe, Mariella resserre peu à peu son étau autour de Capri. Mais se mettre en travers des affaires de la camorra peut s’avérer très dangereux. Surtout lorsque l’on réveille les passions enfouies d’une famille mafieuse qui, entre fidélité et trahison, se révèle digne de la tragédie antique.

Avis
 

Huitième volet des saisons meurtrières, le saut de Tibère nous invite à suivre les enquêtes de l'inspecteur Mariella De Luca : la jeune policière vient de quitter la Questura de Rome et d'intégrer une nouvelle cellule chargée de coordonner des enquêtes sensibles au niveau européen.  

Pour sa "première", Mariella se rend sur l'île de Capri, en compagnie de son collègue britannique, Mark Farrell : un serial killer sévirait en Europe et sa source se trouverait sur l'île.  La jeune Giulia Bartoli y a été assassinée, il y a une dizaine d'années : son corps a fait l'objet d'une curieuse mise en scène et caché ensuite.  Tout semblait accuser Massimo Capone, fils d'un ponte de la mafia locale.  Depuis, le jeune homme a quitté l'île et semble avoir disparu aux yeux de tous.

Convaincue de la culpabilité de Massimo dans cette affaire et dans d'autres meurtres survenus en Europe et présentant de troublantes similitudes avec celle-ci, Mariella s'emploie à retrouver la trace du tueur et à le faire sortir de son refuge...

Dans ce nouveau roman, Gilda Piersanti nous livre les réflexions de l'inspecteur De Luca, les progrès de son enquête, ses relations avec le commissaire d'Innocenzo qui, connaissant la témérité de sa subordonnée, accepte mal son départ, ...  En parallèle des investigations, le serial killer prend lui aussi la parole : il revient sur ses crimes passés, son changement de vie, ses projets, ...  L'auteur alterne les deux tableaux, les entrecroisant parfois dangereusement. 

Ce mélange m'a passionnée : tant par l'avancement de l'enquête, et le suspense qui en découle, que par la découverte des pensées du tueur.  Ces deux personnages centraux donnent beaucoup d'épaisseur à l'intrigue mais en périphérie, d'autres rôles secondaires sont tout aussi intéressants à suivre : le lecteur retrouve, bien entendu, les habitués des enquêtes de l'inspecteur De Luca mais sur l'île, d'autres figures liées au drame passé ou à l'entourage de la famille Capone apportent leur touche à ce tableau tout en nuances.  J'ai ainsi en tête Nunzio Perrone, témoin de la première heure ou Amleto De Gregorio, fidèle parmi les fidèles, indissociable du dénouement final.

Gilda Piersanti a apporté ici un grand soin à ses personnages, dépeignant leurs forces et leurs faiblesses, mettant également en lumière leur part d'ombre; elle leur confère ainsi humanité et épaisseur, nous les rendant finalement très proches.  Cette psychologie intervient également lors du dénouement final, ajoutant, si besoin était, une saveur supplémentaire à cet excellent  roman policier.



tous les livres sur Babelio.com

Le Projet Bleiberg de David S. Khara

Lecture en partenariat avec Book en Stock et les Editions 10 18 : un grand merci pour cette découverte.

La présentation de l'éditeur :

Son père ? Assassiné. Sa mère ? Assassinée. Pour Jay Novacek, la semaine commence à être chargée. D'autant qu'en terme d'héritage, à part un drapeau américain, un médaillon nazi et un agent du Mossad à ses trousses, ce n'est pas l'Eldorado. Pire, il semblerait qu'on se dispute sa tête à grands coups de revolver... Peu habitué à danser avec les balles, Novacek va devoir apprendre. Et vite, s'il veut survivre. 

Venue des heures les plus sombres de l'Histoire, une terrible machination se met en branle, menaçant l'humanité tout entière. N'est-il pas déjà trop tard pour l'arrêter ?

Avis : 

Flambeur et arrogant, Jay Novacek se perd dans une existence superficielle.  Coup sur coup, le sort semble s'acharner sur lui d'une manière un peu étrange.  Bien involontairement,  sa famille semble éveiller l'intérêt de personnages peu recommandables : à sa grande surprise, Jay se trouve  dans la ligne de mire de personnages troubles et se voit adjoindre la protection d'un agent de la CIA.  Dans l'ombre, Eytan, un employé du Mossad, se lance également à sa poursuite.

Jouant de main de maître avec l'espace et le temps, fait voyager son lecteur : de la seconde guerre mondiale à nos jours, n'hésitant pas à lui faire traverser la planète.   Habilement ferré, le lecteur ne demande pas mieux et se lance, en victime consentante et captivée, à la suite des héros.

La lecture est fluide, le rythme est rapide, la plume de David S. Khara est précise, efficace.   A l'image des décors et des époques mises en scène, les narrations se renouvellent sans cesse.  Au fil du récit, de manière implacable, les fausses pistes se succèdent et le champ des possibles évolue en permanence.  De quoi tenir le lecteur en haleine d'un bout à l'autre du roman.

Du côté des personnages, l'auteur met en scène un trio pour le moins étonnant : Jay, parachuté dans un monde de violence et d'intrigues, regrettant le confort de ses bouteilles mais se révélant peu à peu; Jacky, efficace en dépit des apparences; Eytan, un géant dont les mystères apparaissent imperceptiblement...  Des personnages denses et très humains par leurs qualités et leurs faiblesses; des relations houleuses et complexes; autant de points forts à ajouter au crédit de cet ouvrage !


En conclusion : une lecture passionnante qui donne juste envie d'en découvrir davantage, un grand merci à  Book en Stock et aux Editions 10 18 pour ce thriller percutant!



Pour prolonger cette lecture, Dup et Phooka organisent le mois de David S. Khara.
Interview participative, inédits ... sont au programme. N'hésitez pas, vous ne regretterez pas le détour !

mercredi 16 octobre 2013

Halloween blues, tome 2 : Je vous écris de Gettysburg de Kas & Mythic

La présentation de l'éditeur 

Qui a tué Dana Anderson, étoile montante d'Hollywood ?

Son fantôme meuble le blues de ses journées en errant dans le grenier de sa maison mais, le soir venu, Dana harcèle de sa jalousie son mari Forester Hill, inspecteur de police qu'elle ne peut s'empêcher de soupçonner du meurtre.

A vrai dire, lui non plus n'est pas persuadé d'être innocent...

Mais qui sait ? Tout peut arriver le jour d'Halloween...

Avis

Dans ce deuxième tome, Forrester Hill croise, au cours de son travail, la route d'une jeune femme retrouvée errant au bord de la nationale, Enola Morrison.  Après avoir passé dix ans dans un asile, ayant perdu tout goût de vivre après la disparition inexpliquée de toute sa famille, Enola découvre chez le dentiste un article de journal qui lui fait l'effet d'un électrochoc.  Le journaliste y relate la vente aux enchères des lettres du général Lee à sa femme, écrites au cours de la bataille de Gettysburg.  Appartenant à Clark, l'époux d'Enola, ces lettres avaient disparu en même temps que leur propriétaire.  Comment est-il possible qu'elles resurgissent actuellement ?

Chargé de ramener la jeune femme à la clinique qui la soigne, Forrester accepte de faire un détour par le village où la famille d'Enola a été vue pour la dernière fois.

Je dois avouer avoir une tendresse toute particulière pour ce deuxième tome d'Halloween blues : d'abord par son titre, ensuite sans doute également par la détresse d'Enola et sa situation tragique.  Le retour dans le passé, sur les traces de cette famille "évaporée" en quelque sorte, est passionnant, tout comme le cynisme du dénouement : un juste retour des choses...

Les qualités de l'album sont intactes, pareilles à celles évoquées mercredi passé : scénario impeccable, riche et captivant; style particulier des dessins collant bien à l'époque; jeu des couleurs notamment lors des retours en arrière, ... 


Si le personnage de Dana est peu présent, il brille pourtant par ses remarques acerbes et ses réactions fantaisistes.  Ce deuxième épisode marque l'apparition de l'être d'Halloween : ce défunt qui ayant péri de mort violente, profite du jour d'Halloween pour occuper le corps d'une personne vivante et hanter le responsable de son décès.  Dans cette aventure, Dana se voit "attribuer" le corps d'une jeune femme habitant près de son ancien domicile et s'empresse de rejoindre son mari, savourant le temps d'une journée les joies de l'existence qui lui manquent cruellement.

Une jolie réussite et un album à suivre, dès mercredi prochain, par Souvenirs d'une autre...










Challenge Halloween de Lou et Hilde

mercredi 9 octobre 2013

Halloween blues, tome 1 : Prémonitions de Kas & Mythic

La présentation de l'éditeur 

Qui a tué Dana Anderson, étoile montante d'Hollywood ?

Son fantôme meuble le blues de ses journées en errant dans le grenier de sa maison mais, le soir venu, Dana harcèle de sa jalousie son mari Forester Hill, inspecteur de police qu'elle ne peut s'empêcher de soupçonner du meurtre.

A vrai dire, lui non plus n'est pas persuadé d'être innocent...

Mais qui sait ? Tout peut arriver le jour d'Halloween...

Avis 

New Salem : nous sommes dans les années 50 et l'opinion est focalisée sur le procès de Forester Hill, un inspecteur de police, accusé d'avoir assassiné son épouse, Dana Anderson.  C'est surtout la personnalité de la victime, actrice en vue, qui explique l'engouement du public mais l'amnésie de Forester à propos des faits ajoute un peu de piquant à l'affaire.  

Déclaré innocent, Forester peut retrouver sa maison et son travail; pour sa tranquillité d'esprit, c'est autre chose : il cherche en vain à se rappeler la soirée du meurtre, désireux de découvrir qui a tué Dana.  Cherchant par là-même à se disculper...  Pendant ce temps, le fantôme de son épouse hante la maison et se plaît à lui jouer de vilains tours, voire de tapageuses scènes de ménage !


En parallèle, au Texas, un couple de retraités recueille, un jour de tempête de neige, Millie, une jeune fille qui semble avoir été victime de mauvais traitements.  Dotée d'un don de voyance, Millie devient vite le centre d'intérêt du village en prédisant des événements de toute sorte.  Sa vision d'une inondation prochaine dans la vallée provoque bien des remous dans la région.  Entre les crédules et les sceptiques, le débat est agité, certains quittant tout sur le champ pour refaire leur vie ailleurs.  Un peu perdue, la veuve d'un des anciens compagnons d'armes de Forester traverse alors le pays pour lui demander son aide ...


Prévue dès le départ pour se dérouler en 7 tomes, la série met en scène un duo plutôt original : l'inspecteur Forester Hill et le fantôme de son épouse morte assassinée.  Au sein du couple, les relations sont plutôt tendues : Dana enrage d'être ainsi coincée parmi les morts, elle regrette les plaisirs terrestres et ne se prive pas de le faire savoir à son époux.  Régulièrement, elle l'accuse également de l'avoir tuée, ce dont il ne peut se défendre...  Entre Dana et Forester, les dialogues sont souvent à l'orage, spectaculaires; un petit bonheur à suivre !


Du côté graphique, l'époque et les personnages sont superbement rendus par les illustrations de Kas, qu'il s'agisse des décors de New Salem ou des paysages du Texas.  Au niveau du scénario, l'histoire se met en place : il s'agit d'un tome de présentation en quelque sorte.  Pourtant, l'épisode texan donne de l'épaisseur au récit et assure le suspense de l'histoire.  Impossible de ne pas y accrocher !  Je dois dire que je me replongerais volontiers directement dans la suite de cette série que je relis pourtant régulièrement. 



Pour terminer, une petite note pour le Challenge Halloween de Lou et Hilde : dans ce premier volume, Halloween n'apparaît pas dans la série.  Il vous faudra patienter jusque mercredi prochain pour en découvrir l'importance; par solidarité, je vais attendre avant de me jeter sur Je vous écris de Gettysburg.  Dur, dur !









Challenge Halloween de Lou et Hilde

dimanche 6 octobre 2013

Yepa ou comment ne pas avoir le moral dans les chaussettes !


Au moment où les journées raccourcissent et où les soirées se font plus fraîches, les chaussettes se font indispensables !  










Yepa est une marque de fantaisie qui porte bien son nom en proposant un large éventail de chaussettes en tout genre : des socquettes, des modèles tout doux, spécial hiver, des chaussettes mange-pied, ... 












Nos choix maison, un peu sauvages : requin et crocodile.  










Pour les grands ou les petits, peu importe mais toujours avec une note gaie et colorée : des chaussettes anti-morosité  ! 












samedi 5 octobre 2013

Une maladie de sorcière de Sylvie Auzary-Luton





La sorcière Cassiopée est bien occupée  : l'anniversaire de sa cousine Berthe Kigriff approche et en plus  de la préparation des valises, elle a beaucoup à faire.  


Pas de chance pour elle : cheveux mouillés et grand vent ne font pas bon ménage.  La voilà clouée au lit avec fièvres et tremblements !


Narcisse, son assistant et le docteur Pikouze veillent sur elle mais pas question de quitter la chambre.  Devra-t-elle vraiment renoncer à cette fête ?




J'ai pris grand plaisir à relire cet album très sympathique : belle taille, couleurs vives, vignettes multiples, détails amusants, ...  


Certaines pages se rapprochent des bandes dessinées grâce aux phylactères et devraient plaire aux plus grands.  Un album à partager, autour d'un jus de citrouille !










Challenge Halloween de Lou et Hilde

mercredi 2 octobre 2013

A découvrir sur Bookenstock...



En ce moment, Dup et Phooka hébergent  David S. Khara, ne perdez pas de temps : texte de présentation, questions-réponses, critiques,...  sont déjà disponibles !

On se donne rendez-vous ici, j'espère vous y retrouver, d'ici là, je retourne au Projet Bleiberg !

mardi 1 octobre 2013

Demande à la poussière de John Fante

Lecture commune avec Syl, Jérôme et Manu.

La présentation de l'éditeur :


Dans les années trente, Arturo Bandini, fils d' immigrés italiens, quitte le Colorado pour l'Eldorado, Los Angeles, avec son unique roman en poche et un rêve : devenir un écrivain reconnu. Vénérant les femmes et la littérature, il débarque dans une chambre d'hôtel miteuse, prêt à saisir la vie à bras-le-corps. Une errance sublime parmi les laissés-pour-compte du rêve américain. 

Avis :

C'est en excellente compagnie que je me suis embarquée pour Los Angeles sur les traces d'Arturo Bandini : nous y retrouvons le héros de Bandini, plus âgé ayant quitté sa famille pour la grande ville et ses promesses.  

Il y attend la gloire, après avoir publié une première nouvelle prometteuse : "le petit chien qui riait".  Tirant le diable par la queue, il vit d'expédients, cumulant hôtel miteux et nourriture de fortune.  

Les jours fastes, l'inspiration lui sourit et l'espoir d'un chèque se profile à l'horizon.  Vient alors le temps des dépenses sans compter, une période qui passe malheureusement trop vite...

Au fil de ses errances, Arturo rencontre Camilla : elle est serveuse dans un bar démodé et sera sa princesse Maya.  C'est un café infâme qui marque la naissance de leur relation agitée : il lui donnera le ton, sombre et amer.

Après nous avoir présenté sa famille dans Bandini, John Fante revient ici sur ses années de jeunesse dans un texte qui bruisse de vie, de colère et de folie.  Le ton est caustique, souvent pessimiste, parfois rageur, ...  


Arturo est un héros impossible : féroce et irrespectueux, il n'en est pas moins touchant.  Il s'enflamme et semble prêt à détruire dans la seconde ce qu'il a construit.   Cette dualité se retrouve tout au long du récit, prêtant par là-même aussi bien aux rires qu'aux larmes, assurément un texte qui ne peut laisser indifférent.  D'autres avis chez JérômeSyl et Manu.

Je vis dans une maison hantée...

Tout a commencé avec l'apparition de potirons en cuisine...  Ensuite, des tissus dans les tons orange se sont dispersés un peu partout dans la maison.  Des livres au titre effrayant ont suivi  : ils parlent de sorcières et semblent avoir été oubliés dans la bibliothèque depuis longtemps...  






Et le comble, ce matin, je n'ai plus retrouvé mes chaussettes... Un signe qui ne trompe pas d'après Syl, experte en phénomènes occultes : un fantôme frileux ou des souris maléfiques seraient responsables !







C'est donc officiel : nous sommes en octobre et le Challenge Halloween de Lou et Hilde a bien commencé.  Une véritable épidémie qui touche la blogosphère et durera tout octobre, voire plus.  Si vous avez constaté des symptômes similaires, n'hésitez pas à nous rejoindre et venez frissonner en bonne compagnie !

La Mort en été de Yukio Mishima

La présentation de l'éditeur :

 Dix nouvelles sont ici rassemblées. Elles reflètent tout à la fois la diversité des talents de Mishima - art du détail comme du développement thématique, art de la description comme de l'ellipse - et de la diversité des univers qu'il pénètre. Les hommes d'affaires et leurs épouses, les geishas, les gens du peuple, les acteurs du kabuki, le vieux prêtre du temple de Shiga et les soldats finissent par composer un Japon moderne en butte à ses traditions séculaires. Et tout est là : l'amour vénal, l'amour sublime et sacrilège ; la perversion des femmes et du monde de l'argent ; les superstitions et le sens du sacré ; la mort. La mort accidentelle des enfants. Celle, attendue, d'un vieillard. La mort rituelle, choisie pour l'honneur - ce seppuku que Mishima a finalement exécuté sur lui-même.

Avis 

Pour l'auteur du mois de septembre du Challenge Ecrivains japonais, je me suis tournée vers ma PAL et plus précisément vers "La mort en été" : il s'agit d'un recueil de dix nouvelles où l'auteur étudie les tréfonds de l'âme humaine.  Les sujets en sont multiples et nous emmènent dans des univers fort divers.  Certaines nouvelles ont pour décor un Japon moderne et , pourtant très marqué par une organisation ancestrale.  D'autres prennent place dans un Japon fait de rêves et de poésie, les traditions y occupent une place de choix.  L'ensemble de recueil est marqué par une certain morosité mais le style de l'auteur, subtil et poétique, lui confère un charme indéniable, teinté de mélancolie.  Une découverte agréable pour ce mois de septembre !

La mort en été : une famille se reconstruit après la perte de deux de leurs enfants.

Trois millions de yens : un jeune couple désargenté prêt à tout pour gagner un peu d'argent.

Bouteilles thermos : un homme d'affaires qui retrouve son passé au hasard d'un voyage.

Le prêtre du temple de Shiga et son amour : la fascination, et les tourments, d'un Grand Prêtre pour la Concubine Impériale.

Les sept ponts : la relation d'un difficile pèlerinage.

Patriotisme : le sens du devoir prime pour un officier et sa jeune épouse après une mutinerie.

Dojoji : le destin d'une armoire mise en vente publique.

Onnagata : les passions humaine dans une troupe de Kabuki.

La perle : comment la disparition d'une perle vient bouleverser les relations dans un groupe d'amies après un anniversaire.


Les langes : une naissance inattendue et la sollicitude témoignée au nouveau-né.













Challenge Ecrivains japonais : Lecture du mois de septembre : Yukio Mishima