"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

jeudi 31 mai 2012

Challenge PAL Express



A l’approche des beaux jours, les régimes sont à la mode et nos PAL n’y échappent pas. A cet effet, Miss Bouquinaix nous propose, pour le mois de juin, un mini-challenge destiné à réduire les rondeurs de nos PAL. Sautant sur l’occasion de remettre un peu d’ordre dans mes bibliothèques, je m’y suis inscrite.


Le principe est de réduire au maximum notre PAL, en y piochant le plus possible et toutes les modalités se trouvent ici.

Les conditions sont simples : bloquer sa PAL et la prendre en photo, envoyer liste et photo à l'organisatrice.  Il ne restera qu'à admirer le résultat le mois prochain !

Voici justement un aperçu de ma PAL à la veille d'entamer son régime...



Les ailes d’Alexanne : tome 1 - 4 h 44 d’Anne Robillard

La note de l'éditeur :

Après la mort de ses parents, Alexanne Kalinovsky, quinze ans, est confiée à sa tante Tatiana dont elle ignorait jusqu’alors l’existence. Rapidement, l’adolescente constate que cette vieille dame n’est pas une personne ordinaire... Elle vit seule dans un immense manoir aux multiples chambres parfumées à l’encens, garnies de chandelles et d’anges.


Découvrant peu à peu l’histoire de ses origines et ses dons particuliers, Alexanne lève le voile sur l’héritage étrange dont sa famille l’avait tenue éloignée. Mais des événements inattendus viendront compromettre sa quête spirituelle. Car les bonnes fées ne sont pas toujours celles qu’on croit...

Avis :

Agée de quinze ans, Alexanne est une adolescente sans histoires qui vit à Montréal. Ses copines, les garçons sont ses seules préoccupations. Sa vie va pourtant prendre un tout autre tournant lorsque ses parents décèdent dans un accident de voiture. Sans parents proches, Alexanne est prise en charge par les services sociaux qui identifient rapidement une tante qui vit dans les Laurentides. La jeune fille ira y passer ses vacances tout proches, histoire de découvrir cette parente inconnue. En cas d’incompatibilité, un retour à Montréal sera envisagé. Pour Alexanne, c’est le bout du monde et elle est bien décidée à tout faire pour que le séjour se passe mal et qu’elle puisse revenir à Montréal. Pourtant au contact de Tatiana, sa tante, Alexanne se surprend à apprécier cette maison un peu fantaisiste, peuplée d’anges. L’atmosphère est fort différente du climat rationnel et sérieux dans lequel elle a été élevée et la jeune fille découvre bientôt de mystérieux habitants…


C’est en grande fan des Chevaliers d’Emeraude que j’ai entamé cette nouvelle série. Si la magie occupe une part importante dans le récit, je n’y ai pas retrouvé l’étincelle qui en ferait une série hors du commun. L’univers créé par Anne Robillard est attirant mais l’auteur nous en livre finalement si peu de détails que j’ai eu l’impression de rester en dehors de l’histoire. La tante veut éviter de brusquer sa nièce et ne lui livre que des bribes d’informations à propos de sa famille et de son passé. Ce vécu familial semble si riche et important que j’ai trouvé cette absence très frustrante.

Quant au récit, j’ai eu l’impression que l’action se limitait à l’entretien des fleurs… Bien sûr, d’autres événements ont vu le jour dans ce livre mais j’ai néanmoins, au final, conservé ce sentiment de trop peu à propos de l’action.

Parmi les intervenants mis ici en scène par l’auteur, aucun ne m’a semblé sortir du lot. Tous semblent sympathiques, certains dotés de pouvoirs hors du commun mais je n’ai jamais véritablement accroché à l’un ou à l’autre. Un sentiment qui pourrait s’étendre à l’ensemble de l’ouvrage : une lecture agréable mais qui n’a pas réellement réussi à me captiver. Je suis d’un bout à l’autre restée en dehors de l’histoire, insensible à sa magie. Sans doute donnerais-je une seconde chance à cette saga en lisant le deuxième volet…


mercredi 30 mai 2012

Cake au yaourt



A l’approche de la période des examens, un petit remontant me semble le bienvenu, voire indispensable, à l’heure du goûter : entre le retour de l’école et les devoirs et autres synthèses à préparer, il est impératif de recharger les batteries. Je me suis donc lancée dans un gâteau au yaourt, dont la recette est tirée d’un vieux livre de Barbouille, les recettes de Minnie.  J'en profite d'ailleurs pour partager cette recette dans le cadre du challenge Les livres gourmands de Syl.

Ingrédients :

1 yaourt nature - 2 pots à yaourt de sucre en poudre - 6 pots à yaourt de farine - 3 oeufs - 1 pot et demi à yaourt d'huile - 1 paquet et demi de levure

Préparation :

Dans un saladier, versez le contenu du yaourt.

Lavez le pot de yaourt qui servira de mesure pour chaque ingrédient.

Ajoutez le sucre, la farine et la levure.

Ajoutez les oeufs entiers en tournant vivement pour éviter les grumeaux.

Enfin, versez l'huile et mélangez bien le tout.

Beurrez un moule à manqué et versez-y la pâte.

Mettez au four, à 190°C, pendant 35 à 40 minutes.


Collégialement, nous avons pensé qu’un arôme était nécessaire pour parfumer ce gâteau : du sucre vanilliné, un zeste de citron ou d’orange, du chocolat, … Aujourd’hui, les enfants ont choisi des pépites de chocolat : une excellente idée ! Ce cake a fait l’unanimité et j’ai déjà d’autres commandes en projet. ^^ Je peux déjà vous annoncer mon retour prochain avec un cake à la banane…


lundi 28 mai 2012

Boys don't cry de Malorie Blackman




Résumé de l'éditeur :

Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l'université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé. Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n'est pas le facteur, c'est Mélanie. Son ex-copine, dont il n'a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur. Etre père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais...


Avis :

A dix-sept ans, Dante a des projets plein la tête et un avenir tout tracé. Dans quelques semaines, il entrera à l’université et fera de brillantes études. Pour l’instant il attend le courrier qui lui annoncera son admission. Mais lorsque la sonnette retentit, ce n’est pas le facteur qui lui apporte la bonne nouvelle mais Mélanie, son ancienne petite amie. Dante est tout d’abord surpris : il ne l’a plus vue depuis des mois et pourquoi est-elle accompagnée d’un bébé ? Mélanie lui apprend que ce bébé est sa fille Emma et qu’il en est le père ! Profondément choqué, Dante encaisse difficilement la nouvelle et lorsque Mélanie lui demande de garder la petite quelques minutes, le temps d’une course, il n’accepte qu’à contrecœur… Imaginez son désarroi quand Mélanie l’appelle un peu plus tard, lui annonçant qu’elle lui abandonne l’enfant et disparaît !


Racontée tout à tour par Dante et, plus rarement par son frère Adam, Boys don’t cry est une histoire touchante et émouvante ; néanmoins, l’auteure réussit le pari de ne pas tomber dans le drame et le caricatural pour autant. Si le thème principal du roman est incontestablement la paternité surprise de Dante, l’auteur aborde d’autres sujets qui s’avèreront tout aussi douloureux, tels que l’homosexualité ou l’absence de communication dans une famille. Malgré la gravité des thèmes soulevés, le roman reste léger, autant qu’il peut l’être, et prend le parti de l’optimisme.

Malorie Blackman nous dresse le portrait de la famille de Dante, une famille qui a déjà beaucoup souffert, et où chacun des personnages est digne d’intérêt et de sympathie. J’ai personnellement une petite préférence pour Adam, pour sa vision ensoleillée de la vie et pour Tyler, le père dont j’ai admiré le côté zen et la façon d’assumer !

Juste et léger, le récit est agréable, fluide ; sa lecture est un réel plaisir. L’auteure s’y entend pour nous faire ressentir les émotions et problèmes de la famille Bridgeman. Elle signe ici une histoire profondément humaine et foncièrement réaliste que je ne peux que vous conseiller.

vendredi 25 mai 2012

Au commencement il y avait Bob de Meg Rosoff

Lecture en partenariat avec Livraddict et  les éditions Black Moon : un grand merci à tous deux pour cette découverte !


La présentation de l'éditeur :


Et si Dieu n’était pas ce vieux sage barbu que tout le monde imagine ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez que votre destin est entre les mains d’un adolescent prénommé Bob, aux mœurs légères, égocentrique et à qui le sort du monde importe peu ? La mère de Bob a gagné la Terre lors d’une partie de poker réunissant plusieurs dieux, mais ne voulant pas s’en occuper, elle l’a confiée à son fils qui créé le monde en à peine six jours par manque de motivation. Et puis il rencontre Lucy, une humaine, dont il tombe follement amoureux. Et quand l’amour vient frapper à la porte de Bob, on peut être sûr que les catastrophes sur terre vont s’enchaîner…


Avis :


Bob est un adolescent capricieux, fainéant, égoïste…  Tout irait pour le mieux s’il n’était chargé des plus hautes responsabilités au monde.  En effet, Bob est Dieu, un « travail » que sa mère lui a offert après l’avoir gagné au poker…  Voilà de quoi remettre sérieusement en question notre vision de la mythologie car le Panthéon décrit par Meg Rosoff est plutôt consternant et Bob en est le parfait exemple.  Dans son cas, un garde-fou lui a été adjoint en la personne de Mister B, un « assistant » qui a fort à faire avec le jeune homme !  Difficile  de motiver  Bob et l’amener à s’intéresser au sort de l’humanité…  Surtout lorsqu’il est amoureux !  En ce moment, Bob rêve de séduire Lucy et tant qu’il ne parvient pas à ses fins, les pires cataclysmes s’accumulent sur Terre !



Séduite par le résumé présenté, j’étais impatiente de découvrir cette histoire qui s’annonçait pour le moins originale.  Ma lecture commencée, j’ai pourtant rapidement déchanté.  Bien sûr, le personnage de Bob est détestable, bouffi d’orgueil et d’égoïsme mais cet aspect était assez prévisible.    Les autres intervenants du roman n’ont pas, selon moi, réussi à sauver les meubles : du côté des divinités, leurs seules préoccupations sont le jeu, l’alcool, le sexe, …  Chez les humains, le tableau n’est pas plus flatteur : Lucy semble plutôt naïve, elle accorde sa confiance  à Bob, sans le connaître, tout en s’étonnant de certains de ses côtés.  Sa mère souhaite à tout prix que sa fille trouve un soupirant mais semble peu disposée à la réconforter dans le chagrin. Sortent du lot : Estelle, une déesse, et Mister B mais ils font finalement pâle figure dans la galerie des personnages dépeints par Meg Rosoff.


Outre  ces protagonistes bien peu sympathiques, le récit semble tourner essentiellement autour de l’idylle qui se noue entre Bob et Lucy et l’intrigue est un peu légère.  J’ai également regretté que certains aspects soient absents : ainsi l’endroit où vit Bob, les autres dieux, tout cela m’a paru très flou.  D’un autre côté, l’histoire m’a semblé décousue, sautant littéralement d’un personnage à l’autre et par conséquent, difficile à suivre.  Les réactions des uns et des autres m’ont parfois paru saugrenues, à un point tel que je me suis demandé si je n’avais sauté un passage.

A signaler également, à propos de l’écriture : très courts, les chapitres s’enchaînent rapidement et la lecture est fluide.  Le style est plutôt simple et fluide mais j’ai relevé certaines expressions incongrues et peu utilisées dans la langue française.  Je dois bien dire que ces petis couacs ont gêné ma lecture tant cela me paraissait étrange comme manière de s'exprimer.

En conclusion, une déception pour ce roman : j’attendais une comédie mêlée de romance céleste mais je suis restée sur ma faim, malgré un résumé prometteur… Un grand merci à  Livraddict et  aux éditions Black Moon pour ce partenariat !

jeudi 24 mai 2012

Challenge Livra'deux pour pal'Addict





Un nouveau challenge a attiré toute mon attention sur Livraddict : il se déroule en binôme et chacun choisit, dans la PAL de l'autre, trois livres.  Au binôme de choisir le titre qu'il lira et chroniquera avant une échéance déterminée.  En l'occurence, les lectures doivent être fixées pour le 25 mai et la lecture aura lieu avant le 30 juillet.

C'est avec Mimipouss que je partagerai ce challenge, voici les livres qu'elle a sélectionnés pour moi :

Je vais bien ne t'en fais pas de Olivier Adam

Train d'enfer pour ange rouge de Franck Thilliez

PS : I love you de Cecelia Ahern

Mon choix s'est porté sur PS : I love you de Cecelia Ahern.  J'ai toujours tendance à reporter les lectures en v.o.; de cette manière, je ne peux plus me défiler. ^^

Quant aux livres que j'ai choisis dans la PAL de  Mimipouss :

Ne le dis à personne... de Harlan Coben

Millénium, tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Stieg Larsson

Et si c'était vrai... de Marc Levy

Parmi ces propositions, Mimipouss a opté pour Ne le dis à personne... de Harlan Coben.

Un challenge à suivre...




mercredi 23 mai 2012

La Dame en Blanc de W. Wilkie Collins

La présentation de l'éditeur :

Les Français avaient oublié ce roman, ancêtre de tous les thrillers, qui fascinait Borges et rendit jaloux Dickens (roman publié ici pour la première fois en version intégrale). Il nous révèle une sorte de " Hitchcock de la littérature " : suspens, pièges diaboliquement retors, terreurs intimes, secrètes inconvenances - rien n'y manque. Pourtant le chef-d'oeuvre de Collins n'a jamais cessé d'être dans les pays anglo-saxons un succès populaire : l'un des plus sûrs moyens, en tout cas, d'empêcher l'innocent lecteur de dormir.




Avis :

L’histoire commence à Londres au milieu de XIXe siècle. Walter Hartright, jeune professeur de dessin, vient d’être engagé par Mr Fairlie pour donner des leçons d’aquarelle à ses nièces, Laura et Marian. A la veille de son départ pour le Cumberland où il prendra son poste, le jeune homme fait une mystérieuse rencontre, en pleine nuit. Une dame en blanc, visiblement perturbée et en détresse, sollicite son aide pour se rendre à Londres. Walter Hartright n’écoute que son bon cœur et se porte à son secours, sans savoir que cette étrange rencontre jouera bientôt un rôle important dans son existence.


A Limmeridge House, le maître de dessin découvre deux charmantes jeunes filles que beauté et fortune semblent opposer. Laura et Marian partagent pourtant une grande affection et l’une ne semble pouvoir vivre sans l’autre. Walter tombe sous le charme de Laura et ces doux sentiments semblent partagés. Apprenant que Laura est fiancée à un baronnet, Sir Percival Glyde, Walter préfère ne pas la faire souffrir et s’embarque pour le Honduras, accompagnant une expédition dans la forêt vierge. Tandis qu’en Angleterre, les noces de Miss Fairlie et Sir Percival Glyde se préparent, une cruelle machination se met en place…

Publié en 1859, présenté comme l’ancêtre de nos thrillers, La dame en blanc est composé des témoignages des différents protagonistes de « l’affaire ». Une narration variée qui permet au lecteur de rentrer au mieux dans le récit et d’en suivre l’intrigue. Pour assurer le succès du piège infernal, tous les ingrédients sont réunis : mensonges, mystérieuses apparitions, sombres secrets, amours contrariées, demeures inquiétantes, … L’intrigue est bien construite, le suspense est palpable et voilà le lecteur happé par l’histoire !

Autre point fort du roman : les personnages. L’auteur a en effet dressé une galerie de protagonistes remarquables : des méchants retors et cruels, la jeune héroïne malade d’amour et soumise, la sœur « laide » que rien ne peut abattre, … Devant le soin déployé par l’auteur à nous les décrire, difficile de rester impassible et de ne pas s’émouvoir à la lecture de leurs (més)aventures.

A souligner donc : une écriture travaillée, modulée au fil des interventions, des personnages empreints de réalisme, une machination implacable. Autant d’éléments qui font de ce livre une lecture passionnante et très agréable. Lecture que je dois à Myrddin : elle me l’a offert lors de la vague rouge du swap Mettez de la couleur dans votre PAL, un grand merci pour ce bon moment !

mardi 22 mai 2012

Le Spring Livr@Book 2012





Le Spring Livr@Book est organisé par Tiboux, il est basé sur l'envoi, dans une enveloppe bulle, d'un livre de poche, un marque-page et une carte.  Mon colis m'a été envoyé par Carnet de lecture, le voici en images :




J'ai été bien gâtée : un livre qui me faisait bien envie, un marque-page avec une autre idée de lecture (parfait pour moi ^^), une jolie carte très printanière et un mini-livre très sympathique !

Un grand merci à  Carnet de lecture pour ce colis et à Tiboux pour l'organisation de ce Spring Livr@Book .

dimanche 20 mai 2012

Les contes de la lune d'Elisabeth Delaigle


Présentation de l'éditeur :

Vue de la terre, la lune, par sa rondeur et sa bonhomie incite à toutes les rêveries… Inaccessible et pourtant si proche, elle peuple l’imaginaire des hommes pressés de la conquérir, et enflamme le monde depuis la nuit des temps avec son lot de légendes et de mystères.


Dans Les contes de la lune, les enfants sont transportés dans des univers très différents, au gré de récits qui ont tous la lune comme déclencheur de situations insolites : que ses rayons éclairent l’aigle blessé, la princesse désespérée, les souris affamées, le boxeur conquérant, le vieux chat jaloux, l’ourson espiègle ou les deux enfants perdus en forêt, elle les pousse à faire de petites bêtises ou de grandes choses !

Avis :

Les contes de la lune proposent sept charmantes histoires mettant toutes en scène la lune au cœur du récit. Tantôt personnage central ou secondaire, elle est toujours présente et accompagne les héros, les amenant à se dépasser, à montrer leur bravoure ou leur grand cœur.


Voici en quelques mots un aperçu de chaque conte :

Le buveur de lune : une magnifique histoire d’amitié entre un jeune Indien et un aiglon, dans une nature sauvage et envoutante.

La fileuse de lune où une princesse trop curieuse est victime d’un sortilège les nuits de pleine lune ; seul l’amour pourra l’en délivrer…

Les croqueuses de lune : une bande de souris facétieuses et affamées, à la recherche de fromage, entreprend de décrocher la lune pour en faire un bon repas.

Le boxeur de lune, à travers l’histoire de Ben, un jeune docker sans le sou, nous enseigne qu’il faut croire à ses rêves et que tout devient alors possible ! Un très joli conte, tout en sensibilité !

La voleuse de lune : une improbable histoire d’amitié entre deux chats que tout sépare.

Les chasseurs de lune : l’épopée de Pierre et Paul, les jumeaux, qui partirent chasser la lune pour charmer leur amie d’enfance.

Le pêcheur de lune ou comment l’ourson Mayak apprit à pêcher saumons et truites en s’entraînant de nuit sur un drôle de poisson tout rond.

Ces récits sont variés et devraient plaire au plus grand nombre : certains mettent en avant des animaux, d’autres des humains ; certains sont drôles, d’autres plus tendres… Quelques jolies illustrations viennent agrémenter le texte et l’appuyer, bien à propos. Empreints de poésie et de finesse, les contes de la lune mettent en avant des valeurs à encourager, ils devraient enchanter les plus jeunes lecteurs. Un beau moment à partager !


Je remercie Élisabeth Delaigle de m'avoir gentiment envoyé un exemplaire numérique de son recueil de contes. Vous pourrez trouver davantage d'informations sur   le livre et son auteur sur http://lescontesdelalune.blogspot.fr/.





samedi 19 mai 2012

Le prix de la chair de Donna Leon

Résumé de l'éditeur :

L'éminent avocat vénitien Carlo Trevisan est retrouvé mort dans un train. Le fameux commissaire Brunetti mène l'enquête : arpentant les quartiers malfamés de Venise, il décèle un trafic international de prostitution, plus ignoble encore qu'une  « traite des Blanches ». Meurtres, corruptions et argent sale seront au rendez-vous, et, bien sûr, les notables vénitiens sont de la partie...





Avis :

De temps à autre, j’aime me replonger dans les aventures du commissaire Brunetti et parcourir, au gré de mes envies et sans souci d’ordre, les différents volumes de cette série. Aujourd’hui, Venise est sous le soleil, un soleil qui surprend et enchante. Pour Guido Brunetti, l’humeur est au beau fixe, peu importe que la journée ait commencé par une entrevue avec le vice-questeur Patta… Ni par un meurtre… Le corps de l’avocat Carlo Trevisan a, en effet, été découvert dans un train et Brunetti est chargé de l’enquête. Dans un premier temps, le commissaire s’intéresse à la famille, aux clients, aux ennemis potentiels, le schéma classique. C’est le coup de fil d’un collègue de Padoue, travaillant sur une affaire de suicide, qui va l’amener à porter un regard neuf sur l’affaire et à envisager une piste des plus sordides.


Cette fois encore, le rendez-vous était une réussite : Venise et le commissaire Brunetti ne m’ont pas déçue. J’ai pris plaisir à suivre cette enquête « placide », sans tumulte, ni suspense haletant. C’est l’homme qui est au centre des ouvrages de Donna Leon et le commissaire Brunetti a une fois de plus fort à faire pour élucider ce crime. Entre les intimidations de sa hiérarchie, la corruption ambiante, les réticences des  témoins, … la tâche est rude. Et au final, la partie n’est pas gagnée…

Donna Leon nous dresse ici un constat plutôt amer sur le pouvoir et l’influence en Italie. Au fil des romans, rien ne semble vraiment changer… Le lecteur doit-il s’en réjouir en y voyant la promesse d’autres enquêtes pour le commissaire Brunetti ?





mercredi 16 mai 2012

Un Noël plein d'espoir d'Anne Perry

La présentation de l'éditeur :

Dans le dédale miséreux de l'East End londonien, Noël 1883 prépare ses miracles. Comment Gracie Phipps, treize ans, pourrait-elle refuser d'aider une fillette bouleversée à retrouver son âne ? D'un mystère à l'autre, les deux enfants doivent faire la vérité sur la mort d'Oncle Alf, un chiffonnier du quartier, et sortir vivantes de ce cauchemar de Noël...

Par la reine du genre, un trépidant mystère de Noël au coeur du Londres victorien ou plane l'ombre de Dickens.


Avis :
 
A Londres, en cette fin du XIXe siècle, Noël approche. Pour Gracie Phipps, en cette veille de fête, les tâches sont nombreuses : âgée de treize ans, la jeune fille a fort à faire pour venir en aide à sa grand’mère et subvenir du mieux qu’elle peut aux besoins du foyer. Partie pour une course, elle rencontre une petite fille qui semble perdue : la jeune Minnie Maude est à la recherche de son âne Charlie. Charlie accompagnait son oncle Alf, un chiffonnier, dans ses tournées et celui est mort, assassiné d'après Minnie. L’âne et sa carriole ont depuis disparu. Seule la petite s’inquiéte… Les adultes semblent résignés à la mort du vieux chiffonnier ou craignent de s’attirer des ennuis en s’intéressant à cette triste affaire. N’écoutant que son bon cœur, Gracie décide de prêter main forte à Minnie pour l’aider à retrouver Charlie et par-là même à faire toute la lumière sur le décès de l’oncle Alf.


A la suite de Gracie, Anne Perry nous trace un portrait de Londres un peu inhabituel, une ville pauvre et miséreuse. Ici, Noël ne se traduit pas forcément en jolies lumières et en cadeaux… L’enquête des deux fillettes s’avère plus complexe qu’on ne l’imagine à première vue : ainsi comment trouver une adresse lorsqu’on ne sait ni lire, ni écrire… Et comment amener les témoins à parler lorsque l’on n’a pas le sou ?

Si je n’en garderai pas un souvenir inoubliable, j’ai pourtant passé un bon moment avec ce conte de Noël, l’enquête est plaisante à suivre et les héroïnes sympathiques et débrouillardes.


Organisé par Syl, George et Asphodèle

Challenge A vos nombres : 1/10


Challenge : à vos nombres !







Il y a quelques jours, comme je m'apprêtais à attaquer Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh, Piplo m'a proposé de rejoindre son challenge consacré aux nombres : il s'agit de lire des romans dont le titre comporte un nombre. 

Plusieurs livres de ma PAL présentant cette caractéristique, j'ai sauté sur l'occasion et me suis inscrite.  J'ai opté pour la catégorie aléatoire et pour le niveau 4.  Je devrai donc lire, d'ici la fin de l'année, dix ouvrages dont le titre comporte un nombre, quel qu'il soit.

Pour découvrir les autres possibilités et avoir plus d'informations, c'est par ici !

mardi 15 mai 2012

La ballade de Sean Hopper de Martine Pouchain


Résumé de l'éditeur :

Sean Hopper, c’est celui qui est chargé du sale boulot aux abattoirs : tuer les bœufs. Sauf que lui, il y prend du plaisir… Glacial, taciturne, il est redouté dans tout le comté de Springfield, où il habite avec sa femme Bonnie. Mais un soir, Bonnie s’en va. Marre de vivre avec une bête humaine. De rage, Sean prend sa vieille Thunderbird, de l’alcool plein le sang et AC/DC à fond la caisse : il fonce dans un platane. Et il frôle la mort. À son réveil, il a changé. Il n’est plus – tout à fait – la brute qu’il était… Personne n’a l’air de s’en apercevoir, excepté le petit Bud, conteur de cette histoire, qui habite à côté de chez lui, avec son hérisson apprivoisé et sa Grand’ma indienne. Le petit Bud, qui n’oserait espérer que son existence puisse être ensoleillée par un homme comme Sean Hopper…

Avis :

Aux commandes de cette histoire, le petit Bud nous parle un peu de sa vie : délaissé par ses parents, il est confié aux bons soins de sa grand’mère, trop âgée pour le prendre en charge. L’école n’est pas exactement à son goût et il fait souvent l’école buissonnière, lui préférant de loin la compagnie de la nature. Ses meilleurs amis : un corbeau et un hérisson ! Il aime aussi beaucoup passer du temps avec Bonnie, sa voisine. Mais il y a un hic : Bonnie vit avec Sean Hopper et Sean déteste les enfants...

Sombre et taciturne, Sean a tout d'une brute : il travaille aux abattoirs, c’est lui qui abat les bêtes. Un travail dont il semble tirer une satisfaction malsaine. Le jour où Bonnie le quitte, il décide de l’oublier en combinant ses trois passions : l’alcool, les voitures rapides et de la musique « à faire exploser les amplis ». Un cocktail qui peut s’avérer dangereux et manque de le tuer. Si Sean s’en sort avec quelques pansements, son esprit n’est pas indemne pour autant et il ne pose plus le même regard sur le monde qui l’entoure.

C’est une histoire sensible et émouvante que nous livre l’auteur, j’aurais même tendance à parler de deux histoires car celle de Sean et celle de Bud, a priori opposées, vont se croiser d'une manière inattendue.  A travers les propos de Bud, ce qui explique le style simple et familier du récit, Martine Pouchain nous relate l’histoire de Sean Hopper. A priori, un sale type !   Pourtant, les comportements les plus rudes peuvent cacher le plus terrible des secrets et les apparences peuvent être trompeuses...  Une lecture à découvrir !

 




samedi 12 mai 2012

Suite Scarlett de Maureen Johnson



La note de l'éditeur :

En plein cœur de New York, un hôtel qui fut grandiose, une famille comme on en rêverait, une fratrie d'adolescents qui s'adorent et s'exaspèrent, une pièce de théâtre à monter en cachette, un premier amour grisant, et, dans la suite Empire, une cliente aussi excentrique qu'envahissante... Scarlett ne regrettera pas d'être restée cet été!


Amours, gags, secrets, rivalités... Un roman chaleureux et drôle pour rire et rêver !


Avis :

Depuis des décennies, l’hôtel Hopewell appartient à la famille Martin. Situé au cœur de Manhattan, il s’agit un lieu chargé d’histoire et il figure, à ce titre, dans de nombreux guides de New York. En contrepartie, cet hôtel implique, pour ses propriétaires, de nombreuses dettes et l’obligation de travailler en famille. Chacun des enfants essaye d’apporter sa petite contribution : ainsi cette année, au lieu de chercher un job d’été, Scarlett se chargera de la réception, de l’entretien des chambres et d’autres tâches. Son frère Spencer est préposé au petit-déjeuner au Waldorf-Astoria, tout en cherchant désespérément un engagement au théâtre. Lola, sa sœur aînée, est employée dans une parfumerie et, durant son temps libre, s’occupe de sa petite sœur Marlène : il y a quelques années, celle-ci a été victime d’une leucémie et, si elle est aujourd’hui en rémission, elle réclame toujours beaucoup d’attention. Telle est la situation à l’hôtel Hopewell lorsque débarque Mrs Amberson : cette ancienne actrice s’installe pour tout l’été et son installation va faire souffler un vent de fantaisie sur la vie de Scarlett.


Avec Suite Scarlett, Maureen Johnson nous entraîne dans les coulisses d’un hôtel ancien, un décor pour le moins original ; l’histoire est d’autant plus intéressante lorsque viennent s’y greffer le sauvetage de cet ancien palace, des premiers émois amoureux, une troupe qui répète Hamlet, …

Au cœur de cet imbroglio, Scarlett a fort à faire pour garder le cap et parvenir à gérer le tout. Elle pourra heureusement compter sur ses frère et sœurs ; au final, une fratrie bien sympathique et attachante.

Autant d’ingrédients qui font le succès de ce récit et assure au lecteur de passer un excellent moment, drôle et rafraîchissant. Je n’ai pas retrouvé la petite étincelle des Treize petites enveloppes bleues mais je garde un souvenir très agréable de cette lecture et je ne manquerai pas de parcourir Au secours, Scarlett du même auteur.

jeudi 10 mai 2012

Le soleil est de retour...

et Masse Critique également !


Diablement optimiste quant à la météo, Babelio nous annonce sa prochaine opération Masse Critique :




Pour des infos et la liste des ouvrages proposés, c'est par ici !  En espérant vous y retrouver...

Pour un peu de bonheur, Tome 1 : Félix de Laurent Galandon et A.Dan



Lecture en partenariat dans le cadre de l'opération Masse Critique :
un grand merci à Babelio et aux Editions Bamboo, Grand Angle.

La présentation de l'éditeur :

Printemps 1919. Quelques mois après l'Armistice, Félix Castelan, un "poilu", revient dans son village natal. Mais il n'est plus le même homme: un obus allemand lui a emporté la moitié du visage. À cette blessure physique s'ajoute une blessure psychologique. Regardé comme une bête curieuse par certains, Félix comprend qu'il aura du mal à retrouver sa place parmi les siens, entre une femme infidèle et un fils qui se souvient à peine de lui. Au même moment, une série de meurtres mystérieux met le village en émoi. Un policier, lui aussi ancien blessé de guerre, arrive de Paris pour mener l'enquête ...

Avis :


Lorsqu’après la guerre 14-18, Félix rejoint son village des Pyrénées, ses appréhensions sont grandes. Il sait déjà que si les paysages sont inchangés, il n’en va pas de même des hommes… Son fils a grandi sans lui, ses amis sont morts au front, sa femme Esther doit s’habituer à nouveau à la vie commune. Lui-même a laissé sur le champ de bataille une partie de son visage, il est une gueule cassée et a mis du temps à l’accepter. Il lui faut maintenant affronter les autres et retrouver sa place. Une tâche d’autant plus difficile qu’Esther lui a été infidèle et que ce n’est un secret pour personne.


Pour combler cette longue absence auprès d’Emile, son fils, il se lance dans un mystérieux projet dont il a eu l’idée au front, une promesse qu’il s’est fait secrètement. Pendant ce temps au village, une sordide affaire occupe les esprits : depuis quelques semaines, des bêtes sont abattues par un chasseur inconnu. Pour le démasquer, le maire a fait appel à son beau-frère, Henri Nivoux, un policier de Paris, qui a également payé un lourd tribut à la guerre, en y perdant un bras.

J’ai pris plaisir à suivre le retour de Félix parmi les siens et l’enquête qui se déroule en parallèle. Les dessins collent à merveille à cette histoire et à l’univers qu’elle présente: des couleurs mélancoliques, des teintes un peu passées rendent, avec bonheur, l’ambiance sombre du village et la morosité des hommes. Tout en sensibilité et en finesse, cet album capte le lecteur et le conduit à se pencher sur le destin de ces gueules cassées. Un cahier de huit pages leur est d’ailleurs consacré en fin d’ouvrage.

Les auteurs rendent habilement cette atmosphère de fin de guerre et le retour de ce poilu, durement touché. Si certains ne cachent pas leur joie, d’autres font montre plutôt d’envie ou de bêtise. Une difficile réinsertion s’annonce ! Le second tome nous permettra d’en apprendre davantage et de suivre la progression de l’enquête ! Je remercie Babelio et aux Editions Bamboo, Grand Angle pour cette découverte.




mardi 8 mai 2012

Les Vies valses de Franck Joseph Fouillet

Lecture en partenariat avec Les agents littéraires et Mon Petit Editeur : un grand merci à tous deux pour cette découverte. 


Le pitch :

Jeanne et Gaston, la soixantaine rayonnante, profitent d'une retraite bien méritée après de dures années de labeur en tant qu'agriculteurs. Cette nouvelle étape de leur vie sera alors propice à un retour sur le passé, riche d'anecdotes aussi multiples que variées. De leur déjà lointaine arrivée à l'exploitation, en passant par le départ de leurs enfants, ces deux personnalités dépeintes avec subtilité nous révèlent, entre déception et allégresse, leurs émois.


À travers cet agréable récit, Franck Joseph Fouillet nous livre une émouvante fresque aux échos romanesques et sociaux. En décrivant, non sans humour, les turpitudes de la vie d'un couple d'agriculteurs, l'auteur réussit à passionner et émouvoir. De par son caractère naturaliste, cet ample récit organisé autour de nombreuses anecdotes captive tout en distrayant. Tantôt burlesque, tantôt grave, "Les Vies valses" est un ouvrage pittoresque et singulier, d'une richesse irréfutable.

Le livre : Les vies valses, roman, de Franck Joseph Fouillet, Mon petit éditeur, 206 pages, 20 €

Avis :

C’est au bal que Jeanne et Gaston se sont rencontrés : une valse les avait réunis et des années plus tard, nous les retrouvons, couple soudé, à la retraite. Sur leur union, tout doucement, le temps a passé : à la ferme pour Jeanne, réalisant ainsi un rêve d’enfant ; Gaston lui avait préféré prendre un emploi de chauffeur-livreur plutôt que d’assumer, aux côtés de Jeanne, un travail qui ne lui plaisait pas.

Des enfants leur sont nés : le Grand, la Gamine et, sur le tard, le Gamin. Plus tard encore, les deux aînés sont partis ; le petit dernier, lui, poursuit des études au loin. Son retour est un bonheur pour Jeanne qui le considère toujours comme son petit et se refuse à le voir grandir. Avec la venue des petits-enfants, la famille s’est encore étoffée. L’occasion de tablées nombreuses aux anniversaires, aux fêtes et de balades tous ensemble…


Avec l’âge, le moment de quitter la ferme est venu, en même temps que le projet d’une nouvelle construction, le décor d’une vie neuve, en ville ! Un projet qui va occuper nos jeunes retraités quelques temps. Les courses, l’accordéon, … font aussi passer le temps. Tout comme les câlins car Jeanne et Gaston restent d’éternels amoureux, toujours jeunes dans leur corps ! Pourtant, peu à peu, loin de l’exploitation agricole, les journées semblent parfois longues et le moral de Gaston semble en prendre un coup, même s’il refuse de l’avouer.

Dans ce roman émouvant, Franck Joseph Fouillet nous livre la vie de Jeanne et de Gaston à travers de nombreuses anecdotes. Ces épisodes romancés donnent la saveur particulière d’une vie en commun et font toute l’originalité de ce récit. La vie de famille, le travail à la ferme, les courses, … sont prétexte à des souvenirs parfois amusants, parfois grinçants. Ils se feront peut-être l’écho de rappels personnels également. Ainsi cette histoire d’un cadeau de Noël maladroit et de la « scène » qui suivit son déballage. Ou encore le coup de fil passé en Irlande par Jeanne qui n’a jamais aligné deux mots d’anglais. Autres moments touchants : les tentatives de Gaston pour se rapprocher de son Gamin qui tombent un peu à plat.

Ces morceaux de vie, tantôt drôles, tantôt tristes m’ont bouleversée et m’ont procuré une lecture bien agréable, même si le drame couve sous ce quotidien léger et familier. Vous l’aurez compris, les occasions de frémir sont nombreuses dans cet ouvrage, l’auteur s’y entend, à coup sûr pour émouvoir son lecteur, et lui faire partager cette histoire de famille.   Je remercie  Les agents littéraires et Mon Petit Editeur pour ces moments riches en émotions


Et s’il fallait mettre une note… 4/5





lundi 7 mai 2012

Swap Univers de Ghibli




Il y a quelques temps, Moutmoutyoda a mis  sur pied un swap destiné à faire connaître l'univers du Ghibli.  Orientés vers les oeuvres des Studios Ghibli et leurs personnages, il permettait également de découvrir  le Japon, de quoi tenter l'accro des swaps que je suis.  D'autant que Sofynet m'a offert de partager cette expérience avec elle, marché vite conclu !

Nous avons régulièrement échangé avec Sofynet et nous sommes envoyé nos colis en même temps.  C'est presque de concert que nous avons procédé au déballage...

Voici un aperçu de ce colis dépaysant et tout en mystère : Sophie m'avait en effet préparé un jeu de piste en inscrivant une petite phrase sur chacun des emballages, phrase rédigée en japonais.  Un bel exercice et un joyeux casse-tête pour moi ^^
Du côté des livres :

La tombe des lucioles de Akiyuki Nosaka

Le premier tome de Summer Wars

Tokyo Home de Cyrielle et Thierry Gloris
tous d'excellents choix, je suis ravie !



Du côté des surprises :

de superbes marque-page magnétiques, décorés de scènes tirées des films de Ghibli,

le DVD du Voyage de Chihiro,

de très jolies baguettes,

un Totoro à suspendre, il est trop mignon ^^

un bijou de portable, un chat bus, je crois...

une serviette à utiliser toute l'année


Pour terminer, les gourmandises :

du thé vert aux grains de riz soufflé, une découverte en perspective,

des bonbons aux fraises, excellents !

des mochis aux cacahuètes, délicieux et dûment testés en famille !


Comme vous pouvez le constater, Sofynet m'a bien gâtée avec ce beau colis.  Je vais pouvoir, grâce à elle, m'aventurer un peu plus dans l'univers des Studios Ghibli et découvrir, sous différentes facettes, le Japon.  Un grand merci, Sophie, pour ce voyage dont je me réjouis d'avance !  Je tiens également à remercier Moutmoutyoda pour l'organisation de ce swap au thème si attirant !

samedi 5 mai 2012

Les Enquêtes d'Enola Holmes, tome 1 : La Double Disparition de Nancy Springer

Résumé de l'éditeur :

S'il est une chose que j'aimerais savoir, c'est pourquoi ma mère m'a nommée " Enola ".

Enola qui, à l'envers, se lit : alone. En anglais : seule. Et c'est bel et bien seule que je me suis retrouvée le jour de mes quatorze ans, ma mère ayant disparu de notre manoir de façon inexpliquée. J'ai alors été contrainte d'en informer mes frères aînés que je n'avais pas revus depuis dix ans - Mycroft et Sherlock Holmes. Or ce n'était pas eux qui allaient m'être d'un grand secours. Jugeant que mon éducation laissait à désirer, Mycroft n'avait qu'une idée : m'expédier en pension pour faire de moi une lady.

En outre, Sherlock estimait ma capacité crânienne bien trop limitée pour pouvoir résoudre le mystère de cette disparition. J'étais pourtant la seule à avoir décelé des indices dont mon détective de frère n'avait pas la moindre idée. C'est donc le coeur empli d'espoir, que j'ai décidé, malgré mes appréhensions, de partir à la recherche de ma mère. Seule.

Avis :

C’est à Argali que je dois cette rencontre avec Enola, la cadette de la famille Holmes. Née longtemps après ses frères Sherlock et Mycroft, Enola est élevée en dehors des convenances de l’époque, à la campagne, par sa mère, une femme excentrique et fantasque.

Le jour des quatorze ans d’Enola, sa mère disparaît et la jeune fille fait appel à ses frères. Devenus de parfaits londoniens, les deux hommes sont catastrophés de l’état du domaine, de l’éducation de leur jeune sœur, … Ils prennent la situation en main et décident, entre autres choses, de l’envoyer dans une respectable pension où elle recevra l’éducation indispensable, apte à faire d’elle une jeune lady. Cette décision n’est pas vraiment du goût d’Enola qui choisit de fuguer et de se rendre à Londres, déterminée à faire toute la lumière sur le disparition de sa mère, n’hésitant pas à résoudre tout autre mystère qui se présenterait… Elle entend bien prouver à Sherlock que ses facultés intellectuelles ne sont pas aussi limitées qu’il le croit !

Un excellent choix que celui d’Argali : j’ai découvert une héroïne au caractère bien trempé, pleine de ressources et décidée à se prendre en main. Dans la société britannique de la fin du XIXe siècle, ce ne sont pas vraiment des qualités prisées et la jeune Enola aura fort à faire pour parvenir à ses fins.

Nancy Springer, dans une écriture soignée et agréable, nous décrit, en marge des aventures de son héroïne, la vie dans l’Angleterre victorienne, un bon point supplémentaire pour ce récit divertissant. Si l’intrigue est plutôt simple et rapidement enlevée, n’oublions pas qu’il s’agit de littérature jeunesse, l’ensemble est très plaisant à suivre et la lecture est prenante. J’ai pris grand plaisir à suivre les pérégrinations d’Enola, souhaitant qu’elle parvienne, solidarité féminine oblige, à river son clou à son frère … Un grand merci à Argali pour cette passionnante découverte !

jeudi 3 mai 2012

La radio des blogueurs : Soleilthon !





Pour soigner notre moral en berne, Leiloona a fait de sa Radio des blogueurs une cause d'utilité publique et a lancé une session destinée à nous ramener le soleil.


 Au programme donc : des chansons aux effets bénéfiques, propices à nous faire tout oublier !

Je n'ai pas tardé à faire mon choix et voici ma contribution : Golden Baby de Coeur de Pirate, un titre entraîné par la voix fraîche de Béatrice Martin et chargé de bonne humeur  !




mardi 1 mai 2012

Sérum : Saison 1 - Episode 2 d'Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


Résumé de l'éditeur :

1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?




Avis :

Tout aussi efficace que le premier tome, ce deuxième volume de Sérum nous ramène dans l’enquête de Lola Gallagher face à l’amnésie d’Emily Scott.

Une catastrophe s’annonce et il est impératif d’avoir accès aux souvenirs de la jeune femme… Une seule solution : Arthur Draken et ses méthodes peu orthodoxes ! Après une première séance, reste à ce psychiatre hors normes à décoder les paroles de la jeune femme et ce n’est pas chose aisée. Draken est alors contraint à recourir à la science de son père, le docteur Ian Draken : le vieux psychiatre est retiré du service actif mais ni l’âge, ni la maison de retraite n’ont eu raison de sa perspicacité et de son répondant. Entre les deux hommes, les relations sont plutôt houleuses et, pour le lecteur, donnent lieu à quelques scènes assez savoureuses. Pendant ce temps, Lola Gallagher cherche toujours à concilier les impératifs de l’enquête et de la vie familiale. Dans l’ombre, de mystérieuses opérations ont lieu et le complot se précise.

Happé par l’histoire et sa vivacité, le lecteur est gardé captif et a hâte d’en savoir plus. Qu’il s’agisse des développements de l’enquête ou des prolongements familiaux de l’histoire. A la périphérie de l’énigme, des personnages comme le père d’Arthur Draken ou Chris, le frère de Lola, viennent pimenter le récit et ajouter à son intérêt. L’histoire est toujours aussi prenante, la menace se précise et il est toujours aussi difficile de lâcher le roman, une fois la lecture entamée. C’est à nouveau avec un sentiment de manque que j’ai refermé cet ouvrage, avide d’en découvrir la suite. L’épisode 3 est prévu pour la fin juin…

Cette fois encore, des flashcodes permettent notamment d’écouter des titres en cours de lecture. Il est également possible de découvrir la série et son ambiance sur le site Sérum Online, des bonus y sont disponibles.

Un grand merci aux éditions J'ai lu pour cette lecture addictive!