"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

vendredi 27 avril 2012

A Mélie, sans mélo de Barbara Constantine

Le résumé de l'éditeur :

Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Pour la première fois, sa petite-fille, Clara, vient passer les grandes vacances chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu'elle a un problème de santé... Elle verra ça plus tard. La priorité, c'est sa Clarinette chérie ! Durant tout l'été (le dernier ?), Mélie décide de fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique... Et puis, comme la vie est vraiment dingue parfois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour... Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !


Avis :

Tentée ces derniers temps par les nombreux avis sur le net à propos de « Et puis Paulette », j’avais bien envie de découvrir l’écriture de Barbara Constantine … L’arrivée d’une nouvelle bibliothèque durant les congés de Pâques m’ayant aidée à ordonner ma PAL, je me suis souvenue que « A Mélie sans mélo » s’y trouvait, en prêt et je n’ai pas tardé à entamer cette lecture. Bonne nouvelle !

J’ai donc découvert Mélie et son petit monde pour mon plus grand bonheur. En ce début de vacances scolaires, Mélie attend sa petite fille Clara avec impatience. Elle rembarre même son médecin et ses résultats d’analyse. Il sera toujours temps d’y songer plus tard… D’abord penser à sa « Clarinette chérie » ! Toutes deux se réjouissent de passer quelques semaines ensemble et de bons moments s’annoncent : autour des deux complices, des retrouvailles s’organisent, des rencontres se nouent, des fêtes s’improvisent pour un rien…

Voici un petit livre au goût de bonheur : le style est simple, familier, comme les situations qu’il narre, comme la vie qu’il décrit. Les moments évoqués trouvent un écho en chacun d’entre nous et les personnages nous semblent tout proches. Entre Clara, Mélie, Marcel et leurs amis, on a l’impression d’être en pays de connaissance, en famille. Une intimité partagée qui nous livre une lecture aisée, agréable : chaque page tournée prête à s’émouvoir, à rire. En conclusion : un roman qui donne le sourire et un auteur à suivre !

vendredi 13 avril 2012

Sérum : Saison 1 - Episode 1 d'Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


Résumé de l'éditeur :

1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM


Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.

Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

Avis :

Innovante et originale, la série policière Sérum, rédigée conjointement par Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza, veut transporter son lecteur comme il l’est par les séries télévisées et l’impliquer dans l’enquête en cours. Trois saisons ont été prévues et les six épisodes de la première saison seront publiés à raison d’un roman par mois.

Tout commence avec une course poursuite dans New York : aux abois, une jeune femme tente visiblement d’échapper à ses poursuivants par tous les moyens … Au terme d’une fusillade dans le Brooklyn Museum, on la retrouvera inconsciente, une balle dans la tête, dans le parc de Fort Greene.

Dénommée Emily Scott par les enquêteurs, la jeune femme a perdu la mémoire et a totalement oublié qui elle était. Elle semble pourtant avoir des révélations importantes à faire.

Lola Gallagher est détective au 88e District, elle a beaucoup de mal à concilier sa vie professionnelle et sa vie familiale. Chargée de l’enquête, face à la pauvreté des indices et à l’urgence de la menace qu’elle devine, elle se tourne vers Arthur Draken, un psychiatre aux méthodes peu académiques …

Chapitres courts, action, flashcodes, parutions des épisodes à intervalles calculés, … Rien n’est laissé au hasard et, d’entrée de jeu, le lecteur est captif, happé par le récit et par le suspense qui s’en dégage.

Dès les premières pages du roman, j’ai été emportée par l’action narrée. L’écriture des deux auteurs est efficace, très visuelle, axée sur la réalité du terrain. L’univers des héros nous est décrit et le récit alterne la réalité des uns et des autres, ce qui confère au roman un fort dynamisme et donne au lecteur l’envie d’en découvrir davantage. En refermant l’ouvrage, je me suis dit « quoi ? déjà ! », tant les questions en suspens sont nombreuses et l’action prenante, interrompue au mauvais moment !

Afin de rendre encore plus réaliste l’univers du roman, des flashcodes sont disséminés dans l’ouvrage, ils permettent notamment d’écouter des titres en parallèle avec la lecture. Il est également possible de découvrir la série et son ambiance via le site Sérum Online, des bonus y sont disponibles.

Un grand merci aux éditions J'ai lu pour cette découverte addictive!

mardi 10 avril 2012

Swap Mettez de la couleur dans votre PAL : Yello(w)range exotic swap


Voici largement le moment de publier le déballlage du volet jaune-orange du swap Couleurs organisé par Valérie : ce dernier échange nous permettait à Sabine, Hebelit et moi de prendre notre revanche après la session verte où nous avions déjà la joie de former un trinôme mais dans le sens contraire.






Cette fois, Hebelit était ma swappée et Sabine ma swappeuse. J'ai donc reçu un gros colis concocté par Sabine, en voici un aperçu... Une foule de paquets dans les tons jaunes, soigneusement annotés, de gros paquets de bonbons pour les enfants et une gentille carte.





En commençant par les gourmandises :
un délicieux thé très parfumé,
du sucre à la pêche,
du chocolat blanc fourré,
du chocolat brun à la liqueur d'abricot,
du chocolat brun à l'écorce d'orange,
et trois énormes sacs de friandises destinées à mes ados.
J'ai eu l'occasion de goûter les pêches, un délice !




Du côté lectures et surprises :

Dans la gorge du dragon d'Eliott Pattison, le préféré de Sabine. J'ai hâte de le découvrir !
Mme Ramotswe détective d'Alexander Mc Call Smith, un policier que je ne connaissais que de nom.
About a boy de Nick Hornby. J'ai gardé d'excellents souvenirs du film et il me plaît de découvrir maintenant le livre !
De superbes cahiers, ils sont vraiment magnifiques !
Un carnet et un stylo à l'effigie des Shadoks, un souvenir de mon enfance ! Je suis conquise...
Un stylo très joli dans les tons de jaune,
Une cane en costume.




Pour terminer, Sabine a pensé à mon addiction pour les marque-page et m'a comblée en m'en envoyant une dizaine, tous plus jolis les uns que les autres.

Je vous laisse les admirer !

Il me reste à terminer en remerciant chaleureusement Sabine qui m'a bien gâtée, les enfants se joignent à moi d'ailleurs et à dire le plaisir d'avoir partagé cet épisode et le précédent avec elle et Hebelit. Je remercie par la même occasion Valérie de nous en avoir donné l'occasion à travers ce swap tout en couleurs dont la fin s'annonce avec un volet violet consacré aux femmes. A nouveau une association qui promet !

jeudi 5 avril 2012

Le journal intime de Georgia Nicolson : Mon nez, mon chat, l'amour et ...moi de Louise Rennison



Le résumé de l'auteur :

Georgia Nicolson a 14 ans et trouve que sa vie est un enfer! Son chat se prend pour un rottweiler, son père voudrait aller vivre en Nouvelle-Zélande, sa mère porte des jupes trop courtes pour son âge, sa meilleure amie ne perd pas une occasion de lui casser le moral et le garçon le plus canon du quartier sort avec une cruche aux oreilles décollées au lieu de comprendre que Georgia est la femme de sa vie. Enfin, s'il n'y avait que ça, elle pourrait survivre, mais il y a cette chose gigantesque au milieu de son visage : son nez !

Avis :

Découverte grâce à Argali, Georgia Nicolson est une héroïne fantasque et attachante. Adolescente, elle nous relate dans ce journal intime sa vie quotidienne, ses joies et ses petits tracas. Ses amies, sa famille, son physique, ses amours, … sont autant de sujets qui sont abordés ici. L’ensemble est savoureux, drôle et décalé.

Georgia nous rappelle les adolescentes que nous avons été ou celles que nous côtoyons. Inégalable pour se mettre dans des situations impossibles, affublée d’un chat retourné à l’état sauvage, d’une petite sœur qui a l’art de mettre les pieds dans le plat, Georgia n’a pas que des atouts de son côté…

Imaginez-la à une soirée déguisée en olive farcie, en virée avec ses copines et se faisant passer pour une Française, ... Sans parler de la rituelle opération destinée à masquer le béret de son uniforme scolaire! Vous aurez ainsi un aperçu de son quotidien qui est loin d’être triste.

Envers et contre tout, elle assume ses bourdes et nous offre ainsi des moments de franche rigolade en sa compagnie, un peu déjantée !

mercredi 4 avril 2012

Little brother de Cory Doctorow

La note de l'éditeur :

Fan de nouvelles technologies et de jeux vidéo en réseau, Marcus, 17 ans, mène une vie sans histoires... même s'il défie parfois les caméras de surveillance du lycée ou pirate quelques sites Internet.

Jusqu'au jour ou il est pris dans les mailles d'un service anti-terroriste, emprisonné et torturé. Marcus décide alors de combattre les abus du pouvoir en utilisant ses talents informatiques. Un acte de résistance, qui se transformera en un vaste mouvement de rébellion...

« Ce livre n'aurait jamais vu le jour sans le roman magnifique, bouleversant, de George Orwell, 1984. Le meilleur roman jamais écrit sur une société qui déraille. »
CORY DOCTOROW

Avis :

C’est grâce à une critique de Hérisson que j’ai découvert ce livre. Pensant qu’il pourrait convenir à mon fils, je l’ai lu avant lui et bien m’en a pris. Dans « Little Brother », j’ai découvert Marcus, un adolescent passionné de technologies et d’informatique. Si Marcus utilise essentiellement l’informatique pour des jeux vidéo en réseau, il n’hésite pas à s’en servir pour déjouer la surveillance du lycée. Pour l’heure, il s’apprête, en compagnie de quelques copains, à sécher les cours pour une partie de Harajuku Fun Madness, un jeu en réalité alternée, combinant parties réelles et virtuelles. Malheureusement pour eux, Marcus et ses amis vont se trouver à proximité des lieux d’un attentat et, considérés comme suspects, être arrêtés sans autre forme de procès.

Cory Doctorow nous décrit une société très proche de la nôtre, avec des côtés totalitaires, hautement sécuritaires. Tout est sous contrôle, rien ne doit échapper au contrôle de l’état, le moindre clic est surveillé et chacun est soupçonné. Face à la menace terroriste, les mesures sont draconiennes et les limites n’existent plus. Emprisonnements arbitraires, tortures, … ne sont que quelques-uns des moyens extrêmes auxquels recourt le pouvoir en place.

Il faudra toute la science de Marcus, son audace et sa malice pour déjouer les pièges du système et rendre sa place au libre arbitre. Le message véhiculé par l’auteur est très fort et m’a profondément touchée. Il m’a d’autant plus convaincue, par la ressemblance de l'univers décrit et du nôtre, de l’intérêt de faire lire cet ouvrage aux plus jeunes.

Au centre du récit, Marcus est un héros attachant, il est brillant avec les nouvelles technologies et ne manque pas de ressources. S’il hésite ou est parfois perdu, il ne reculera pas pour faire rétablir ses droits et révéler au grand jour les abus de pouvoir. Ses talents informatiques ont amené l’auteur à des descriptions des techniques et procédures employées. Cela ne gâche pas pour autant la lecture de l’ouvrage, qui reste fluide et aisée. Ce roman plaira peut-être davantage aux amateurs de nouvelles technologies mais ne leur est assurément pas réservé. Que du contraire !

En conclusion : un récit passionnant sur la révolte et la liberté ; une lecture qui prête à réfléchir !

mardi 3 avril 2012

La dernière conquête du Major Pettigrew de Helen Simonson

Lecture en partenariat avec Livraddict et les éditions Nil : un grand merci à tous deux pour cette délicieuse découverte !

Le résumé de l'éditeur :

À Edgecombe Saint Mary, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l'heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger. Désormais veuf, ce parfait gentleman retraité du Royal Sussex a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf - tous occupés à fuir leurs dames patronnesses. Et ce n'est guère son fils, dévoré par l'ambition et les jeux de pouvoir de la City, qui saurait être le complice de ses vieux jours.

Quand l'amour se présente soudain à lui sous les traits de la douce Madame Ali - l'épicière d'origine pakistanaise et de confession musulmane -, la communauté villageoise s'émeut, l'équilibre familial vacille. Le major, si respectueux des traditions, saura-t-il mener sa dernière conquête contre les convenances, la vox populi et... lui-même ?

Avis :

Si c’est le charme un peu vieillot de la couverture, et notamment, ce ton de vert un peu passé, qui m’a attirée lors de ce partenariat, ma lecture m’a ensuite confirmée dans ma première impression et je me suis sentie emportée dans la campagne anglaise en compagnie des personnages d’Helen Simonson.

J’ai donc, aux côtés du Major Pettigrew, appris le décès de son frère Bertie, événement déclencheur de ce récit. Veuf depuis quelques années, le Major Pettigrew a un peu de mal à se remettre de l’annonce du décès de son frère. Arrivant à point nommé, Madame Ali, l’épicière du village d’Edgecombe St. Mary, se porte à son secours et lui apporte, outre une salutaire tasse de thé, un peu de réconfort.

Voici qui marque le début d’une amitié inattendue : le Major et Madame Ali vont faire plus ample connaissance et se découvrir de nombreux points communs. Lorsque cette amitié se transforme peu à peu en affection plus profonde, le village va s’émouvoir de la situation et manifester sa désapprobation…

Helen Simonson nous décrit donc une idylle un peu inattendue sur fond de paysage anglais. Le Major Pettigrew et Madame Ali sont deux personnes délicates et subtiles, tous deux manient avec bonheur l’ironie et n’hésitent pas à livrer leurs pensées de manière détournée, soucieux de ne pas heurter leur interlocuteur.

Veuf et solitaire, le Major est bien loin de l’image qu’il donne au quotidien, il est bien sûr bardé de principes et son sens des convenances n’est plus à démontrer. C’est pourtant un homme sensible et attentionné, pour qui la famille et les valeurs comptent beaucoup.

Son pendant féminin, Madame Ali est également fort différente de son personnage d’épicière pakistanaise. Cultivée et raffinée, elle manie les langues étrangères et lit volontiers Kipling.

Si leur union tombe sous le sens pour le lecteur, il n’en va pas de même pour les personnages secondaires gravitant autour de nos héros et l’opposition est forte. Qu’il s’agisse des membres du club de golf auquel appartient le Major, de la famille des héros ou encore des dames patronnesses, l’auteur nous livre une belle brochette d’esprits étriqués et mesquins qui mettent en avant l’incompatibilité des classes et la prétendue noblesse des races…

Helen Simonson s’y entend à merveille pour décrire des personnages comme Daisy, confite dans ses préjugés et décidée à régenter le village par son étroitesse d’esprit. Heureusement, d'autres se montreront moins obtus... Outre ses protagonistes, Helen Simonson recrée avec bonheur le charme désuet de la campagne anglaise. Son écriture est travaillée, ouvragée, ses descriptions sont précises et sonnent justes. D’une très jolie manière, elle transporte le lecteur au cœur d’Edgecombe St. Mary, ses paysages et ses traditions.

J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre l’intrigue et à découvrir ce premier roman délicat et attachant, pour lequel je remercie Livraddict et les éditions Nil .


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