"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

jeudi 23 juin 2011

La trilogie de Bartiméus : l'amulette de Samarcande de Jonathan Stroud




Lecture commune en trois volets avec Syl

La note de l'éditeur :

Londres, XXIe siècle. La ville est envahie de magiciens qui font appel à des génies pour exaucer leurs désirs. Lorsque le célèbre djinn Bartiméus est appelé par une puissante invocation, il n’en croit pas ses yeux : l’apprenti magicien Nathaniel est bien trop jeune pour solliciter l’aide d’un génie aussi brillant que lui ! De plus, cet adolescent surdoué lui ordonne d’aller voler l’Amulette de Samarcande chez le puissant Simon Lovelace. Autant dire qu’il s’agit d’une mission suicide. Mais Bartiméus n’a pas le choix : il doit obéir. Le djinn et le magicien se trouvent alors embarqués dans une périlleuse aventure...

Avis :

Il y a peu ma copine Syl voyant quelques points communs dans nos PAL, m'a proposé une lecture commune et soumis quelques lectures potentielles. Mon choix s'est porté sur "La trilogie de Bartiméus" qui nous donnait la possibilité de renouveler l'aventure avec chaque tome.

Me voici donc partie pour Londres, en compagnie de Syl,une ville où cohabitent magiciens et plébéiens. Nos hôtes sont Bartiméus, un djinn puissant à la langue plutôt acérée, et Nathaniel un jeune magicien en plein apprentissage.

La rencontre de ces deux personnages est prometteuse, chacun tentant de soumettre l’autre à sa volonté : le magicien ayant invoqué le djinn pour qu’il le serve et le djinn tentant de se soustraire au pouvoir d’un maître si jeune. Il est vrai que Nathaniel réalise un véritable exploit en conjurant un djinn d’un niveau si élevé à son jeune âge. Comme il est de coutume dans le monde créé par Jonathan Stroud, l’enfant a été confié à un magicien expérimenté, chargé de son apprentissage mais son maître est peu intéressé par cette tâche et délaisse l’enfant qui s’empresse de se former seul et acquiert ainsi une masse de connaissances stupéfiante. C’est le savoir incroyable de Nathaniel et la faiblesse de son maître qui vont se combiner et donner naissance à l’aventure rocambolesque dans laquelle sont entraînés nos deux héros.

Récit à deux voix, alternant les propos de Bartiméus et ceux de Nathaniel, «L’amulette de Samarcande» nous décrit un monde partagé entre magie et ordinaire, un monde où les frontières entre les classes sociales sont très marquées et où la cohabitation ne semble pas gagnée : attentats, couvre-feu, résistance, … Les magiciens ne semblent pas aimés de tous ; ce thème est juste évoqué dans ce tome et j’imagine que les ouvrages suivants nous en apprendront davantage.

Ici pas de féérie, ni de baguette magique mais des formules et des rituels, des entités invoquées et soumises pour effectuer les basses besognes. Les magiciens rencontrés ne semblent pas vraiment sympathiques, ils évoquent plutôt des politiciens préoccupés de leur propre intérêt que des mages capables de prouesses fantastiques.

Si le décor n'est pas des plus enchanteurs, du coté de nos héros, le portrait n’est pas plus flatteur : Nathaniel a assez mauvais caractère et semble bien conscient de ses capacités extraordinaires. Mais comment peut-il en être autrement pour un enfant qui, dès l'âge de cinq ans, se voit rejeté par les siens, privé de ses racines, et jusqu’à son prénom, et est confié à un maître qui le voit uniquement comme un fardeau ? Bartiméus, lui, est un démon dans toute sa splendeur, son cynisme et son humour, à travers les notes de bas de page, donnent tout son sel au roman et régale le lecteur.

J’ai donc pris grand plaisir, malgré quelques longueurs dans les batailles, à découvrir le monde de Bartiméus et de Nathaniel et je ne manquerai pas la deuxième partie du voyage, en compagnie de Syl toujours. D’ici là, n’hésitez pas à découvrir l’avis de Syl !

En finit-on jamais d'aimer ceux que l'on aime ? de Martine Moriconi













Lecture en partenariat avec Livraddict et les éditions Robert Laffont, un grand merci pour cette découverte !


Résumé de l'éditeur :

Pauline et Guillaume, Élisabeth et Pierre, Benjamin, Olivier... Dans les années 80, ils étaient inséparables. De ces amitiés qui se nouent à l'aube de l'âge adulte et durent pour la vie, même quand la vie nous fait prendre des chemins différents. Vingt-cinq ans plus tard, à l'heure des premiers bilans de la cinquantaine, Pierre et Élisabeth ne savent plus pourquoi ils sont toujours ensemble ; Benjamin papillonne comme un éternel ado, Olivier tire sa révérence, et Pauline... Contre toute attente, Pauline retrouve Guillaume, le seul à avoir rompu avec leur petite bande. Ils se sont tant aimés et tant déchirés tous les deux... Espérer contre l'évidence, les statistiques, les leçons du passé, bref la raison la plus élémentaire, que vingt-cinq ans plus tard les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets : Pauline a conscience de son inconscience. Mais... en finit-on jamais d'aimer ceux que l'on aime ?


Avis :

Annoncé par un titre puissamment évocateur et une couverture vivifiante, « En finit-on jamais d’aimer ceux que l’on aime? » est un roman que j’ai trouvé fort plaisant et rafraîchissant. Même si l’auteur y aborde des sujets lourds comme le suicide ou le chômage, le ton m’a paru léger et la lecture bien agréable.

Mais faisons connaissance avec les protagonistes : "les" car si le récit tourne essentiellement autour de Pauline, il concerne avant tout une bande de copains, à l’approche de la cinquantaine. Guillaume son amour de toujours, Pierre et Elizabeth, un couple un peu perdu, Olivier qui décide d’arrêter les frais, Benjamin au caractère toujours jeune. En retrouvant Guillaume, Pauline retrouve sa jeunesse mais la vie à deux n’est pas plus simple qu’elle ne l’était à vingt-cinq et le temps passé va-t-il atténuer les douleurs d’hier ou au contraire…

Mêlant aujourd’hui et hier, le texte de Martine Moriconi nous invite à suivre les aventures quotidiennes de ce groupe d’amis, aux abords de la cinquantaine : amour, boulot, âge, … les problèmes sont multiples et touchent chacun de manière différente. Chacun réagit donc à sa façon mais la petite bande reste toujours concernée et les réactions s’enchaînent.

Parfois drôle, parfois triste, « En finit-on jamais d’aimer ceux que l’on aime? » sonne juste et met le doigt sur les peines et les bonheurs qui composent l’existence. Cette histoire pourrait être la nôtre ou celle de nos proches et le lecteur y est aisément impliqué. Tout ceci fait que ce roman se lit facilement, d’une traite presque.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture que j’ai envie de qualifier d’ordinaire, dans le sens où elle concerne le quotidien et touche chacun de nous. Un grand merci à Livraddict et les éditions Robert Laffont pour ce bon moment de lecture.


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lundi 20 juin 2011

Peur noire de Harlan Coben



Résumé de l'éditeur :

Mauvaise passe pour Myron Bolitar : au moment même où son agence bat de l'aile, ce coup de fil d'Emily Downing...
Un premier amour qui reprend contact n'est jamais très bon signe. D'autant qu'il y a treize ans, Emily n'a rien trouvé de mieux à faire que de le plaquer pour Greg, le rival détesté. L'homme qui a élevé, lui apprend aujourd'hui Emily, son propre fils, Jeremy... La nouvelle désarçonne Bolitar mais une seconde le remet vite en selle : Jeremy souffre d'une grave anémie qu'une greffe de moelle osseuse seule pourrait guérir. Et l'unique donneur compatible s'est évanoui dans la nature... Des pères, des fils, un journaliste plagiaire, un tueur en série, des tuiles en pagaille et des ardoises à régler... La course au donneur est lancée, et l'enjeu n'a rien d'une partie de base-ball...

Avis :

Si Myron Bolitar avait décidé de mettre un terme à ses enquêtes et de se consacrer uniquement à son agence, les événements se chargent de l’empêcher mener à bien ce vœu : Emily, son ex, l’appelle à l’aide. Jeremy, son fils gravement malade, a un besoin urgent d’une greffe de moelle et le seul donneur compatible a disparu. Myron est son seul espoir et il n’hésite pas à mener l’enquête, d’autant qu’il serait le père de l’enfant…

Une fois de plus, tous les ingrédients sont réunis pour assurer un suspense efficace : travail en équipe, humour, situations dangereuses, … En marge de l’enquête proprement dite, une interrogation sur les relations père-fils. Ajoutant cette dimension familiale, Harlan Coben nous entraîne dans une aventure à rebondissements où les interrogations sont légion: le méchant est-il vraiment celui que l’on pense ? Comment gérer cette paternité surprise ? Comment appréhender ses relations avec ses parents vieillissants ? Autant de sujets qui viennent renforcer la dimension humaine, intimiste, du héros.

Ici encore, le style d’Harlan Coben est toujours aussi efficace, distillant tantôt de la tension, tantôt de l’humour, créant ainsi un mélange imparable qui bloque le lecteur devant les pages de cette « Peur noire » pour une agréable lecture.

vendredi 17 juin 2011

Fablehaven : le sanctuaire secret de Brandon Mull



Résumé de l'éditeur :

Qui entre ici en ressortira changé à jamais.

Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret pour échapper à l’extinction qui les menace. Ce sanctuaire s’appelle Fablehaven.

Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est le gardien. Bientôt, ils découvriront l’incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d’êtres fabuleux ? fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades…

Aujourd’hui, l’avenir de Fablehaven est menacé par l’avénement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille… et rester en vie.

Avis :

C’est à un bien agréable dépaysement que m’a conviée Tristhenya en m’offrant cet exemplaire de Fablehaven, en version collector, s’il vous plaît ! Je vais donc m’attarder quelques instants sur ce livre en tant qu’objet car il est superbe et j’apprécie grandement ce cadeau. Un boîtier cartonné abrite cet exemplaire du roman, l’illustration est en relief et une petite porte s’ouvre dévoilant la couverture et précisant : « Qui entre ici en ressortira changé à jamais ». De quoi pimenter un peu plus la lecture et mettre le lecteur d’emblée dans le bain, avant même la première ligne franchie…

Pendant l’absence de leurs parents partis en croisière, Kendra et Seth sont hébergés par leurs grands-parents qu’ils connaissent peu. Ils appréhendent donc ce séjour mais découvrent à leur arrivée une très jolie propriété où tout a été prévu pour les distraire. Un seul bémol : leur grand-mère est absente, appelée au chevet d'une tante mourante. Le cadre est idyllique; pourtant les règles sont strictes, interdiction de pénétrer dans les bois ou dans la grange. Rien de tel pour éveiller la curiosité de Seth et l’entraîner dans d’étranges découvertes, Kendra à sa suite…

C’est avec bonheur que j’ai découvert Fablehaven, en compagnie de Seth et de Kendra : le monde imaginé par Brandon Mull est captivant et peuplé de créatures magiques et fascinantes. Un univers un peu effrayant parfois : j’avoue, j’ai souvent tremblé à la lecture des expéditions des enfants et des risques qu’ils prenaient. Mais bon, je suis maman aussi, j’ai des circonstances atténuantes…

Trêve de plaisanterie, j’ai beaucoup apprécié cette plongée dans l’univers de Fablehaven, ce mélange de nature sauvage et de magie, de danger et de tentations. Je comprends très bien le désarroi de Kendra et de Seth, pas trop pressés de rentrer à la maison. J'avais très envie d'un verre de lait qui me permettrait de découvrir ces fées que j'imagine magnifiques.

Tels l'eau et le feu, Kendra et Seth se complètent parfaitement : la sagesse et la fougue s'allient pour atteindre ce sanctuaire fabuleux. Kendra arrive à la vérité sur le domaine par sa sagacité, en résolvant le rébus; Seth y parvient par ses expéditions un peu folles. Mais c'est finalement la raison qui prime, une leçon à retenir.

A leurs côtés, leur grand-père protège Fablehaven tout en veillant sur sa famille, c'est un juge sévère mais juste, qui n'hésite pas à reconnaître ses erreurs. Sa tâche est lourde mais il est heureusement secondé, que ce soit par Léna, Dale ou encore Hugo, sans oublier son épouse !

Brandon Mull nous propose ici une histoire bien rythmée, dense et aux rebondissements nombreux. Cette lecture est passionnante, mêlant l'action et le suspense à la découverte de cette fantastique réserve. Nourri de descriptions détaillées, le texte permet de visualiser les personnages sortis de l'imagination de l'auteur. Les habitants de Fablehaven sont fascinants, certains plutôt effrayants, d'autres attirants mais chacun apporte sa part de féérie et de dépaysement au récit. Je reconnais une petite préférence pour les brownies, je leur ouvrirais bien la porte de ma maison... tout comme j'aimerais voir le jardin peuplé de fées ! Histoire de garder encore un peu une part de cette histoire pleine de fantaisie. Je tiens à remercier à nouveau Tristhenya pour cette belle découverte que je ne manquerai pas de poursuivre avec les tomes suivants !

jeudi 16 juin 2011

If you wish upon a star... 3






On joue chez Imagine Philomène pour fêter ses 2 ans !

A gagner de jolis bijoux de sa boutique La marotte bleue

Tirage au sort le 19 juin, pour admirer ou participer, c'est par ici !









Un fourre-tout à gagner chez AR.H Création

Le concours est ouvert jusqu'au 20 juin, toutes les infos sont ici !











Le jardin du mixed media organise un giveaway pour fêter son anniversaire :












....et pour fêter les 4 ans du Jardin (exactement le 19 juin prochain!), nous vous proposons un giveaway!

La gagnante, tirée au sort parmi les commentaires et qui aura également poster cet article sur son blog, recevra trois beaux kits surprises de la part des jardinières et vous savez comme nous savons être généreuses!

Comment procéder ? Rien de plus simple!

Vous copiez-collez cet article (à partir du visuel cerises ci-dessus) sur votre blog. Ensuite vous signalez dans les commentaires de ce post que vous participez en donnant bien le lien de votre article.

Nous espérons ainsi vous faire plaisir!!

Le tirage au sort aura lieu le 30 JUIN.

A très bientôt!

Vos jardinières, cultivatrices de mixed-media

Pour participer, c'est par ici !

mercredi 15 juin 2011

Bal de givre à New York de Fabrice Colin



Résumé de l'éditeur :

Anna Claramond ne se souvient plus de rien. Seul son nom lui est familier. La ville autour d’elle est blanche, belle, irréelle. Presque malgré elle, la jeune fille accepte l’aide du beau Wynter, l’héritier d’une puissante dynastie. Bal de rêve et cadeaux somptueux se succèdent avec lui mais Anna sent que quelque chose ne va pas. Qu’elle est en danger. De plus, des indices et des messages sont semés à son attention par l’insaisissable Masque, un fugitif recherché. Qui est son ennemi, qui est son ami ? Anna sait qu’elle doit se souvenir. Mais que lui réservera sa mémoire une fois retrouvée ?

Avis :

Suite aux nombreux avis positifs lus sur les blogs à propos de ce livre, j’avais très envie de lire "Bal de givre à New York ". Ce que n’a pas manqué de remarquer Mathilde qui me l’a offert lors du swap Spring Livr@Book 2011 de Tiboux. Je n’ai donc pas traîné à le sortir de ma Pal et à découvrir les aventures d’Anna suite à sa rencontre fortuite avec Wynter, lors d’un accident de voiture. La jeune fille a perdu la mémoire et , privée de repères, se débat dans une vie qui lui échappe.

J’ai été un peu déstabilisée par ce roman : tout au long de ma lecture, je me suis sentie chamboulée, ne sachant pas trop quel avis adopter, me demandant par exemple pourquoi Anna n’avoue pas à ses proches son amnésie, pourquoi elle se laisse si facilement dicter la voie à suivre, … Ce sentiment de malaise ne m’a pas quittée au fil des pages et m’a donné l’impression de me trouver dans un mauvais rêve, l’un de ceux dont il est si malaisé de sortir.

L’univers habilement créé par Fabrice Colin est irréel, teinté à la fois de magie mais également d’une certaine noirceur. Cette histoire est captivante autant que déroutante. Impossible de terminer cette lecture avant la fin, avant de saisir le fin mot de l’histoire.

Et justement, la fin est la clé de voûte de l’ensemble du récit : grâce aux révélations qu’elle apporte, l’histoire d’Anna s’éclaire d’un jour nouveau et le lecteur, moi en tout cas, comprend ce qui lui semblait jusqu’alors incongru. Au final donc, une très agréable lecture pour laquelle je remercie Mathilde et du grand art de la part de l’auteur !

mardi 14 juin 2011

La femme manquée d'Armel Job



Résumé de l'éditeur :

Charles a trente-cinq ans, possède une belle ferme à Sarteau en Ardenne et rêve de trouver une femme... Il s'adresse au clerc de notaire, Evariste Lejeune, pour rédiger des annonces matrimoniales. Échec. Puis réussite, lorsqu'il découvre dans un catalogue exotique, sous la rubrique "Jolies indigènes cherchant mariage", l'épouse idéale. Arrive Opportune, jeune femme d'outre-mer qui meurt le jour même de ses noces. C'est alors que se révèle l'identité du pauvre Charles Lambert - révélation qui bouleverse le village et la vie d'Evariste Lejeune...

Avis :

« La femme manquée » est un roman du terroir signé Armel Job dont j’avais lu avec grand plaisir « baigneuse nue sur un rocher ». Le récit se passe en Ardenne, à Sarteau et met en scène Charles, un jeune fermier à la recherche d’une épouse : il se fait aider dans sa recherche par Evariste, le clerc de notaire qui rédige pour lui des annonces matrimoniales. Ces recherches resteront vaines et c’est dans un catalogue de beautés exotiques que Charles trouvera finalement l’âme sœur en la personne d’Opportune. Lors de la célébration du mariage, le village découvre, stupéfait, l’identité de Charles. Malheureusement la jeune épouse est bien malade et meurt rapidement, laissant un Charles désemparé et déboussolé par cette nouvelle identité… tout comme les habitants de Sarteau !

Armel Job nous livre ici un beau portrait de Sarteau, ses habitants, leurs petits défauts, un peu prompts à tourner le dos à l’inconnu… Charles est attachant dans sa quête et sa fidélité à sa compagne de quelques heures, il fait des choix et les assume entièrement quel que soit le prix que le village lui fasse payer. A l’opposé, si Evariste est prêt à tendre la main, il l’est tout autant à dissimuler sa participation, pour éviter d’être comme Charles la risée de Sarteau… Le prix de cette trahison se fera en fin de compte très lourd !

« La femme manquée » est un roman à l’écriture superbe, forte de l’atmosphère de l’Ardenne, admirablement rendue par l’auteur, et riche d’émotions controversées. Un ouvrage qui offre un véritable plaisir de lecture

vendredi 10 juin 2011

Un avant-goût d'été avec Babelio



A l'approche de l'été, Babelio, l’atelier La Cerise sur le Chapeau et les éditions Buchet Chastel s'associent dans un concours.

A gagner : 1 chapeau de modiste, de l’atelier La Cerise sur le Chapeau et 10 exemplaires de La Modiste, d'Andrea Vitali, offerts par les éditions Buchet Chastel. Le Concours est ouvert du 3 au 17 juin.

Pour jouer : c'est par ici !

jeudi 9 juin 2011

Les tétins de sainte Agathe de Guiseppina Torregrossa

Lecture en partenariat avec News Book et les éditions JCLattès, un grand merci pour cette découverte.

La note de l'éditeur :

Chaque année, le 5 février, Agata transmet à sa petite-fille Agatina les secrets de la préparation des gâteaux en l'honneur de la sainte dont elles portent toutes les deux le prénom. Tandis qu'elles pétrissent les cassatelle en forme de sein, les tétins, la grand-mère raconte le martyre de la sainte. À travers cette histoire dramatique, elle enseigne à sa petite-fille une règle absolue : « Tu dois savoir que, si tu ne ressens pas de plaisir quand ils te touchent, les hommes se sentent atteints dans leur virilité, mais gare à toi si tu y prends du plaisir, parce que là ils te prennent pour une putain. » C'est l'un des nombreux avertissements, proverbes et conseils qu'Agata laisse en héritage à sa petite-fille. Dans cette ambiance au parfum de ricotta et de chocolat, Agatina écoute, fascinée, le récit de sa grand-mère, qui sert de prétexte à l'évocation de deux familles siciliennes et de leurs femmes.

De Catane à Palerme, dans une langue savoureuse et malicieuse, Giuseppina Torregrossa nous raconte la vie mouvementée d'Agatina. Se souviendra-t-elle des précieux conseils de sa grand-mère ?

Avis :

Si le choix d’un prénom pour son enfant n’a rien de banal, dans le cas d’Agatina, celui l’est d’autant moins et ce prénom conditionnera toute sa vie. Dans sa famille, il est coutume de se transmettre, entre Agathe, la recette de gâteaux préparés en l’honneur de la sainte. Ici, c’est Agata, sa grand-mère, qui se charge d’enseigner la délicate tâche à la petite fille, l’occasion de nombreux et intenses moments de complicité, l’occasion aussi de transmettre à la petite fille quelques leçons de vie. Délaissée par ses parents, Agatina partage son enfance entre Agata et ses grands-parents maternels vivant à la campagne. Devenue adulte, à l’instar de son grand-père, elle embrasse la carrière de médecin et, fidèle à sa patronne, elle choisit de devenir gynécologue. Revenue dans la ville de son enfance, elle connaît une passion dévastatrice qui la mène, au final, loin de sa Sicile natale mais toujours sous l’œil attentif de sainte Agathe.

J’ai beaucoup aimé cette histoire : l’enfance d’Agatina, ses relations avec sa famille nombreuse et si originale, ce goût de liberté et de soleil. L’auteur nous dresse une belle galerie de portraits forts et attachants et nous transporte d'un coup de plume dans l'univers d'Agatina et de son histoire familiale ! J’ai un peu moins goûté la dernière partie, cette chute en compagnie de Santino, à la fois triste et déconcertante… tout en appréciant la fin, dont je ne dirai rien !

Au final, « Les tétins de saint Agathe » est une chronique familiale aux délicieuses senteurs : d’alléchantes odeurs de cuisine d’une part et de dépaysants parfums du sud d’autre part. Autant de raisons de se lancer dans cette agréable lecture et, pour moi, de remercier chaleureusement News Book et les éditions JC Lattès.



mercredi 8 juin 2011

STROM : Le collectionneur d'Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas



Résumé de l'éditeur :

Dans les sous-sols du Louvre, une société occulte oeuvre pour protéger l'humanité : la confrérie des Chevaliers de l'Insolite.

Elle préserve le secret de l'existence de mondes insoupçonnés, invisibles au commun des mortels. Aujourd'hui, l'organisation recrute la prochaine génération de chevaliers.

Raphaël et Raphaëlle sont de ceux-là. Maîtrise des sciences paranormales, télépathie, lévitation, les jumeaux développent, en parallèle de leur vie de collégiens ordinaires, les capacités inexplorées de leur esprit.

Désormais initiés aux pouvoirs du Strom, ils se lancent bientôt à la recherche d'un objet précieux, dérobé à la confrérie par un mystérieux collectionneur...

Avis :

Ce livre est pour moi un véritable coup de cœur jeunesse. C’est avec bonheur que j’ai fait la connaissance des jumeaux Raphaël et Raphaëlle et que j’ai suivi leurs aventures. Et c’est avec autant de joie que j’ai découvert que « Le collectionneur » n’est que le premier tome d’une trilogie !

Raphaël et Raphaëlle sont jumeaux, des collégiens tout ce qu’il y a de plus ordinaires. Ils sont élevés par leur parrain Tristan car leurs parents sont décédés dans un accident. Le jour de leur douzième anniversaire, Tristan leur prépare une surprise à l’occasion d’une visite au Louvre. La vie des deux enfants va alors changer du tout au tout et devenir extraordinaire…

J’ai foncé tête baissée dans ce roman qui mêle l’aventure et la science-fiction, le nouveau destin des jumeaux est fascinant, attirant… Les auteurs jonglent intelligemment avec la culture, la technologie, l’histoire. Sans parler des voyages fantastiques qu’ils nous proposent : des pyramides à la Grotte de Lascaux, en passant par le Louvre, chacun y trouve son compte !

J’ai également beaucoup apprécié les personnages, Raphaël et Raphaëlle, et leurs copains, sont d’emblée sympathiques, sans être des enfants parfaits pour autant. Leurs maladresses et leurs faiblesses constituent autant de qualités aux yeux du lecteur. Les relations de Raphaël et de son Komolk sont l’occasion de scènes bien plaisantes, à découvrir dans le livre…

C’est assurément l’action et le suspense qui font le succès de ce roman d’un bout à l’autre et comme une piqûre de rappel, le dernier passage intrigue fortement le lecteur et donne envie, si besoin est, de découvrir la suite de cette série passionnante !

mardi 7 juin 2011

Ascenseur pour les étoiles de Philippe David-Maufras

Lecture en partenariat avec Les agents littéraires et les Editions Terriciaë : un grand merci à tous deux pour cette découverte.

Résumé de l'éditeur :

Albert a beaucoup de soucis.
Albert a beaucoup de soucis.
Élève collectionneur de zéros, rejeté par ses camarades et incompris par sa famille, prisonnier de son obésité comme des hautes tours d'une banlieue morose, il n'a pour seul refuge que son imagination ô combien débordante.
Un matin, Albert rencontre Iouri, le vieux soldat gardien du parc « Des Hirondelles ». Celui-ci se prend aussitôt d'affection pour l'enfant sans se douter que cette amitié va le conduire loin, très très loin…
Il faut toujours être prudent avec l'imagination des enfants…



Extrait :

La chambre d’Albert, c’était quelque chose ! Un vrai marché aux puces. Les pantalons, les pulls, les chemises qui normalement auraient dû se tenir bien sagement dans les tiroirs, sur les portemanteaux semblaient souffrir de claustrophobie, car ils se trouvaient mieux apparemment sur la moquette ou sous le lit, au milieu d’objets divers portés disparus depuis des mois.

Dans ce capharnaüm indescriptible, seul, le secrétaire, émergeant du chaos tel un phare dans la tempête rappelait encore l’ordre et la propreté.

Les livres (récits de voyages, romans d’aventures ou de science-fiction) étaient parfaitement rangés par ordre alphabétique sur les étagères, mais le plus étrange était ce coffret en bois gravé de signes mystérieux et fermé par un cadenas. Il était posé sur la tablette tel un coffre de pirate sur le sable d’une île tropicale.

A l’intérieur de cet écrin secret se trouvait un cahier dans lequel l’enfant écrivait des histoires fabuleuses sorties tout droit de son imagination intarissable.

Chaque fois qu’une idée lui passait par la tête, il l’attrapait au vol et emprisonnait ce « papillon » dans son coffret.



Avis :

Albert est un enfant malheureux, le sort semble s’acharner sur lui : résultats scolaires, poids, famille, maison, … rien ne va ! Pour trouver un sens à sa vie, le pauvre garçon écrit des histoires fantastiques et s’invente ainsi une existence de rêve.

Autre lumière dans son quotidien : Iouri, un vieux soldat devenu gardien de parc, un passionné d’histoire. Pour changer les idées de son jeune ami, Iouri imagine Zorouyouz, une planète avec laquelle il serait en contact via un poste émetteur américain, une relique datant de la guerre. Pour rallier cette mystérieuse planète, c’est une autre histoire : il suffit d’emprunter l’ascenseur de l’immeuble mais celui-ci est malheureusement en panne depuis des lustres.

Le jour où l’ascenseur est enfin en état de marche, Albert n’hésite pas un instant et s’embarque sur le champ, en compagnie de Iouri, direction Zorouyouz. Une planète bien étrange où les deux amis auront fort à faire pour aider les habitants, tombés dans un sommeil profond, victimes d’une cruelle sorcière.

Ascenseur pour les étoiles est un livre jeunesse émouvant et passionnant. C’est tout d’abord de la compassion que j’ai éprouvé pour Albert : mal dans sa peau en raison de son poids, maltraité par ses condisciples, méprisé par ses professeurs, ignoré par sa famille, … cet enfant m’a semblé bien malheureux ! Heureusement, la lecture et l’écriture sont là pour le soutenir et à ce moment du livre, je me suis sentie encore plus proche de lui… J’ai ensuite pris grand plaisir à suivre son voyage farfelu sur Zorouyouz, cette planète qu’il trouve si accueillante puisque ses habitants sont gros !

Le récit est fluide, très agréable à lire, abondamment imagé. Dans la seconde partie de l’ouvrage, l’auteur joue avec bonheur avec les mots, utilisant la mauvaise orthographe d’Albert, menant ainsi son lecteur dans un pays bizarrement peuplé… J’ai beaucoup aimé cet humour et la fantaisie omniprésente dans le périple d’Albert et de ses compagnons à la recherche de la Pierre de Vie. Tous ces ingrédients donnent à cette histoire un intérêt qui accroche le lecteur jusqu’à sa conclusion et lui assurent un caractère très plaisant.

Un roman jeunesse que j’ai découvert avec beaucoup de plaisir et pour lequel je remercie Les agents littéraires, en la personne de Vincent, et les Editions Terriciaë .

Si je devais donner une note : 4/5

lundi 6 juin 2011

La radio des blogueurs : c'est bientôt l'été !



En cette période d'avant vacances scolaires, la playlist de Leiloona tourne autour des chansons qui, dès le réveil, nous mettent de bonne humeur et donnent l'énergie qui parfois, nous fait cruellement défaut ...

Ma contribution à cette nouvelle session de la radio des blogueurs : un titre qui donne envie de bouger et de monter le son, quel que soit le moral ! Pour moi donc, Supreme de Robbie Williams.
Idéal pour débuter la journée du bon pied, en espérant que ce soit contagieux ...

vendredi 3 juin 2011

Les ombres de Philippe Bérenger


Lecture en partenariat avec Livraddict et Les Editions Scrineo: un grand merci à tous deux pour cette intéressante découverte !
Résumé de l'éditeur :

Attentat dans le métro parisien : 35 morts et des centaines de blessés. Un autre attentat échoue de justesse dans le métro lyonnais. Un groupe terroriste inconnu revendique ces actions et en annonce de nouvelles.
La France bascule dans la psychose et à Paris, le capitaine de police Franck Venel lutte contre sa propre paranoïa, dans une société dépressive où le danger peut venir de partout.
Surveillance, infiltration, filatures, planques, indic, renseignements : en dépit des lourdeurs administratives, du travail routinier qu'on ne peut abandonner, de la gestion de son groupe hétéroclite et de sa vie privée, Franck Venel doit gagner la course contre la montre qui s'annonce mortelle.

Avis :

L’éditeur l’annonce en quatrième de couverture : « Les ombres nous plonge dans le quotidien halluciné de fonctionnaires de police, derniers remparts contre la terreur aveugle... »

Et j’aurais du mal à dire mieux : c’est véritablement à une immersion dans la vie des services de renseignements que nous invite Philippe Bérenger avec ce roman trépidant. Une fois la première page tournée, happé par le rythme effréné de ce roman, le lecteur suit le travail de ces policiers de coulisses et n’en sort que lorsque l’enquête est bouclée.

A la suite du capitaine Venel et de son équipe, j’ai donc suivi avec intérêt les recherches déployées après un attentat dans le métro parisien. L’urgence, traduite dans un style vif et incisif, est omniprésente, d’autant que d’autres attentats sont annoncés. Pour ces policiers anonymes, la routine se fait vigilance et les résultats sont pressants.

La routine de cette équipe est faite de stress et de dangers, l’auteur rend ce climat bien réel, alternant travail et vie privée, s’il y en a, du capitaine Venel et de ses hommes. Des extraits des procédures, en cas de filature par exemple, viennent renforcer le récit et lui donner une vivacité supplémentaire.

Les personnages, profondément humains, forcent l’admiration. L’équipe est soudée autour de son chef. Face à l’urgence, face à la menace insidieuse, chacun répond présent. Pourtant certains taisent de lourds secrets. Le ton est nerveux, rapide. Les propos sont parfois crus, sans que cela m’ait gênée, … sans doute en raison du danger présent à chaque instant.

En conclusion, un thriller au suspense efficace et une lecture très divertissante. A prolonger par la lecture d'un dossier consacré à la lutte antiterroriste en fin d'ouvrage. Un grand merci à Livraddict et aux Editions Scrineo pour cet excellent roman.





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mercredi 1 juin 2011

Swap BD et Manga : mon colis



Une fois n'est pas coutume, j'ai craqué pour un swap : organisé par Ptitetrolle, celui-ci avait comme thème les BDs et les mangas. Si je suis une habituée des bandes dessinées, les mangas sont pour moi un genre tout à fait inconnu et j'ai donc sauté sur l'occasion ! Il s'agissait d'un swap en chaîne et à la réception du colis, j'ai découvert que ma swappeuse était Lia.






Un très joli papier emballait les paquets et donnait une touche féérique à ce colis.




Lia m'avait très bien cernée et voici le contenu de son colis :





  • Les deux premiers volumes de Paradise Kiss et un marque-page assorti,


  • Les gouttes de Dieu, un manga que j'avais très envie de découvrir,


  • Cherish, une découverte prometteuse,


  • un superbe cahier pour des idées de voyage,


  • un coffret du cuisine sur les cakes salés, une spécialité que j'adore, Lia a fait fort en le choisissant !





        Pour les gourmandises, Lia a encore mis dans le mille, mêlant mes goûts pour le salé et le sucré








      • des Tucs, une valeur sûre,



      • des pâtes de fruits, mon péché mignon,



      • des caramels, mon autre péché mignon...


      Sans oublier une belle carte expliquant ses choix !


      Un colis qui m'a littéralement comblée, Lia m'a bien gâtée en étudiant si bien mes goûts ! Je le remercie chaleureusement pour ce superbe colis et j'associe à ces remerciements Ptitetrolle pour la mise sur pied de ce swap. Un grand merci à toutes deux !

      La Ribambelle reprend du service par Zidrou et Krings



      La note de l'éditeur :

      Six amis, six vrais copains (dont une fille, deux jumeaux japonais karatékas, un trompettiste noir, un grand timide et un Écossais aux goûts culinaires bizarres et toujours flanqué d'un irréprochable majordome) ont annexé un terrain vague qui est devenu leur royaume. Mais ce serait compter sans Tatane, le voyou, et ses deux acolytes qui n'ont qu'un but : chasser la Ribambelle hors de ses terres. La bande dessinée culte de Jean Roba revient enfin grâce à un Zidrou, le scénariste de L'Élève Ducobu, merveilleusement inspiré, et un Krings qui restitue toute la magie du trait incomparable de Roba. Indispensable !

      Avis :

      C'est un peu de mon enfance que je retrouve avec ce nouvel album de La Ribambelle, orchestré par Zidrou et Krings. Il s'agit d'une série que j'ai toujours beaucoup aimée, pleine de fraîcheur et de fantaisie. C'est donc avec bonheur que j'ai découvert leurs nouvelles aventures : si l'histoire est un peu légère, l'univers créé par Roba est bien présent et les aventures de La Ribambelle sont à la hauteur de mes espérances.

      Les personnages, le terrain, les méchants, ... tout y est pour assurer au lecteur un bon moment en compagnie d'Archibald, Phil, Dizzy, Grenadine, Atchi et Atcha ! La nostalgie en prime ...

      Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee



      Note de l'éditeur :

      Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.
      Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

      Avis :

      C’est un véritable coup de cœur que je présente aujourd’hui, un de ces livres que l’on regrette de ne pas avoir lu plus tôt. Abordant des thèmes durs mais à travers les yeux d’une enfant, ce roman nous donne une leçon d’humanisme, empreinte de fraîcheur et de spontanéité.

      Dans le Sud des Etats Unis, dans les années 1930, Scout est une petite fille espiègle et délurée. Elle nous raconte ici son enfance, en compagnie de son frère Jem, deux enfants élevés par leur père Atticus, un avocat aux idées larges pour l’époque. Il entreprend d’élever ses enfants à sa manière, se heurtant parfois ainsi aux idées de sa famille ou de son entourage. Il leur apprend à voir au-delà des apprences, à ne pas juger sans savoir, … La leçon d’humanité que ce père essaye de donner à ses enfants sera encore plus riche de sens lorsqu’il est chargé de défendre un Noir accusé du viol d’une Blanche…

      Incompréhension, colère, injustice…autant de sentiments qui nous sont livrés par la jeune Scout face à cette société qu’elle a parfois du mal à comprendre et dont elle peine à accepter les règles. L’école, les voisins, l’amitié,... tous ces sujets sont abordés avec humour et tendresse ; elle nous offre ici un magnifique portrait de sa famille et du Sud où elle vit. Un ouvrage remarquable !