"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

lundi 31 janvier 2011

Un coeur insoumis de Sarah Dunant

Lecture en partenariat avec Livraddict et les Editions Belfond.

Présentation de l'éditeur :

En pleine Renaissance italienne, le nouveau roman de Sarah Dunant nous plonge au coeur des passions et des révoltes qui vont secouer la vie d'un couvent. Un huis clos troublant à l'atmosphère sulfureuse et aux subtiles résonances contemporaines.

À Ferrare, au couvent de Santa Catarina, nombreuses sont les jeunes filles nobles mariées au Christ à défaut de dot. Tel est le sort de Serafina, seize ans à peine, enfermée de force par sa famille suite à sa liaison avec un simple chanteur.
Insoumise, Serafina se heurte bientôt à l'ordre établi par l'abbesse Chiara et à la piété exacerbée de soeur Umiliana, prête à affamer le corps des novices pour libérer leur esprit...
Isolée parmi les nonnes cloîtrées en proie à d'étranges extases mystiques, la jeune rebelle peut compter sur la bienveillance de Zuana, une nonne érudite, qui soigne tous les maux du couvent, y compris les blessures que les soeurs s'infligent à elles-mêmes.
Mais jusqu'où est-elle prête à l'aider ?

Tandis que les forces de la Contre-Réforme grondent au-dehors pour durcir les règles en vigueur dans les couvents, Serafina va tout tenter pour s'enfuir. Le début de guerres intestines qui vont bouleverser la vie des soeurs à jamais...

Avis :

Dans "Un cœur insoumis", c’est un univers extrêmement fermé que nous dépeint Sarah Dunant : en nous entraînant à la suite de la jeune Isabetta, l’auteur, s’appuyant sur de solides recherches historiques, nous fait pénétrer au cœur du couvent de Santa Catarina au XVIe siècle, un lieu exclusivement féminin et très fermé. Coupable d’être amoureuse d’un professeur de chant, la jeune fille, devenue Sœur Serafina, y est enfermée contre son gré et entend bien résister.

Face à la rebelle, quelques personnalités bien trempées et soigneusement peintes par l’auteur se détachent du lot des nonnes sages et soumises : l’abbesse Chiara, habile stratège, Sœur Umiliana, chargée des novices et prête à tout pour la grâce divine, Sœur Zuana l’apothicaire, … Après la mort de son père, cette dernière a trouvé dans la vie monacale un refuge et peut y exercer librement l’art que lui a transmis son père, médecin. Au dehors également, des changements se préparent ; comment le Couvent parviendra-t-il à survivre à tous ces bouleversements ?

Outre un récit sur la vie dans un couvent à la Renaissance et la place de la religion dans l’Histoire, "Un cœur insoumis" décrit avant tout l’histoire de ces femmes. Leur destinée est touchante, intrigante, dérangeante parfois mais elle donne toujours envie d’en connaître davantage une fois l’ouvrage refermé. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Soeur Zuana : bienveillant, érudit, à la recherche du bien-être de chacun avant tout.

Le récit de Sarah Dunant est agréable à lire, les descriptions historiques soutiennent efficacement le texte et renforcent sa qualité. Il en est de même pour tout ce qui concerne la médecine : les descriptions sur les plantes et leurs vertus curatives sont un des points forts de l’ouvrage abondamment documenté. Le tout est habilement distillé et tout lecteur, qu'il se sente ou non concerné par la religion, y trouve agréablement son compte. Un grand merci à Livraddict et aux Editions Belfond pour cette belle lecture.

dimanche 30 janvier 2011

Swap séries : on déballe !



En ce début d'année, je me suis inscrite au Swap séries organisé par Sofy . Il s'agissait d'un swap en chaîne et donc, surprise sur la personne de votre swappeuse ! Mon colis est arrivé en début de semaine et il avait bien voyagé... Parti de la Réunion, il avait été préparé par Tigrouloup.



Tigrouloup avait bien étudié mes goûts et à l'ouverture, les héros de mes séries préférées étaient là pour me souhaiter la bienvenue dans ce swap !







Un colis que j'ai beaucoup aimé, parfaitement assorti à mes goûts, tant en séries qu'en gourmandises :

- Le manuel du Docteur House,
- Un roman tiré de la série Charmed, un peu de magie ne fait jamais de mal,
- Ce cher Dexter, que je souhaitais découvrir,
- Des thés qui accompagneront mes pauses,

- Une pâte de fruits maison, une gourmandise que j'adore,
- Des cartes et des marque-page home made des séries que j'apprécie,
- Un carnet décoré de personnages de mes séries préférées,
- Un dvd de Star Trek.

Il me reste à ajouter un GRAND merci à Sofy notre gentille hôtesse et à Tigrouloup pour ce colis qui me promet de belles heures de plaisir, sauf pour la pâte de fruits aux coings qui a déjà rempli son délicieux office!

vendredi 28 janvier 2011

Le Swap inattendu !

Cette semaine, un colis surprise est arrivé à la maison, dans la maison très exactement, sans livreur...



Un swap anniversaire, plus précisément, au vu du petit mot qui accompagnait l'envoi ! Préparé par mes ado-rables qui connaissent bien mes goûts et avaient préparé lectures, gourmandises, bijou et autres ... pour mon anniversaire.

Un geste très mignon, qui m'a fait grand plaisir ! Un grand merci et des gros bisous à mes swappeurs-maison...

mercredi 26 janvier 2011

Les sirènes d'Alexandrie en format de poche



Lors de ma dernière visite en librairie, j'ai vu qu'un de mes coups de coeur était édité en format de poche : Les sirènes d'Alexandrie de François Weerts

Au menu : une intrigue bien ficelée, une ambiance particulière dans le Bruxelles des années 80, des personnages attachants, ... A conseiller absolument aux amateurs de polar !

Voici ce qu'en dit l'éditeur :

A travers les tribulations d'un jeune journaliste bruxellois encombré d'un héritage peu habituel - un hôtel de passe ! - Les Sirènes d'Alexandrie met à jour les heures noires de la collaboration belge mais aussi les dissensions qui opposent aujourd'hui Flamands et Wallons. Un premier roman noir où secrets de famille et bourrasques de l'Histoire tissent une intrigue palpitante.

1984, Bruxelles est en pleine mutation architecturale. Dans le quartier où des filles s'exposent en vitrine, Antoine Daillez vient d'hériter de L'Alexandrie, lieu de plaisirs dont les pintes de bière ne sont pas seules responsables.

Mais drames et incidents se multiplient autour de ce bar qui semble susciter bien des convoitises. La vieille Mémé Tartine, locataire si gentille avec les travailleuses du quartier, est retrouvée assassinée. Des skinheads aux ordres d'un parti d'extrême droite flamand s'attaquent à l'établissement, à sa patronne et à l'une des filles. La sauvegarde de la morale n'est certainement pas leur motivation. Pas plus que la protection offerte par Monaco, le caïd du quartier, ne doit avoir pour but la défense du petit commerce...

Pour essayer de comprendre, Antoine doit fouiller la jeunesse de son grand-père, aidé par Martial Chaidron, inspecteur de la brigade des mœurs, et Piotr Bogdanovitch, historien de son état. Les secrets découverts datent du temps de l'Occupation, quand se jouait un jeu trouble, dont l'un des acteurs n'était pourtant qu'un homme ordinaire, avec ses raisons, ses faiblesses, ses failles - pas forcément politiques.

Les Sirènes d'Alexandrie s'inscrivent dans la meilleure tradition du roman noir. Celle qui sait dire, avec son lot de violence et d'amour, un destin personnel sur fond social urbain où misères et espoirs, qu'ils soient communs ou individuels, sont bien souvent balayés par le vent de l'Histoire.

mardi 25 janvier 2011

Ultime confession d'Helen Fitzgerald



Quatrième de couverture :

Krissie McDonald vient juste de prendre ses fonctions d’assistante sociale en milieu carcéral.

Son premier dossier concerne un détenu en préventive : Jeremy Bagshaw. Séduisant, sympathique et issu d’un milieu bourgeois, il détonne dans cette prison pleine de mauvais garçons tatoués, brutaux et souvent drogués. Il est soupçonné d’avoir tué une certaine Bridget McGivern et endure un véritable calvaire dans la prison, sans cesse battu et humilié par ses codétenus.

Bouleversée par sa situation, persuadée qu’il s’agit d’une erreur judiciaire, Krissie décide de prouver l’innocence de Jeremy. Son obsession pour cette affaire rejaillit sur sa vie privée et Chas, son petit ami, la quitte.

Krissie s’entête sans se rendre compte qu’elle fouille dans un passé que beaucoup ont intérêt à garder secret. Et l’un d’eux est prêt à tout pour qu’elle laisse tomber…

Avis :

Avant tout, un grand merci à Livraddict et au Livre de Poche pour cette lecture en partenariat.

Annoncé comme un thriller, Ultime confession m’a tout d’abord déroutée. Dès les premières pages, j’ai eu plutôt l’impression de lire un roman de chick-litt : une héroïne un peu déjantée qui doit assumer (et n’y parvient, évidemment, pas) un nouveau travail comme agent de probation et la vie commune avec son fils et son amoureux. D’entrée de jeu, elle annonce les erreurs qu’elle a commises et qui semblent irréparables…

Petit à petit, pourtant, le ton change, le suspense s’installe au fil de l’enquête de Krissie et comme elle, le lecteur ne peut s’empêcher d’envisager les coupables potentiels, avant de découvrir, sans trop de surprise à mon avis, le cerveau de toute l’histoire.

D’une lecture facile, ce roman est agréable à lire : la construction de l’histoire est habile, le style est simple, fluide. Pourtant, malgré ses qualités, cette histoire ne m’a pas vraiment emballée : le passé des protagonistes est évoqué mais bien insuffisamment, ce qui gêne la compréhension de l’histoire. Par ailleurs, je n’ai pas vraiment accroché au personnage de Krissie, elle accumule les bourdes et m’a semblée terriblement déconnectée de la réalité. A chaque instant, j’ai eu l’impression qu’elle allait trop loin, qu’elle en faisait trop dans les gaffes ; cette maladresse m’a paru excessive. Vu les drames qu’elle semble avoir vécus, je n’ai d’ailleurs pas compris pourquoi elle s’engage dans un travail de ce genre.

En conclusion, une lecture qui m’a laissée indifférente à laquelle je décerne la mention « Moyen ».

Happy birthday, Urban Wasabi !



Urban Wasabi, vous connaissez ? Personnellement, j'adore leurs coussins, ils sont à croquer ou à craquer, c'est selon ! Leur site regorge d'accessoires tendance et d'objets déco tous plus sympas les uns que les autres...

Ce mois-ci, la boutique en ligne Urban Wasabi souffle sa première bougie et organise un concours pour fêter l'événement.




Toutes les infos sont ICI !

lundi 24 janvier 2011

Des feux fragiles dans la nuit qui vient de Xavier Hanotte



Présentation du livre :

Il y a une Île et le Continent. L'une en état de siège, l'autre en plein boom économique. Une guerre qui s'éternise au large dans l'indifférence générale. Les troupiers abandonnés d'une démocratie en partance, laissés seuls face aux partisans convaincus du Rien. Dans les Hautes-Terres évacuées, des villes entières disparaissent sans que l'État central fasse mine de réagir. Mais pourquoi donc personne n'ose-t-il s'aventurer au-delà des forêts du nord ? Comment combattre un ennemi qui demeure insaisissable ? Sur l'avenir de l'Île plane une menace aux accents étrangement prophétiques, et un sentiment de déjà-vu pousse alors l'adjudant Berthier à relire une très ancienne légende nordique, La Relève de saint Olaf...

Et si tout, déjà, était écrit ?

Dans les méandres d'une écriture envoûtante apparaissent peu à peu les reflets ténus d'un grand jeu de miroirs. En les suivant, Berthier et quelques autres ne s'acheminent-ils pas vers leur propre vérité ?

Avis :

C’est un peu par référence que j’ai choisi de participer au partenariat Livraddict et Belfond : j’ai lu il y a quelques années Ours toujours de Xavier Hanotte et ayant beaucoup apprécié cette lecture, j’ai saisi la balle au bond. Dans le même ordre d’idées, c’est en quelque sorte par comparaison que j’ai aimé « Des feux fragiles dans la nuit qui vient » ; au fil des pages, ma lecture me renvoyait à des pages déjà lues et relues avec bonheur. Cette situation de départ m’a beaucoup plu : la guerre évoquée mais imprécise, des lieux indéterminés, un quotidien un peu absurde, des personnages rares, un peu désœuvrés, abandonnés à leur sort, en dehors du temps et de l’espace sans consigne, ni aide extérieure. Et grâce à l’écriture de Xavier Hanotte, je n’avais qu’une envie, poursuivre.

Dès les premières pages, je suis, en effet, tombée sous le charme de la plume de l’auteur : son écriture est finement ciselée et je me suis très vite laissé emporter par ces phrases joliment ouvragées. J’ai également beaucoup apprécié l’ironie contenue dans les dialogues échangés entre les rares personnages évoqués.

Au moment de sortir, elle le rappela :
« Dites ? »
Il attendit ;
« Dans le civil, vous faites quoi ? »
Berthier prit le temps de la réflexion. La question le surprenait autant qu’elle l’amusait.
« Je lis des phrases, j’en écris d’autres qui leur ressemblent, dans une autre langue. Ça finit par faire des textes. »


J’ai pourtant rencontré quelques difficultés avec la fin de l’histoire : les lieux, l’ennemi, les ordres sont tellement imprécis, sous-entendus que je m’y suis un peu perdue et n’ai pu accorder à la conclusion de cette histoire l’intérêt qu’elle mérite. C'est néanmoins sur une bonne note que je termine ma lecture et je remercie Livraddict et les éditions Belfond pour cette lecture.

vendredi 21 janvier 2011

Histoire d'une île : la tempête des gazelles (tome II) de Yachar Kemal



Lecture en partenariat grâce à Blog-o-Book et aux éditions Gallimard, un grand merci !

L'avis de l'éditeur : L’Île Fourmi, sur la mer Egée, est un îlot paradisiaque, mais désert depuis que la population grecque en a été chassée après la Première Guerre mondiale. Peu à peu, de nouveaux arrivants débarquent, groupes bigarrés venus de tous les coins de l’ancien Empire ottoman. Tous ces migrants portent en eux le goût pour l’aventure, mais aussi les traumatismes et les cauchemars engendrés par les conflits armés. Chacun d’eux tente de recréer une patrie sur ce morceau de terre, tandis que des millions de fugitifs errent encore à travers l’Anatolie.

Le roman s’ouvre sur l’arrivée d’un inconnu à la recherche de Poyraz Musa et qui semble vouloir le tuer… Au fil du texte, de nombreux personnages apparaissent, de toutes origines et confessions, formant une véritable arche de Noé d’une humanité rescapée. Ils apprendront à se connaître, et formeront peu à peu, dans un irrépressible besoin de fraternité, une sorte de conjuration amenée à subir de dures épreuves.

La tempête des gazelles, récit limpide et d’une beauté sereine, révèle une fois encore le regard pénétrant que Yachar Kemal porte sur l’histoire du XXe siècle et le cœur des êtres humains.

Avis : Ce deuxième tome de "L’histoire d’une île" nous narre la renaissance de l’Ile Fourmi : abandonnée par ses habitants sous la contrainte lors de la première guerre mondiale, « occupée » par Vassili et Poyraz Musa dans le premier opus, l’île renaît véritablement à la vie avec l’arrivée de nouveaux occupants. Chacun, à sa manière, tente de s’y créer un foyer mais y apporte également son lot de drames et de blessures. Ensemble, dans cet environnement à la nature sublimée, ces déracinés devront composer pour accéder à une vie nouvelle et au bonheur.

Le récit de Yachar Kemal mêle admirablement les beautés de paysages paradisiaques, les souvenirs terribles de la guerre, les légendes ancestrales, les espoirs et l’attente insupportable, la présence magique de la mer …

L’agha rêvait au milieu de l’ile, de cette minuscule parcelle de terre perdue au milieu de l’immense mer, des araignées qui tissent des toiles géantes comme des draps, des coccinelles tachetées de noir, des insectes qui glissaient sur l’eau de la vasque et de leurs ombres sur les galets blancs… et que dire des violettes, tapies au creux des buissons, à l’abri de la lumière, et de leur parfum intense qui s’emparait de toute créature vivante, homme, femme, oiseau… ?

L’auteur nous livre ici un ouvrage qui combine admirablement conte et poésie dans un texte envoûtant, imagé, vivant. Dans leur quête de lendemains meilleurs, les personnages, vibrant d’espoirs et marqués à jamais, sont particulièrement attachants.

Une lecture superbe pour laquelle je remercie Blog-o-Book et les éditions Gallimard.

mercredi 19 janvier 2011

Du nouveau chez Little Miss W




Little Miss W ouvre sa nouvelle boutique et, pour fêter cet évenement, organise un concours bien tentant : la poupée de votre choix est en jeu.


Difficile de ne pas craquer face à cette merveille, non ?
Toutes les infos pour tenter sa chance : par ici !

Happy blogday, Rien que pour eux !

Le blog Rien que pour eux souffle sa première bougie et propose de gagner une des superbes créations dont sa créatrice a le secret.




Pour faire un tour dans cette jolie boutique ou pour les infos du concours : c'est par ICI !

mardi 18 janvier 2011

L'homme qui m'aimait tout bas d'Eric Fottorino



Lecture en partenariat avec Blog-o-Book et les éditions Folio.

Quatrième de couverture :

«Mon père s'est tué d'une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. J'ai calculé qu'il m'avait adopté trente-huit ans plus tôt, un jour enneigé de février 1970. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m'a donné son nom, m'a transmis sa joie de vivre, ses histoires de soleil, beaucoup de sa force et aussi une longue nostalgie de sa Tunisie natale. En exerçant son métier de kinésithérapeute, il travaillait "à l'ancienne", ne s'exprimait qu'avec les mains, au besoin par le regard. Il était courageux, volontaire, mais secret : il préféra toujours le silence aux paroles, y compris à l'instant ultime où s'affirma sa liberté, sans explication. "Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil", écrivit un jour Montherlant. Mais il me laissa quand même mes mots à moi, son fils vivant, et ces quelques pages pour lui dire combien je reste encore avec lui.»

Avis :

Une fois encore, Eric Fottorino fait la place belle à son père adoptif dans un de ses ouvrages : après l’avoir notamment caché sous les traits d’un ostréiculteur ou d’un marchand de cannes à pêche, il le place au centre de « L’homme qui m’aimait tout bas » et lui rend un hommage vibrant.

A travers ces pages, il évoque ses premières années, enfant sans père, et remercie Michel Fottorino du nom, de l’attention et de l’amour qu’il a reçus sa vie durant. « J’aurai bientôt neuf ans et je viens de naître. Bientôt, je m’appellerai Eric Fottorino, je suis le gamin du Grand-Parc qu’il vient chercher pour l’emmener au foot dans sa Simca bleue, celle qu’il gare le soir sous nos fenêtres et dont je vérifie avant de trouver le sommeil qu’elle ne part pas, qu’elle reste là, qu’il reste avec nous. »

Parallèlement à ses souvenirs d’enfance, l’auteur évoque le parcours tragique de ce père qui s’est donné la mort en mars 2008, il cherche à suivre ses derniers instants, à comprendre, … « Papa, où es-tu allé, qui as-tu vu, pourquoi ce jour-là, précisément ? Toutes ces heures à tuer, avant. As-tu hésité, douté, songé à renoncer ? Sûrement pas, au contraire. »

Dans un style simple, agréable, Eric Fottorino nous livre sa peine dans un ouvrage poignant et fort, il évite avec bonheur le piège du mélodrame et par ce très beau livre, il donne à son père l'éternité offerte aux personnages de romans. "J'ai réalisé à ce moment la dimension magique de l'écriture : les personnages ne vieillissent ni ne meurent."

Un grand merci à Blog-o-Book et aux éditions Folio pour cette émouvante lecture !

lundi 17 janvier 2011

La radio des blogueurs : troisième session


Voici ma contribution à l'initiative de Leiloona,
un air qui me trotte dans la tête depuis hier et dont j'adore les sonorités.

C'est donc avec bonheur que je vous offre ce coup de coeur en partage !


mercredi 12 janvier 2011

Miss Chocorêve débute l'année en beauté...



... en vous proposant un concours très sympa, grâce à Shopalike.

A gagner un très joli sac Ara : toutes les infos sont ici !

mardi 11 janvier 2011

Le guide du toujours jeune père de Jean-Louis Festjens et Pierre Antilogus



Un grand merci à Blog-o-Book et aux éditions Michel Lafon : c'est grâce à un partenariat que j'ai pu lire cet ouvrage et ainsi mettre à jour mes connaissances (et en faire profiter le toujours jeune père qui partage ma vie) sur mes enfants. En effet, j'avais en son temps lu (et beaucoup apprécié) Le guide du jeune père écrit par les mêmes auteurs. Depuis lors, le guide est paru en édition de poche, en bande desssinée, ... C'est dire l'urgence de la situation !

L'avis de l'éditeur :

Enfin la vérité sur les ados : et c’est pas joli joli !

Ça devait arriver : votre enfant est devenu un adolescent. Et même, un ado lassant. Autant dire un être confus, pénible et d’une taille gigantesque. Avouons-le, ami, vous êtes débordé. Inopérant. Semblable au vieil éléphant qui maugrée dans la savane, à l’écart du troupeau.

Chaque jour, mille questions angoissantes vous assaillent.

• Comment lui faire ranger sa chambre ?

• Comment la convaincre de ne pas sortir avec Kevin, le gothique sataniste ?

• Serait-il bien raisonnable de lui laisser l’appart’ pour une « teuf d’enfer » ?

• Comment s’habiller pour aller le chercher au commissariat ?

• Existe-t-il un site internet où l’on pourrait acheter le bac ?

• Comment faire retomber sur madame les pires moments de la crise d’adolescence ?


N’ayez plus peur : Antilogus et Festjens sont de retour, leurs malles bourrées de bons conseils, de judicieuses suggestions et d’idées révolutionnaires. Fini de rire, les jeunes !


Le règne de l’ado s’achève.

Avis
:

Cumulant les défauts de n’être ni père, ni jeune, je me suis, malgré tout, lancée dans la lecture du Guide du toujours jeune père, me sentant d'une part éminemment concernée par le sujet de l’ouvrage : les ados ! D'autre part, en passe d’être maman pour la première fois, il y a quelques années donc, je m’étais régalée du premier ouvrage de ce tandem d’auteurs et j’étais prête à remettre le couvert, pour le livre du moins. Prête à vérifier, si comme ils l’annoncent en début d’ouvrage, Festjens et Antilogus « are backos, comme disent les Espagnols. »

Dès les premières pages, dans leur résumé de l’épisode précédent, les deux compères donnent le ton : leur humour implacable, incisif, émaillé d’exemples hilarants et hautement évocateurs, n’a décidemment pas pris une ride.

Les chapitres qui suivent tiendront leurs promesses : évoquant l’ado, « le plus terrible adversaire de l’homme, depuis le lion à dents de tigre », sous toutes ses facettes, leur causticité fait mouche à chaque page. Qui ne se retrouve pas dans l’épisode de la salle de bains ou des projets de week-end en famille ?

AInsi : partager une salle de bains avec un ado est un bonheur variable selon qu’il s’agit d’un garçon ou d’une fille. En aucun cas, le dentifrice ne sera rebouché. Ni le shampooing. Ni tout autre fichu objet de toilette nécessitant un bouchon, y compris les précieuses crèmes de jour séborégulatrices matifiantes dont votre chère épouse se tartine la poire. L’avantage très net du garçon (outre le fait qu’il méprise la crème de jour), c’est qu’il n’occupera que brièvement le lieu, alors que la fille y passera un temps considérable, en général à l’heure où le reste de la famille a des velléités d’hygiène. Le handicap majeur du cher garçon par rapport à sa concurrente sera en revanche son incapacité notoire à rabattre la lunette des W.-C., voire à viser droit. On voit tout de suite l’intérêt d’avoir plusieurs enfants. Et plusieurs W.-C.

Si cet ouvrage n’a finalement, à mon avis, rien d’un guide à destination des parents perdus face à leurs adolescents, sa qualité essentielle est son parti pris de rire et de dédramatiser les petites misères du quotidien avec nos ados ! Un grand merci à BoB et aux éditions Michel Lafon pour cette lecture rafraîchissante!

lundi 10 janvier 2011

Swap Nouvel an : j'abandonne le flamenco, la sangria et je déballe...

Fin d'année, je m'étais inscrite au Swap de Nouvel An organisé par Hérisson et ma swappée était Syl, avec qui je m'étais découvert pas mal de points communs... Comme j'arrive dernière de classe (vous saurez juste après pourquoi), je ne parlerai pas de ces partages : Syl les a déjà évoqués avec justesse; je dirai juste ma joie de l'avoir rencontrée

Entretemps, un petit voyage en Espagne s'est invité au programme et me voilà donc en retard pour le déballage... Mais Syl a eu la gentillesse de m'excuser auprès de notre gentille organisatrice : comment résister à l'appel du flamenco et de la sangria ?

A mon retour, ce n'est pas un colis qui m'attendait mais bien deux, Syl n'a pas fait les choses à moitié ! Ce matin donc, mission quasi imposssible au retour des vacances: trouver un appareil photo opérationnel pour vous faire partager ce beau colis ! Et quand je dis beau... je suis tombée sous le charme du papier choisi par Syl, il était magnifique ! Sans oublier les petites étiquettes et son écriture si soignée !



Déballé de mes mains pressées, le résultat était toujours aussi joli, dans les tons de bleu, ma couleur préférée relevée par Syl, avec quelques touches de jaune :



Chaque paquet était orienté autour du temps : le temps qui passe, le temps frais, ... Le thème avait bien inspiré ma swappée !



Parmi ces évocations : une jolie écharpe turquoise (pile assortie à mon manteau), de jolies bougies parfumées, une crème hydratante qui donne presque faim, une montre de grand'père comme je les appelle, un très joli carnet pour noter le temps qui passe.

Des gourmandises (hé hé) : des cookies noix citron, un thé Fantasia qui promet, des confitures corses. Ajoutez-y un magnifique calendrier illustré d'anges (qui va rejoindre bien vite mon bureau, histoire de me souvenir de la magie de ce swap), un marque-page homemade (superbe!), un coeur en bois de décoration joliment pailleté, un stylo assorti au carnet, très poétique ! Voici une année qui débute sur une excellente note !


Et je n'ai encore rien dit des livres :
Le temps de l'innocence d'Edith Wharton, que je découvre;
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, qui passe de ma LAL à ma PAL;
Deux livres de bricolage, pour les bonnes résolutions : Gris gris et porte-bonheur; Yoyos, accessoires de mode, deux ouvrages qui vont me servir très bientôt !

C'est d'une très jolie façon que j'entame cette année 2011, grâce aux efforts de Sophie-Hérisson et de Syl, je sais que ce swap fera un bout de chemin en ma compagnie. A toutes deux, un grand merci et une belle année 2011 !

Que le meilleur pour 2011 !



Me revoici, après quelques jours de repos, pour vous souhaiter une excellente année 2011 : puisse cette année nouvelle vous combler, bonheur, santé, lectures...

Au retour des vacances, j'ai un peu trop de choses à gérer pour rédiger un bilan de 2010: je soulignerai juste la naissance de ce blog et toutes les aventures et les belles rencontres qui en ont découlé... Mes partenaires de swap, les auteurs de commentaires, les bloggueurs de hasard... je vous embrasse et vous dis à bientôt !