"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

samedi 30 octobre 2010

To swap or not to swap : le déballage !


Avec les vacances qui commencent, je trouve enfin le temps de poster mon billet sur le swap Shakespeare organisé par Filipa et Elisha.



Intitulé To swap or not to swap, ce swap était consacré à Shakespeare et la condition était qu'il traite de Shakespeare, sans contenir directement d'oeuvres de Shakespeare lui-même.

Mon colis est arrivé en milieu de semaine et avait été concocté par Filipa. Après un passage obligé par le bureau de poste (puisque le colis était arrivé en mon abence) et quelques heures de patience, j'ai enfin pu déballer la boîte aux trésors !

Car c'est le terme qui convient tout à fait : ce sont bien de véritables trésors que m'a envoyés Filipa, soigneusement emballés d'un beau papier rouge fleuri et accompagnés d'une gentille carte de ma swappeuse. Au bilan, Filipa m'a joliment gâtée. Jugez donc par vous-même :

Les livres :


- So you think you know Shakespeare ? un livre de quizz sur les différentes oeuvres de Shakespeare, sa vie, son époque. Je vais devoir réviser un peu...
- Shakespeare detective de S H Burton, un recueil de nouvelles policières qui se passent à Stratford upon Avon.
- un album de souvenirs sur Stratford upon Avon, de très jolies photos qui vont entrenir mon envie de visiter l'Angleterre !
- Le sang de Shakespeare d'Eva Prud'homme, un polar qui met en scène Shakespeare et me semble bien alléchant...
- un livre qui regroupe Othello et Hamlet et même ainsi mes préférences de Filipa et les miennes, une jolie attention !

Les gourmandises :

- une boîte de Jelly Beans, des bonbons que j'adore !
- du thé parfait pour le petit déjeuner,
- du chocolat Côte d'Or praliné, qui a déjà fait les délices de la famille !


Les DVD :

- Roméo+Juliette, Filipa a mis dans le mille, Leonardo di Caprio est un de mes acteurs favoris et je n'ai jamais eu l'occasion de voir ce film,
- O, une découverte également, comme Othello est l'une de mes pièces préférées...

Les goodies :



- des marque-page, un marque-page magnétique (je rêvais de les tester) illustré d'une citation et une série de marque-page maison, très sympas, bourrés de références à l'univers de Shakespeare
- une soucoupe fleurie en forme de théiere , bien utile pour le thé et très mignonne,
-un set de papeterie bien pratique et très joli, lui aussi griffé Shakespeare.

Un véritable bonheur, ces découvertes, à l'image du plaisir que j'ai eu à concocté moi aussi le colis de ma swappée et de l'originalité du thème choisi par les organisatrices. Un grand merci à toutes deux pour la mise sur pied de ce swap et une mention toute spéciale pour Filipa et son magnifique colis.

mardi 26 octobre 2010

L'homme qui m'a donné la vie de Virginia Bart



La note de l'éditeur :
« En le regardant de nouveau s’élancer dans les vagues, je comprends que je n’ai plus peur. Ma conception ne vaut ni plus ni moins que celle des autres enfants. Surtout, je n’ai plus besoin que n’importe qui m’aime ou m’admire. Je n’aurai plus besoin non plus de jouer à l’homme que mon père n’a pas été. Je sais aussi que, plus jamais, je ne ressentirai cette émotion qui me foudroyait la poitrine quand je côtoyais des pères de famille ordinaires. Car j’ai un père. Et peu importe qu’il soit cabossé, fracassé, frénétique ou sauvage. J’ai un père. »

La France des années soixante-dix et du mouvement hippie. Un père absent et marginal. Sa fille, abandonnée. Entre le sud de la France et l’Espagne, l’histoire chaotique et forte de leur réconciliation.

Virginia Bart, née en 1972, est originaire de Sète. Elle vit aujourd’hui à Paris et travaille dans la presse. L’homme qui m’a donné la vie est son premier roman.


Avis :
Un grand merci à Babelio : c'est dans le cadre de son opération Masse Critique de septembre que j'ai pu lire cet ouvrage.
L'homme qui m'a donné la vie est un premier roman captivant : assez fin, facile et agréable à lire, malgré la simplicité du sujet traité, l'absence du père, il est difficile de le refermer après s'y être plongé. Ce petit roman nous parle des recontres entre la narratrice et le père qui l'a abandonné enfant, pour répondre à l'appel des sirènes hippies... De loin en loin, furtivement ou au fil du hasard, les liens entre père et fille se feront plus forts, ils parviendront enfin à se retrouver, à communiquer, ...
Sans sombrer dans le pathos, l'auteur nous décrit de manière sensible mais sans mièvrerie l'enfance de la narratrice, son adolescence un peu chaotique et le parcours difficile qui la conduit vers son père. Un premier roman intéressant et un auteur à suivre.


jeudi 21 octobre 2010

Un concours sur Bric à Book


A l'occasion de la sortie du livre Damnés de Lauren Kate, les éditions Bayard jeunesse et Bric à Book vous proposent de remporter 3 exemplaires de ce roman.
Participations jusqu'au 23 octobre
Intéressés ? Par ici

mercredi 20 octobre 2010

Les treize desserts de camille Bordas



Avis de l'éditeur :

Inès a quinze ans à la mort de son père, un communiste espagnol exilé en France à la fin de la guerre civile. Elle doit alors quitter Arles, la ville de son enfance, pour s'installer à Paris chez son frère Pablo, de vingt ans son aîné. Elle découvre qu'il vit dans l'opulence et semble se livrer à des activités douteuses... Mais Pablo abandonne très vite son rôle de tuteur et laisse Inès seule face à des désirs et des idéaux dont elle n'est soudain plus si sûre. Elle parcourt les rues de Paris, l'Andalousie de ses origines, le Mexique et finalement les États-Unis, où la conduit son improbable rencontre avec un célèbre musicien. Avec causticité, mais toujours avec amour, Inès s'interroge sur les personnages mystérieux, héros ou hors-la-loi, d'un roman familial dont elle sait finalement peu de chose.

Écrit au présent immédiat de la vie qui se déroule mais hanté par le passé, Les treize desserts est une chronique d'initiation sensible, tour à tour grave, lyrique et cocasse, qui nous plonge dans le désordre d'une existence traversée par les éclats d'une enfance lumineuse.



Avis :



C'est un livre coup de coeur que je vous présente ici : attirée par le titre, j'ai dévoré le premier roman de Camille Bordas et j'ai adoré cette lecture. De la Provence à Paris, de Paris au Mexique, du Mexique aux Etats-Unis, avec des passages par l'Espagne, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre le cheminement d'Inès, sa sortie de l'adolescence, à la recherche d'une place bien à elle dans la vie.


Sous la plume de Camille Bordas, les années s'écoulent, légères, fluides. Le texte est écrit entièrement au présent, ce roman sonne juste, l'histoire est fluide malgré le temps qui passe et pèse.


A plusieurs reprises, je me suis retrouvée dans le texte, à quelques kilomètres près. Je ne résiste d'ailleurs pas à vous en livrer un extrait, très évocateur pour moi :


"Pourtant, je ne me sens jamais autant chez moi que lorsque je vois se dessiner à ma gauche, sur l'autoroute, le premier d'une longue série de taureaus Osborne, silhouette sombre, majestueuse, découpée dans le ciel carbone. Il marque mon entrée en Andalousie, où je suis à ma place. C'est de là que je viens. Pas d'un salon aux murs blanc cassé du cinquième arrondissement de Paris, mais de la poussière soulevée par les taureaux du Sud dans des arènes au parfum de sang et d'urine, d'alcool et de sueur, emplies des cris primaux de spectateurs à la tête haute."


Un jeune écrivain, à suivre et à conseiller sans hésitation !

Un petit coup de pouce à Capornote et un concours


L'arbre à capornote ouvre sa boutique et fête cette ouverture par un concours. A gagner : Une surprise ! Participation jusqu'au 9 novembre




Un concours Look at Emy


Pour fêter ses 50 membres, Look at Emy vous offre une création Hana to Tori ! Magnifique, comme toujours...
Concours jusqu'au 31 octobre.


Un concours Les créations de Justine


Justine fête ses 2000 fans par un concours qui fera 4 heureuses.

Tirage au sort le 22 octobre. Toutes les infos sur : Les créations de Justine


Un concours chez Perle Cristal

Une surprise gourmande à porter au poignet à gagner chez Perle Cristal !
Participation jusqu'au 22 octobre à minuit.

Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté de Michèle Fitoussi



Un tout grand merci à Blog-o-Book et aux Editions Grasset qui m'ont, dans le cadre d'un partenariat, permis de découvrir ce livre et ce personnage qui n'était jusque là pour moi qu'une marque luxueuse de cosmétiques.

La note de l'éditeur :



Avant d'être une marque de cosmétiques, Helena Rubinstein eut un destin. Et quel destin, quelle incroyable aventure ! On connaissait la milliardaire couverte de bijoux peinte par Dali ou Picasso, l'impératrice de la beauté qui transforma l'image de la femme en lui tendant le miroir de la jeunesse éternelle, la travailleuse acharnée qui parcourait la planète au pas de charge, s'arrêtant à peine dans l'une de ses sublimes demeures, mais savait-on que cette "Hearst à l'échelle féminine" fut d'abord une petite polonaise ? Née en 1872 dans le quartier juif de Cracovie, aînée d'une famille de huit filles, Helena sut dire non aux conventions. Elle resta libre et sut imposer sa vision. De l'Australie où elle s'exila à l'âge de 24 ans, pionnière des soins de beauté, à New York où elle mourut princesse cosmopolite à 93 ans, la vie d'Helena Rubinstein fut un roman. Un roman où se croisent tous les talents de l'époque, de Poiret à Chanel en passant par Louise de Vilmorin, une saga éblouissante, faite de krachs boursiers et de chagrins d'amour, de drames conjugaux et de diamants croqués.

Sous la plume vive de Michèle Fitoussi, Helena Rubinstein est l'illustration en actes d'un siècle de conquêtes pour les femmes, par les femmes : "Si je ne l'avais pas fait, d'autres que moi l'auraient fait".

Avis :

C'est en appréciant le travail de Michèle Fitoussi que j'ai posé ma candidature pour lire cet ouvrage : j'avais beaucoup aimé "Le dernier qui part ferme la maison" et j'étais emballée à l'idée de découvrir un autre de ses livres. Mes espoirs n'ont pas été déçus et j'ai découvert un personnage hors du commun et un récit captivant, d'une lecture agréable. Le livre fourmille de citations et d'exemples, il est soigneusement étayé de nombreuses références historiques, le texte est émaillé de termes en yiddish ou en anglais, ce qui le rend d'autant plus vivant.

Si l'héroïne ne m'était pas vraiment sympathique (j'avoue ne pas partager du tout ses choix de vie), je n'ai pu m'empêcher d'admirer sa tenacité, son courage, son culot. C'est le portrait d'une self-made woman, avant l'heure, que nous dresse ici Michèle Fitoussi et j'ai beaucoup apprécié cet aspect du livre : l'histoire d'une réussite envers et contre tout, à commencer par l'idée hautement improbable, à l'époque, qu'une femme puisse se lancer dans le monde des affaires... J'ai été un peu étonnée de découvrir que le marketing était déjà si présent au début du siècle passé et qu'il n'avait pas de secrets pour Madame. A titre d'exemple, le soin qu'elle porte au choix de ses toilettes et à son image de marque : "Chaque dépense d'Helena profite à Rubinstein."

En conclusion, le récit d'une réussite implacable : une lecture agréable et captivante !

lundi 18 octobre 2010

Un concours chez Mille et une pages


A l'occasion de la sortie du livre Damnés de Lauren Kate, les éditions Bayard jeunesse et Mille et une pages vous proposent de remporter 3 exemplaires de ce roman.
Intéressés ? Par ici

mardi 12 octobre 2010

Signoret, une vie d'Emmanuelle Guilcher


C'est un partenariat entre Blog-o-Book et les éditions Michel Lafon qui m'a offert l'occasion de diversifier un peu mon genre de lecture : je ne suis pas habituée des biographies mais lorsque cette opportunité s'est présentée, j'ai de suite tenté ma chance.

Amatrice de -bon- cinéma français, il me plaisait de découvrir cette grande actrice, personnage incontournable du genre. Un grand merci à Blog-o-Book et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !



Note de l'éditeur :

Vingt-cinq ans après sa disparition, Simone Signoret reste irremplacée et irremplaçable.

Emmanuelle Guilcher n’a cessé de l’admirer dès son adolescence : « J’avais treize ans et toute l’audace des jeunes filles timides persuadées que le monde leur appartient si elles désirent lui appartenir. Simone Signoret me fascinait. J’ai décidé de lui écrire comme à quelqu’un qui m’était familier. Simone a répondu… »

Par la suite, Emmanuelle Guilcher a nourri sa passion pour cette femme, rencontrant ceux qui l’ont fréquentée, célèbres ou non. Après avoir recueilli plus de cinquante témoignages inédits, passé des heures à visionner de nouveau tous les films qu’elle a pu retrouver et enquêté durant dix ans sur les lieux foulés par les pas de son icône, elle retrace son parcours. Des ses débuts de comédienne dans la France occupée à la rencontre de sa vie avec Yves Montand, de Casque d’or à la Madame Rosa de La Vie devant soi, de l’oscar à « l’affaire Marilyn », de l’artiste à l’écrivain, elle relate les épreuves et les choix de cette femme engagée dans les grands combats de son temps, d’une « actrice dans son époque, un témoin sans pareil d’un demi-siècle fécond ».



Avis :


Emmanuelle Guilcher nous dresse dans cette biographie un portrait très complet de Simone Signoret : nous la découvrons, tour à tour, enfant, étudiante fréquentant le Flore, actrice débutante, femme amoureuse, militante, écrivain ...


L'ouvrage est bien écrit, agréable à lire, il mêle intelligemment les propos de l'auteur et les témoignages de proches, célèbres ou non. Il laisse également la parole à Simone Signoret elle-même via des extraits de ses mémoires, d'entretiens ou d'émissions. A l'occasion, c'est son alter ego, Yves Montand, l'homme de sa vie qui nous livre ses souvenirs et apporte "sa version des faits" pour enrichir le texte, lui donner un peu de vivacité et d'émotion.


Chacune des périodes de la vie de Signoret est mise en perspective, de façon magistrale, dans le contexte de l'époque : Emmanuelle Guilcher fait la part belle à l'Histoire afin de permettre au lecteur d'appréhender pleinement les événements décrits et nous livre ainsi le fruit d'un impressionnant travail de recherches.

Je voudrais également souligner une autre qualité de ce livre : tout au long de son texte, l'auteur ne tombe jamais dans le sensationnel. Elle nous livre le récit de la vie d'une personnalité célèbre, bien intéressante certes, mais réussit le tour de force de rester dans le registre de la sobriété et de ne jamais tomber dans le sulfureux. Le lecteur à la recherche d'anecdotes croustillantes sortira forcément désappointé de cette lecture. Dans le même ordre d'idées, si ce ouvrage est abondamment illustré "littérairement", les photos sont plutôt rares, si ce n'est les quelques pages centrales, et les amateurs du genre pourraient être déçus.

Pour ma part, j'ai pris beaucoup de plaisir à partager, grâce à cet excellent livre, la vie d'une comédienne et d'une femme d'exception.

lundi 11 octobre 2010

Le square des héros d'Eva Kavian





La note de l'éditeur :
« Si maman n’écrit plus, c’est moi qui vais raconter le point de vue des enfants de la rue des Déportés. “Ce n’est pas que je n’écris plus, c’est qu’il est impossible d’écrire avec des enfants dans les pieds.” Et qu’est-ce que je devrais dire, moi ? À l’école, dans le quartier et à la maison, je n’ai que ça : des enfants dans les pieds. Sans parler des adultes. Parce qu’ici, on est sur nos gardes : chaque jour, des mères désespérées tuent leurs enfants avant de se suicider. Elles ont tout ce qu’il faut pour ça : pas assez d’argent, trop de travail, des enfants à qui il faut payer des appareils dentaires, pas d’homme à la hauteur… »
Léa, douze ans, décide d’écrire un roman. Elle prend le relais pour raconter, avec le point de vue savoureux d’une petite fille pas tout à fait ordinaire, la drôle de vie des gens qui l’entourent, un an après les événements relatés par sa mère dans Le Rôle de Bart.

« Regarde autour de toi », lui recommande cette dernière, qui, tout au long du roman, donnera sur l’art d’écrire des conseils aussi utiles au lecteur qu’à sa fille.

Un roman d’aujourd’hui, humoristique et émouvant, où des femmes élèvent seules leurs enfants et se soutiennent mutuellement dans une petite ville de province. Comment (sur)vivre en ces temps déboussolés ? Eva Kavian, par la voix d’une petite fille craquante, donne ici quelques clés à ne pas perdre !

Avis :

Le square des héros est un petit roman bien sympathique, très agréable à lire.

Léa, la narratrice, est une petite fille de douze ans qui veut devenir une star et a décidé, dans ce but, de développer ses dons en écriture. Elle veut donc écrire un livre et suit les conseils de sa maman, Eva, écrivain en pause, dans laquelle on reconnaît l'auteur Eva Kavian.

Léa profite des vacances scolaires pour tenir la chronique -mouvementée- de son quartier, peuplé presqu'exclusivement de mères célibataires et de leurs enfants. Les générations se côtoient dans un joyeux chahut et se mélangent au petit bonheur. Lorsque les enfants découvrent une famille cachée dans le voisinage, vivant dans le dénuement le plus total, tous, grands et petits, se mobilisent et Léa tient l'intrigue de son roman.

Les réflexions de Léa donne à ce livre un petit côté tendre, humoristique, parfois décalé sur la vie de sa famille et ses amis. Une vrai lecture plaisir !

A mon tour...

... de vous livrer mes secrets les plus sombres : pour une fois, ce n'est pas un livre qui sera abordé dans ce billet.

J'ai, en effet, été tagguée par MamaFunky et je dois donc dévoiler "5 choses inavouables"...

  • Je suis une incroyable frileuse. En hiver, pour dormir, je superpose. Là, le temps est encore doux mais je ne vais pas tarder à ressortir mes chaussettes norvégiennes!


  • Je souffre de procrastination... Vous n'imaginez pas le nombre de fois où je me suis dit que j'écrirais bien ce billet demain !


  • Au cinéma, je pleure comme un bébé. Dernière effusion en date, Toy Story 3 : j'étais effondrée en voyant Andy obligé de se séparer de ses jouets ... Par contre, je ris aussi beaucoup mais il paraît que je ris en décalage de toute la salle, ce qui n'arrange pas davantage mon homme!


  • Je suis accro aux sucreries et bonbons en tout genre : quand je commence, difficile de m'arrêter... jusqu'à ce que je sente une migraine pointer le bout de son vilain nez. Résultat : j'essaye de ne pas commencer!


  • Je suis une anxieuse hors catégorie : je me fais des films à propos de tout et de rien, une horreur ! Un exemple parmi tant d'autres : si je participe à un swap, j'imagine que mon colis se perd au bout du monde, que le livreur ne trouve pas ma swappée, que ...

Ouf, c'est fini ! Je passe la main...

vendredi 8 octobre 2010

L'arme du silence de Sonia Elbèze



C'est grâce à un partenariat organisé par Blog-o-Book et Arcadia Editions que j'ai pu lire ce livre, je les en remercie chaleureusement.

Note de l'éditeur :

Solène vient de fêter ses 33 ans. Une femme-enfant dans un monde où l’inconscient cache ses mystères. Entre ses amis, ses amours, les générations qui la précèdent et qui ont marqué sa vie, Solène croit tout connaître de son univers.

Alex, son confident, son ami, son amour interdit détient un terrible secret. Un beau matin, Solène découvre la cruelle vérité. Face à son nouveau miroir, elle comprend enfin d’où viennent ses doutes, ses cauchemars et ses peurs.

À tous ceux qui croient que la vie est
un hasard où l’on perd son chemin…


Avis :

Ce n'est pas exactement sous les meilleurs auspices que ma rencontre avec Sonia Elbèze et les personnages de son premier roman s'est déroulée : en rupture de stock, l'éditeur nous a expédié un manuscrit en lieu et place du livre. Résultat des courses : des pages reliées avant correction, apparemment, et où les fautes foisonnent...

Je n'ai pas vraiment réussi à entrer dans l'histoire de Solène, de ses hommes et de ses amies : le début de l'histoire m'a semblé chaotique, je n'arrivais pas vraiment à m'y retrouver entre tous ces personnages. Difficile de les différencier puique tous (les personnages masculins, du moins) partagent ou ont partagé l'amour de Solène...

Autre point commun : tous les personnages sont empêtrés dans une vie qu'ils compliquent à souhait ! Ils sont coincés entre plusieurs amours, coincés par les mensonges aux amis, à la famille, coincés par des grossesses indésirables et les "enfants dans le dos" ... Dans ce chaos sentimental, leurs doutes, leurs tergiversations ne m'ont pas vraiment émue. Les seuls qui me semblent dignes de compassion sont justement ces enfants non désirés, privés de l'amour d'un père et sur une centaine de pages, ils sont plutôt nombreux ...

Quant à l'intrigue annoncée par la quatrième de couverture, le secret qui pèse sur la vie de Solène et explique ses errances, le lecteur l'attend tout au long du livre et il prend finalement bien peu de place dans l'ouvrage.

Je sors donc déçue de la lecture du premier roman de Sonia Elbèze, malgré les richesses que l'intrigue pouvait laisser supposer.

jeudi 7 octobre 2010

La face cachée du vin de Laurent Baraou et Monsieur Septime


C'est doublement motivée que j'ai posé ma candidature au partenariat organisé entre Blog-o-Book et François Bourin Editeur. Avant d'aller plus loin, un grand merci à eux pour cette lecture bien intéressante. Comme beaucoup d'entre nous, j'apprécie un verre de vin, sa convivialité, son partage, ... Rien de bien original jusqu'ici ! Ensuite, en tant que professeur de marketing, j'ai eu l'occasion de visionner avec mes étudiants Mondovino de Jonathan Nossiter et l'état des lieux dressé alors (en 2004) sur la situation du vin dans le monde m'avait passablement interpellée. Ce partenariat me donnait donc l'occasion de faire le point sur la question. J'ai alors répondu "Présent ! " au quart de tour...


La note de l'éditeur :
Le vin est un produit vivant. Il est l’expression d’un terroir et le reflet du travail des vignerons. Pourtant, en à peine cinquante ans, il a quitté le domaine du vivant pour devenir un produit industriel : aseptisé, stable dès sa mise en bouteille et consommable immédiatement. Dans les rayons des hypermarchés, stocké à la verticale, le vin ne craint plus ni la chaleur, ni la lumière.

La chimie a fait des miracles pour répondre aux besoins de sociétés commerciales souhaitant un produit stable et uniforme. Seul le marketing compte. Et c’est bien là le paradoxe : tandis que l’on a essayé de créer une dynamique qualitative par le biais des AOC, l’industrie alimentaire s’est engouffrée dans les failles du système, l’étiquette prenant le dessus sur le vin, et le contenant sur le contenu.

Pourtant, tous les vignerons n’ont pas cédé à cette facilité. Et on assiste aujourd’hui au renouveau de certains petits vignobles et de vins de table aux qualités et aux spécificités étonnantes. Ce sont eux que La Face cachée du vin souhaite vous faire découvrir… pour le plaisir.

Avis :

C'est une conclusion en deux temps, également, que je dois rédiger en refermant cet ouvrage.

D'une part, les auteurs dénoncent les dérives auxquelles le marketing et les impératifs du marché mènent les viticulteurs : homogénéisation des goûts, culture d'une image de luxe au détriment de la qualité, distribution inadaptée au produit, ...

D'autre part, le constat dressé par Laurent Baraou et Monsieur Septime risque de faire passer le goût du vin à Bacchus lui-même ! Le viticulteur s'est transformé en petit chimiste et des substances aussi diverses que nocives semblent être devenues indispensables tout au long "du processus de fabrication" : pour repousser les maladies et les indésirables, pour obtenir une robe de couleur rubis, pour donner au vin ce petit goût de framboise ou de banane si recherché, pour assurer la conservation du divin breuvage dans les linéaires, ...

Je pense néanmoins que ce constat désolant n'est pas le message à retirer de cet ouvrage : les auteurs concluent en présentant quelques viticulteurs irréductibles, producteurs de vin naturel, adeptes de qualité et de saveur.

" Dans le vin naturel, il y a la force de la vie, comme dans les vignes dont il est issu. Le vigneron qui s'engage dans une démarche organique et naturelle préserve ses vins de la stérilité due aux traitements oenologiques et phytosanitaires, qu'il épargne aussi à ses vignes, au risque de perdre gros quand les éléments sont contre lui."

Ces 44 vignerons montrent qu'une autre voie est possible, que le vin peut encore être associé au respect du consommateur, de la nature, qu'il peut toujours être un produit de qualité, synonyme de plaisir et convivialité.

Un ouvrage à ne pas réserver aux seuls amateurs de vin !

vendredi 1 octobre 2010

Mots d'excuse de Patrice Romain

C'est dans le cadre d'un partenariat organisé, à l'occasion de la rentrée des classes, par Blog-o-Book et
François Bourin Editeur que j'ai lu ces Mots d'excuse.

Etant professeur, je n'ai pas pour autant l'habitude des relations entre parents et enseignants : mes étudiants sont adultes et justifient leurs absences eux-mêmes !

Le sujet de ce livre m'a donc intéressée immédiatement, histoire de découvrir une facette du métier qui m'est étrangére.



Note de l'éditeur :




Mots d'excuse, les parents écrivent aux enseignants
Retards, absences, chicaneries entre élèves, difficultés scolaires, contestations de notes, poux... Les occasions d'échanges épistolaires ne manquent pas entre les parents et les maîtres de leurs “chères têtes blondes”. Durant vingt ans d'enseignement, l'auteur a soigneusement sélectionné les mots des parents d'élèves, tous plus authentiques les uns que les autres.

Tour à tour pittoresques, drôles, émouvants, tristes ou encore pleins de bonne et/ou de mauvaise foi, ces mots, au-delà des fautes d’orthographe et de syntaxe, au-delà des reproches ou des louanges, reflètent avec une justesse stupéfiante notre société et ses relations humaines en général, les rapports compliqués qu’entretiennent aujourd’hui plus que jamais parents et enseignants.

Avis :

J'ai passé un bon moment avec ce recueil : c'est un ouvrage qui se lit rapidement, facilement, les différents sujets sont classés par chapitre, le livre en lui-même est de belle présentation.

Les différents mots repris par l'auteur, directeur d'école, sont tour à tour cocasses, tragiques, surprenants... J'ai trouvé le chapitre à propos de la contestation des notes particulièrement savoureux ! Un de mes extraits préférés:

"Monsieur,

Cela fait quatre fois que ma fille est absente et cela fait quatre fois que vous me demandez un mot d'excuse. Je crois savoir que vous n'avez pas d'enfant. C'est sans doute la raison pour laquelle vous vous acharnez ainsi ! J'excuse donc une nouvelle fois Bénédicte.

Salutations distinguées"

Passé le simple plaisir de cette amusante lecture, ces Mots d'excuse donnent parfois une image édifiante de la place de l'enseignant dans la société ! Mieux vaut donc en rire...

Un grand merci à Blog-o-Book et à François Bourin Editeur pour cette agréable découverte.