"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

dimanche 25 juillet 2010

Nez de chien d'Attilio Veraldi

Présentation de l'éditeur :

" Naples, 1970, la guerre entre factions rivales de la Camorra bat son plein.
Les assassinats ne se comptent plus, la violence semble échapper à toute logique et parfois à la compréhension même des acteurs. " Pour Ciro Mele, surnommé " Nez de chien ", un tueur à gages qui chérit par-dessus tout sa puissante moto, il faudra l'aide du " Professeur " pour comprendre pourquoi il se trouve en ligne de mire d'un groupe de camorristes armés de crochets de fer et bien décidés à l'éliminer, tandis que se déroule une série de vengeances impitoyables, dans ce milieu où le plus petit soupçon de trahison suffit à justifier une exécution.


Dans ce roman où Naples est un personnage à part entière avec ses labyrinthes de rues étroites, de quartiers détruits par le tremblement de terre, de banlieues sordides, Veraldi dresse un décor d'une criante vérité. Magistralement conduit sur le plan du suspense, ce livre dur, drôle, tendre, brillant, n'est pas seulement un bon polar mais aussi un pamphlet dénonçant les horreurs d'une ville gangrenée par la corruption et la violence.
Un roman d'une actualité toujours brûlante.

Avis :

Ce roman nous plonge, aux côtés de Nez de Chien, Ciro Mele, un jeune tueur à gages des quartiers de Naples, au coeur des vengeances au sein de la Camorra. Blessé et poursuivi par de mystérieux tueurs, il se réfugie auprès d'une amie d'enfance et fait une tentative désespérée pour changer de vie.

Je n'ai pas vraiment réussi à accrocher au récit; d'entrée de jeu, l'histoire m'a semblé compliquée et je n'ai pas vraiment réussi à démêler l'écheveau des relations entre les différents personnages. Je reconnais pourtant que le texte est bien écrit et le sujet intéressant; néanmoins, pour moi, la magie n'a pas opéré...

jeudi 22 juillet 2010

La tribu des Français vue par des Papous de Marc Dozier


C'est non seulement un livre coup de coeur que je vous expose aujourd'hui mais également un fantastique projet. Ce magnifique ouvrage, abondamment illustré et commenté par Marc Dozier, retrace les péripéties de deux Papous, Polobi Palia et Mundiya Kepanga. Ces deux voyageurs, originaires de la tribu Huli, ont entrepris, grâce à la complicité de leur ami Marc Dozier, de visiter la France pendant plusieurs mois.


Ce livre nous les présente donc dans le métro, à l'Assemblée Nationale, chez le coiffeur, en haut de la Tour Eiffel, au Moulin Rouge, à la montagne... Chaque visite est l'occasion de commentaires savoureux et empreints de philosophie sur le monde moderne et notre manière de vivre occidentale ! Des photos superbes, une lecture amusante et qui donne à réfléchir...


Ce voyage a fait l'objet de nombreux reportages et a notamment été exposé dans le cadre d'Exploration du Monde où le film était présenté par Mundiya, qui se prêtait volontiers au jeu des questions. A l'avenir, les explorateurs envisagent un tour du monde en partant à la découverte du patrimoine bâti et culturel de l'Humanité.

mardi 20 juillet 2010

Un concours au Petit Pas Radis




A gagner un masque de nuit Liberty, adorable !

mercredi 14 juillet 2010

Sous les bruyères de Belinda Bauer




Le mot de l'éditeur :

Un angoissant jeu du chat et de la souris entre un gamin de douze ans et un tueur en série.

Steven n'a que douze ans et pourtant, il entretient une relation épistolaire avec un tueur en série... C'est le seul moyen qu'il a trouvé pour en finir avec cette histoire familiale qui lui empoisonne l'existence.

Car Steven en a assez de creuser la lande à la recherche du corps de son oncle Billy, disparu à peu près au même âge que lui. Persuadé que sa mère et sa grand-mère ne parviendront jamais à faire leur deuil, il entre en contact avec Arnold Avery, incarcéré pour le meurtre de plusieurs enfants dans la région à la même période. Pour Steven, Billy est forcément tombé entre ses griffes. C'est bien pour cela qu'il lui écrit une lettre énigmatique destinée à piquer sa curiosité. Et le stratagème fonctionne ! Le détenu lui répond, et tous deux instaurent une correspondance codée, afin de tromper la vigilance des gardiens.

Mais Steven n'imagine pas dans quel engrenage il a mis le doigt. Car Arnold Avery n'est pas seulement un meurtrier rusé et sans scrupules, il est aussi joueur et s'ennuie depuis beaucoup trop longtemps dans sa cellule...

Avis :

Dans son premier roman, Belinda Bauer réussit à mettre en place un suspense qui ne cesse de croître au fil des pages. L'angoisse est palpable et il est difficile de lâcher ce livre avant d'en connaître la fin : il m'a tenue éveillée une bonne partie de la nuit tant il m'était impossible de le refermer avant le dénouement.

Le début du livre met en place les protagonistes de l'histoire : Steven et sa famille marquée par la disparition de l'oncle Billy, Avery le tueur d'enfants et ses pulsions sordides. Peu à peu, l'auteur campe le décor et construit l'intrigue dont je ne dévoilerai rien de plus, afin de ne pas gâcher le suspense. A chaque instant, on a envie de mettre en garde Steven, de le protéger du danger, de le retenir. Un thriller très bien construit et magnifiquement efficace !

mardi 13 juillet 2010

L'arche part à huit heures d'Ulrich Hub




Le roman :



Sur la banquise, trois pingouins (deux grands et un petit) s’interrogent. Dieu existe-t-il ? Voit-il vraiment tout ? Est-ce vrai qu’il édicte des règles et qu’il se fâche tout rouge si on ne les respecte pas ? Et surtout, pourquoi a-t-il provoqué le déluge, qui menace aujourd’hui toute vie sur terre ? Le seul espoir réside en Noé, qui a choisi de sauver les espèces vivantes sur une arche qui pourra résister au cataclysme. Il n’y a qu’un problème : seuls deux représentants de chaque espèce sont admis sur l’Arche. Les deux pingouins choisis par la colombe messagère ne peuvent pas se résoudre à abandonner leur ami sur la banquise. Ils le passent en fraude dans une valise. Et leur débat métaphysique se poursuit sur l’Arche...
Les craquantes illustrations de Jörg Mühle renforcent la richesse de ce petit roman, intelligent et indispensable.




Avis :


L'arche part à huit heures est un petit roman sympa et amusant : les péripéties de ces pingouins sont passionnantes. Vont-ils réussir à embarquer à trois sur l'arche de Noé, vont-ils parvenir à duper la vigilance de la colombe messagère, débordée ?

Ce récit est plein d'humour et de tendresse, il pose des questions existentielles mais laisse le lecteur libre d'y apporter ses propres réponses. Grands et petits (nous l'avons testé en famille ;-) ) y accrochent jusqu'à la fin désopilante !








lundi 12 juillet 2010

Saigon-Hanoï de Cosey



Cette bande dessinée est un petit bijou : elle met en scène deux personnages qu'a priori tout sépare, Felicity, une jeune fille de onze ans et un vétéran du Vietnam. C'est l'histoire d'un coup de fil, au cours du réveillon de nouvel an, en plein hiver, dans la campagne américaine enneigée.


Coincée seule à la maison, Felicity cherche à se distraire et appelle au hasard un numéro de l'annuaire. C'est le début de sa conversation avec Homer qui s'apprêtait à regarder un reportage sur le Vietnam. Tous deux vont alors regarder ce reportage, tout en conversant par téléphone.


Un album magique, un véritable coup de coeur !

Seul dans la nuit de T. Jefferson Parker

Présentation du livre :

Défiguré à vie, à l'âge de neuf mois, par un père indigne qui lui a projeté au visage un verre de vitriol, il perd à vingt-quatre ans l'homme qui l'a adopté, abattu sous ses yeux alors qu'il était censé lui servir de garde du corps. Un personnage bien mystérieux que Will Trona : politicien en vue, il prétendait ne rien cacher à Joe. Et pourtant... Le jeune homme, décidé à faire payer les assassins, va découvrir que Will lui a laissé en héritage la plupart de ses amis, mais aussi les plus virulents de ses nombreux ennemis. Joe a intérêt à faire rapidement le tri, car certains individus semblent bien pressés de l'aider à rejoindre ce père qui lui manque tant. Et, comme si cela ne suffisait pas, voilà que son autre père, l'homme au vitriol, reprend contact avec lui. Il ne veut pas mourir sans avoir obtenu le pardon de son fils... Joe ne sait plus où donner de la tête. Heureusement, il y a June, la jolie animatrice de la radio, qui ne semble pas rebutée par sa cicatrice...

Avis :

Joe Trona, surnommé Acid Baby par la presse, s'en veut de n'avoir pas pu protéger son père adoptif et cherche à le venger en trouvant ses assasins. Parallèlement à cette enquête, il doit également affronter le père qui l'a vitriolé bébé et qui cherche à obtenir son pardon.

On prend plaisir à suivre l'enquête de Joe, dans sa quête de la vérité. On ressent ses remords, ses incertitudes, sa difficulté à livrer la vérité à sa mère adoptive : ce qu'il découvre lui donne une image de son père en décalage avec ses certitudes... et on se réjouit de voir la lumière entrer dans sa vie en la personne de June. Un polar envoûtant et dense !

jeudi 8 juillet 2010

L'empreinte de la justice d'Edith Ngaio Marsh




Dans un petit village de la campagne anglaise, l'Honorable Harold Lacklander décède. Un peu avant sa mort, il a confié ses mémoires au colonel Carterette et l'a chargé de les publier. Quelques jours plus tard, le colonel est retrouvé assassiné...

Ngaio Marsh nous dresse ici une énigme digne d'Agatha Christie, le lecteur relèvera de nombreux points communs : la campagne anglaise, des personnages typiques au passé chargé de secrets, les policiers, héros récurrents, ... Un ouvrage classique et efficace.

Kétala de Fatou Diome



Quatrième de couverture :

Lorsque quelqu'un meurt, nul ne se soucie de la tristesse de ses meubles.
Que restera-t-il de nous ? Peut-être des souvenirs, magnifiés, interprétés, réinterprétés ou, pire, falsifiés. Inanimés, nos meubles, nos habits, nos objets familiers jalonnent le sillage de notre vie. Ils sont les témoins silencieux de nos joies et peines. Pourtant, lorsque quelqu'un meurt, nul ne se soucie de la tristesse de ses meubles. Le Kétala, le partage de l'héritage, disperse tout ce que possédait celui ou celle qui n'est plus. Attristés par leur séparation imminente, des meubles et divers objets cherchent un moyen d'éviter l'éparpillement des traces de Mémoria, leur défunte et aimée propriétaire. Masque propose à ses compagnons d'infortune une stratégie fondée sur la parole : «Je viens d'une civilisation où les hommes se transmettent leur histoire familiale, leurs traditions, leur culture, simplement en se les racontant, de génération en génération [...] Comme nous ne pourrons pas empêcher les humains de nous disperser, je propose que chacun de nous raconte aux autres tout ce qu'il sait de Mémoria. Ainsi, pendant les six nuits et les cinq jours qui nous séparent du kétala, nous allons tous, ensemble, reconstituer le puzzle de sa vie [...] On ne peut pas toujours emmener les siens avec soi, mais on part toujours avec sa mémoire.» Écrit dans une langue belle et musicale, Kétala est un roman virtuose.

Mon avis :

D'entrée de jeu, le lecteur se rend compte que Kétala est un livre à part : en effet, l'histoire de ce livre nous est contée par des objets, meubles, bijoux, ... A la mort de Mémoria, sa famille s'apprête à se partager l'héritage au cours du Kétala et les objets refusent d'effacer ainsi les souvenirs de leur propriétaire. Ils vont donc, tour à tour, nous raconter la vie de la jeune femme, du Sénégal de son enfance à son passage en Europe.

On y découvre tout à la fois les cultures et croyances africaines et la difficile acclimatation à la vie occidentale. Le récit est agréable à lire, il recèle d'images souvent cocasses et on prend plaisir à entretenir, au fil du récit des meubles, le souvenir de Mémoria.

mardi 6 juillet 2010

Je suis une gourmande...


... et j'ai donc décidé de vous présenter Crèmes et châtiments, Les recettes délicieuses et criminelles d’Agatha Christie, un ouvrage d'Anne Martinetti et François Rivière.


Il s'agit d'un livre magnifique qui m'a été offert à l'occasion de mon anniversaire et qui combine admirablement deux de mes passions : les livres d'Agatha Christie et la cuisine.
Les amateurs se rappelleront que, dans les romans d'Agatha Christie, la gastronomie joue un rôle important. En effet, il arrive fréquemment que l'arme du crime y soit administrée à l'aide d'une tasse de thé ou d'une part de cake.


Poisons mis de côté, ce livre reprend les plats, desserts et autres gourmandises qui jalonnent les ouvrages de la reine du crime. Il est abondamment et magnifiquement illustré et, cerise sur le gâteau, chaque recette est agrémentée d'un extrait du livre qui lui a donné son heure de gloire.
Un excellent ouvrage à ne surtout pas réserver aux amateurs de cuisine !


lundi 5 juillet 2010

Vous manquez de tenue, Archibald ! d'Exbrayat

Résumé : En épousant Sir Archibald Lauder, Ruth Trusksmore oublie de lui révéler son appartenance au MI5. Mis au courant, le baronnet s'entête à suivre sa femme parce qu'elle est sa femme, et comme il ne croit pas les histoires qu'elle lui raconte, il parle à tout le monde de ses aventures, y compris aux policiers ! Cette invraisemblable attitude va provoquer, pour le plus grand bonheur de tous, une cascade d'événements tout à fait inattendus.

Mon avis : Avec ce livre, Exbrayat nous propose un excellent roman policier, à la fois drôle et captivant. J'avoue avoir toujours beaucoup aimé les romans d'Exbrayat, mon mari moins... Je m'explique : en cause, mes fous rires en lisant.

J'ai toujours adoré les policiers humoristiques d'Exbrayat et celui-ci m'a beaucoup plu également. Le personnage d'Archibald est désarmant de naïveté et de maladresse, il cherche à protéger à tout prix son épouse qui se demande si elle a fait le bon choix en l'épousant. Et bien sûr, la fin nous réserve une surprise de taille. Mais chut...

vendredi 2 juillet 2010

La nostalgie de l'ange d'Alice Sebold


Quatrième de couverture


Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie. Assassinée à l'âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973.

« Mon prof préféré était celui de sciences naturelles, Mr. Botte, qui aimait faire danser les grenouilles et les écrevisses à disséquer dans leur bocal paraffiné, comme pour leur rendre vie. Ce n'est pas Mr. Botte qui m'a tuée, au fait. Et ne vous imaginez pas que tous ceux que vous allez croiser ici sont suspects. C'est bien ça le problème. On n'est jamais sûr de rien... C'est un voisin qui m'a tuée. »

Susie est au Ciel, et pourtant son aventure ne fait que commencer...


« Un roman sans limites : on le commence, on oublie tout, et c'est encore mieux qu'au cinéma... » Yann Queffelec



« Un roman fantastique... Un chef-d'oeuvre insolite et poignant. » Gilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef de Paris-Match



« La Nostalgie de l'Ange est une des expériences de lecture les plus étranges que j'ai faite depuis longtemps, et aussi des plus mémorables... Un chef-d'oeuvre d'imagination et un hommage au pouvoir apaisant de la douleur. » Michael Chabon



Qualifié de « livre de la décennie », acclamé par toute la critique, en tête des listes des meilleures ventes depuis sa parution, La Nostalgie de l'Ange est le livre phénomène de l'année aux États-Unis. Né d'une ancienne et douloureuse expérience - Alice Sebold a été victime d'un viol à l'âge de dix-huit ans -, ce roman déjà traduit dans trente pays et vendu à plus de trois millions d'exemplaires connaît un extraordinaire destin partout dans le monde.


Avis :
Dans la nostalgie de l'ange, Alice Sebold nous invite à suivre Susie, violée et assassinée par un voisin, dans son paradis. De là-haut, elle suit la vie de ses proches qui doivent continuer à vivre, de ses amis, de son meurtrier, ...
Le récit ne se focalise pas sur la recherche de l'assasin mais plutôt sur ce qui donne son sens à la vie, la valeur d'une vie humaine, son importance et la douleur à la perte d'un être cher. Un roman sensible et agréable à lire malgré le sujet qui pourrait, de prime abord, rebuter...