"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut."
Cicéron

dimanche 14 mai 2017

Des fleurs en cuisine






Pour ce dimanche, les cuisines sont fermées : pas le cœur à festoyer.  

Les pensées des marmitonnes rejoignent Asphodèle dont le joli sourire est en peine en ce moment.

dimanche 30 avril 2017

Un mois au Japon : billet de clôture




Mai arrive et voici le moment des comptes pour le challenge Un mois au Japon de Hilde et Lou

En cuisine : 

Sushis

Dorayaki


Lectures

Hôzuki d'Aki Shimazaki

La fleur de l'illusion de Keigo Higashino

Hôtel Iris de Yôko Ogawa

Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa

Tsubaki d'Aki Shimazaki


Je reste sur ma faim car j'aurais voulu en faire plus mais mon emploi du temps ne me l'a pas permis...  

Au final : des lectures bien agréables, de jolies découvertes et surtout l'envie de continuer ce voyage.  En 2018 sans doute !




Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

samedi 29 avril 2017

Rendez-vous sous les cerisiers de Cendrine Genin et Nathalie Novi

Le résumé de l'éditeur : 

Septembre 1914, Henri est mobilisé. Restée au village, Marguerite l'attend. Ils s'écrivent. Leurs lettres font se croiser les mots tendres et les anecdotes de la vie quotidienne, cette vie qui continue, au village comme au front.

L'insouciance et la ferveur espiègle de leur amour fait peu à peu place au désarroi. La guerre résonne de plus en plus fort dans les lettres d'Henri et avec elle, la violence, le fracas, l'éloignement. 

Bientôt le silence s'installe...

Avis : 

Marguerite est grand mère et elle décide de se confier à sa petite fille à propos de sa grande histoire d'amour, celle qu'elle ne peut oublier et qui a marqué sa vie.  

Marguerite aime Henri et son amour est partagé mais la guerre viendra pourtant séparer les amoureux et c'est donc par lettres qu'ils se diront leur amour.  Au fil de cet échange, la relation évolue...


Ce superbe album relate une histoire d'amour, vive et poignante : les lettres d'Henri et de Marguerite sont intenses, elles disent le poids de l'absence mais aussi la triste réalité de la vie au front.  Le texte de Cendrine Genin est poignant et les illustrations s'y rattachent à merveille.  Elles apportent de la vie et montrent les sentiments contenus par la distance.


Un très bel album : fort et mélancolique !


jeudi 27 avril 2017

Tsubaki d'Aki Shimazaki


La présentation de l'éditeur :

Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d’abord à Tokyo, puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d’une vie familiale marquée par les mensonges d’un père qui l’ont poussée à commettre un meurtre. 

Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n’échappe à son destin. 

Avis 

A la mort de sa mère Yukiko, Namiko reçoit une lettre que cette dernière lui a laissée : elle y évoque ses jeunes années et surtout son adolescence à Nagasaki.  Yukiko revient sur les jours qui ont précédé le lancement de la deuxième bombe atomique, des jours douloureux où elle a, sans le vouloir, découvert les sombres secrets que cachait son père.

Dans ce premier roman du cycle, l'Histoire du Japon et l'histoire familiale de Yukiko se confondent : l'annonce d'une catastrophe plane sur la famille de Yukiko et des jours difficiles s'annoncent.  La jeune fille détaille sa vie durant la guerre, son travail à l'usine, son amitié avec le fils des voisins et les mensonges de son père.  Elle se livre également sur la difficile décision qu'elle a prise alors et qu'elle a tenue cachée jusque là.

Aki Shimazaki nous offre beaucoup de finesse et de douceur dans ce roman, malgré la rudesse du contexte, qu'elle soit historique ou personnelle.  Le texte est fluide, léger; l'histoire se parcourt vite et donne envie de se plonger dans le prochain tome, à la suite de Namiko.






Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

lundi 24 avril 2017

Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa


Le résumé de l'éditeur

« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges dont sont fourrés les dorayaki, des pâtisseries japonaises.

Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu'elle lui a fait partager.

Avis

Dans sa petite échoppe, Sentarô vend des dorayaki, des pâtisseries japonaises. Les jours passent, sans réelle conviction ni entrain.  Il accepte un jour d'embaucher une vieille dame pour l'aider et lui confie la préparation du an, la pâte dont il farcit les dorayaki.

Au delà d'une recette de cuisine, c'est une leçon de vie que lui prodigue Tokue en lui montrant comment préparer les haricots rouges.

Empreint de délicatesse, ce roman tourne autour d'une page cachée de l'Histoire du Japon et des plaisirs de l'existence.  De petits bonheurs à savourer comme la floraison de ces cerisiers qui bordent la petite boutique de Sentarô.

Les dorayaki servent de dénominateur commun entre les personnages du livre et leur permettent d'envisager l'existence sous un jour nouveau.  Un roman touchant et mélancolique !









Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

lundi 17 avril 2017

Hôtel Iris de Yôko Ogawa



La présentation de l'éditeur :

Mari et sa mère sont propriétaires de l’hôtel Iris. Modeste mais bien tenu, l’établissement est le plus souvent complet. Comme chaque soir, la jeune Mari tient la réception, l’hôtel s’endort paisiblement quand le calme des lieux est soudain troublé par des cris. Une femme sort de sa chambre en insultant l’homme qui l’accompagne. Mari est impressionnée par la scène, inconsciemment touchée par l’élégance et la distinction de ce vieillard accusé publiquement des pires déviances. Mais ce n’est que quelques jours plus tard qu’elle fera sa connaissance. Croisé dans un magasin, cet homme intrigue la petite. Curiosité ou attirance, elle va le suivre. Innocente ou très consciente de son effroyable beauté, la jeune ingénue entre dans l’arène du désir.

Les familiers de l’œuvre de Yôko Ogawa, virtuose du malaise, entrent cette fois dans une histoire d’amour sans limites, bien au-delà de l’atmosphère allusive qui imprégnait les livres précédents. Car entre la jeune réceptionniste et le vieux traducteur solitaire, le corps à corps n’est pas un jeu de dupes.

Avis :

Réceptionniste dans l'hôtel familial, Mari mène une existence un peu calme.  Un soir, tout l'hôtel est réveillé par les cris d'une femme traitant son compagnon de pervers.  Un scandale s'ensuit et le couple quitte l'hôtel rapidement.

Croisant l'homme en faisant des courses, Mari ressent une curieuse attirance et se met à le suivre.  Peu à peu, une étrange relation se noue entre la jeune fille et ce traducteur de cinquante ans son aîné débouchant sur une histoire d'amour malsaine.

Dans ce roman dérangeant, Yôko Ogawa dépeint une histoire qui prend naissance entre Mari et le traducteur : désir, pratiques extrêmes, curiosité ... animent ce couple hors du commun.  L'atmosphère est très réussie, trouble et envoûtante, à l'image de la jeune Mari qui joue avec le feu comme si de rien n'était.

L'auteur souffle le chaud et le froid, qu'il s'agisse de ses personnages et de leurs réactions ou encore des scènes où elle alterne calme trompeur et action violente.  Dans l'ensemble, je ressors de cette lecture un peu indécise, tout en louant le pouvoir de l'auteur à créer une atmosphère malsaine à souhait. 




Challenge Un mois au Japon avec Hilde et Lou

dimanche 16 avril 2017

Red velvet cake



Pas de Japon ce dimanche pour nous : un anniversaire à fêter avec un Red velvet cake et un fameux travail d'équipe.  Résultat un délicieux gros gâteau à la pâte joliment rouge et à la texture moëlleuse.





Pour découvrir les autres préparations de Syl  et sa brigade : chez  Asphodèle, Sandrion, Louise,  Syl, Hilde et Marion.  Joyeuses Pâques à tous !